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V. 2- IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE. sur Fr Sci Sociologie



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V. 2- IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE.



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V. 2- IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE.

    
Sujet: V. 2- IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE.
De: c.ba (l' arobase) skynet.be (isis)
Groupes: fr.sci.sociologie
Organisation: -= Belgacom Usenet Service =-
Date: 25. Nov 2009, 23:54:16

                                 L'IDEOLOGIE


            DE  LA  POPULATION  MIXTE  FRANCO-ALGERIENNE

                                  ---------------------------------------


                        L'idéologie a souvent exalté  l'union ou
l'indépendance des populations en préambule d'un nouveau projet de société.
Elle a, en revanche, moins intégré (signe des temps) la capacité des
populations  mixtes à rapprocher ou séparer leurs pays parentaux en ramenant
 leurs relations de toute nature à une plus juste pondération.

                      Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en
perspective du positionnement identitaire des mixtes est nécessaire,
particulièrement au croisement phare, en 2012, de l'élection présidentielle
française et du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne.

          Ainsi, dans le cas particulier de la population mixte
franco-algérienne, les rapports entre pays parentaux sont encore marqués par
la rupture brutale, en 62, d'une union plus que centenaire. Se sont ajoutées
ensuite, les difficultés de la décolonisation que chacun, aujourd'hui, en
France et en Algérie,  affronte avec d'autres pays partenaires. Viennent,
enfin, les effets calamiteux de l'option de croissance économique qui
freinent la redistribution et la consommation au grand dam des populations
dans un contexte impitoyable de concurrence mondialisée. L'impact le plus
spectaculaire du découplage entre la vie sociale et l'économie, c'est
l'amplification des inégalités et des frustrations. L'exclusion creuse la
divisionet pose un grave dilemme de transformation sociale. Les classes
dirigeantes  masquent ce dilemme en en faisant porter la responsabilité à
l'autre pays parental.
Chacun ferme sa porte obstinément, alors qu'il s'agit prioritairement de
désarmer les haines, de tourner la page et d'ouvrir un nouveau champ de
coopération.
                Dans ces conditions, travailler au rapprochement des deux
pays, c'est d'abord affirmer  la présence de l'identité mixte dans le
contexte relationnel des pays parentaux (thèses 1 et 2), c'est ensuite
démasquer la dérive alarmante de la décolonisation et son impact sur
l'économie des pays parentaux (thèses 3 et 4), c'est enfin combattre
une conséquence spectaculaire, dramatique et humiliante de cette
dérive : l'immigration sauvage (thèses 5 et 6).

                   La présente analyse formulée en six thèses a donc pour
objet de rendre compte de la problématique de positionnement de la
population mixte dans la marche de ses pays parentaux et d'ainsi introduire
le concept de cercle de développement comme défense organique des pays
de l'ex-Empire. La théorie de la coparentalité sans conjugalité tirée de la
jurisprudence des enfants du divorce, nourrit la démonstration sans pour
autant  couvrir tout le champ idéologique de la mixité. Les préconisations
doctrinales s'inspirent  de l'éthique associative plutôt que commutative.

(Note: la version 1 de l'analyse est modifiée par cette version 2 à la suite
du débat public sur l'identité nationale ouvert début novembre 2009 par le
gouvernement français).


 THESE 1  -  LA  MIXITE  ''BIOLOGIQUE''  FRANCO-ALGERIENNE

                                    1/      Spécifier la mixité

             La population mixte des franco-algériens a deux ascendances,
l'une en France, l'autre en Algérie, et elle présente de ce fait une
singularité identitaire débordant  la seule nationalité française ou
algérienne.
Aucun code de la nationalité ni aucun dirigeant ne peut lui dénier cette
double appartenance. Pour autant, celle-ci n'a pas pu être jusque là
formulée ouvertement en termes de droit, ni en France ni en Algérie.
Le concept de Nation subit, pourtant, une mutation profonde sous
l'influence de la religion (les valeurs arabo-islamiques, la laïcité) et
de la mondialisation (économie de concurrence et globalisation
des marchés).

           Cette population mixte est par ailleurs distincte des Français
d'origine algérienne et des Algériens d'origine française bien que ceux-ci
soient désignés sous le même vocable de franco-algériens. Eux ne sont,
en effet, que des naturalisés avec des droits concédés (par le robinet du
Code de la nationalité), mais pas acquis par leur filiation d'origine.
La distinction n'est pas faite pour exclure ou offenser, mais pour affirmer
le particularisme des mixtes mal perçu par les juristes dans chaque
pays parental.
Si on désigne les mixtes sous le vocable global de franco-algériens ou
qu'on les range dans la catégorie des binationaux , c'est, en vérité, pour
mieux taire leur spécificité et refuser d'admettre l'expression juridique de
leur réalité sociale. L'espace de vie de la population mixte recouvre,
en effet, non pas un mais deux territoires, et de ce fait, elle subit un
procès d'intention incessant et injuste à l'opposé du sentiment
d'appartenance qui la lie à ses deux pays parentaux .

            En clair, les juristes des deux rives n'ont pas su ni voulu
singulariser  la population mixte lors des négociations d'indépendance, en
1962, ne cherchant alors à définir en priorité que le statut des territoires
et de la population globale des pays parentaux.  Comme s'il s'était agi de
laisser  les indépendantistes  s'enfermer dans un nouvel espace national
hérité de la colonisation  avec une population sociologiquement
différenciée. Si celle-ci n'est arabe que par la langue et la religion, ces
ajouts de l'identité sont cependant les liens puissants d'un rattachement à
un royaume de foi en ébullition en confrontation explosive, aujourd'hui,
avec l'état de droit conquérant des autres cultures portées par la
mondialisation. De ce règlement a découlé un déni de justice profond à
l'égard des mixtes (aggravé par la divergence des droits nationaux)
d'être censurés,sanctionnés ou même rejetés, sans considération de leur
double appartenance.

De 1962 à 2009, la vindicte n'a fait que s'amplifier et s'exacerber,
laissant la France, séduite par l'Europe,  heureuse de  s'éclipser, mais
démembrée ( : lois et ordonnances de l'Etat français relatives à l'Algérie,
de 1832 à 1962, en passant par celles de 1834, 1865 , 1919, 1936,
1940, 1946, 1956, 1958).

                           2/   De l'importance de spécifier la mixité.

      Chez les bi-nationaux d'adoption, le choix se porte vers les valeurs
d'un seul pays parental, par filiation ou par option. A l'inverse chez les
mixtes, branche principale de la population franco-algérienne, le sentiment
va aux deux pays parentaux et, si des aléas surviennent, ce sentiment
s'exerce dans un esprit de raccordement, de  rééquilibrage relationnel,
d'apaisement, comme cela s'observe aussi chez les enfants de  couples
divorcés, hors du conditionnement éducatif et des disputes.

                   Cette différence des mixtes ne peut encore se vivre ni
s'ordonner dans un cadre institutionnel.  Seules quelques conventions
restreintes ont été signées.  En l'état, les binationaux d'adoption sont
mieux protégés (ettolérés par les  arrière-pensées politiques de la
jurisprudence) que les mixtes,alors que les deux populations jouent
la réconciliation parentale sur deux plans différents, plus matérialiste
et commercial pour les  uns, plus affectif et idéaliste pour les autres.
Les premiers sont plus régionalistes, communautaristes, tactiquement
laïcs et plus insérés dans une économie souterraine qui les promeut.
Dans l'envie. Les seconds plus unionistes, respectueux de l'altérité et de
l'identité des pays, soucieux de solidarité et de partage, souvent
oppositionnels dans le malaise de n'être pas dans un environnement
social plus ouvert et attentif. Dans l'affectivité. Aux deux (et leurs
proches) la solidarité parentale est essentielle.

          Les pays parentaux hésitent néanmoins à instaurer un espace social
consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour objectif de
créer un modèle de circulation des biens et des personnes généralisable aux
pays de l'ex-Empire. Typique de leurs craintes réciproques de manipulation,
un pays propose un Traité d'amitié, l'autre un Traité d'union
méditerranéenne. Aucun n'est agréé.

        3/        Affirmer la mixité dans l'ensemble franco-algérien et face
au mur des tabous

            Franco-algérien, c'est un socle identitaire émergent que la
décolonisation découvre tel le Mont St Michel à marée basse . Le problème
récurrent c'est que quelque cinq millions de personnes sont toujours
coincées sur ce socle entre le marteau et l'enclume de deux droits nationaux
sourcilleux, volontiers antagoniques.
Pour autant, l'espace social revendiqué par la mixité n'est ni un pays, ni
une nationalité, ni une langue. C'est un espace frontalier de vie créé et
malmené à la suite du divorce des deux pays parentaux en 1962. Au lieu de
faire de cette population le support d'une coopération ouverte et moderne,
chaque pays cultive sa différence à l'instar de l'autre et  fortifie des
intérêts particuliers dans la nouvelle économie mondiale.

                 Contre la dérive de l'économie nationale et de la
décolonisation, la résilience identitaire de la population mixte s'inscrit
dans un combat d'avenir, pas une nostalgie du passé. Défendre l'économie des
pays parentaux et l'immigration ''autrement'', c'est, en effet, combattre
l'aveuglement des politiques de croissance concurrentielle fondées sur le
profit.
Et si le mur des tabous protège en apparence, il le fait pour masquer les
politiques du profit spéculatif, pas pour protéger les minorités réprimées.


    THESE  2   -    ALIENATION PARENTALE   ET   COPARENTALITE

                     1/       Négation de la mixité par les pays parentaux

           a/     Le diktat des juristes des deux pays parentaux

              -   Le divorce des deux pays parentaux, négocié en 62 entre
pays parentaux,  n'a pas envisagé le cas juridique de la population mixte,
contrainte de se placer sous l'autorité exclusive de l'un ou de l'autre
pays, nonobstant sa double appartenance parentale.
              -  le diktat des juristes plonge à l'évidence la mixité dans
le silence des tombes et ne permet pas d'ouvrir les débats d'adaptation
nécessaires.
             -   le droit national a imposé à la mixité le principe de la
nation bunker, alors que la croissance concurrentielle est, aujourd'hui, le
cheval de Troie de la mondialisation ouvrant et livrant les nations aux
forces cosmopolites du marché et que, de surcroît, ce type de croissance est
devenu le levier de l'immigration sauvage et de la traite négrière.

                 b/       L'aliénation monoparentale, comme chez les enfants
du divorce
                -   Le caractère identitaire de la mixité est contesté par
certains dirigeants sur les deux rives de la Méditerranée. Leur dénigrement
est surtout puisé dans la culpabilité d'avoir eux-mêmes transgressé, au nom
de leur singularité, des règles de vie néanmoins valorisées par leur propre
révolte. Ce dénigrement blessant et infondé de l'identité mixte donne à
leurs auteurs et porte-voix le sentiment gonflant don-quichotesque de laver
le passé de leur condition originelle. Ces coryphées d'un purisme
imaginaire, dont ils seraient l'incarnation vivante, oeuvrent encore pour
une purification ethno-culturelle dans les chapelles d'un concept colonial
de la Nation périmé .

                -  Pèsent aussi les clichés infantiles d'autres politiciens.
Ces héritiers de l'indépendantisme, en incitant le '' Parti du copier-coller
de l'arabité moyen-orientale'' à écraser le '' Parti de la France'',
oublient que ''nos ancêtres les Gaulois'' descendent de l'homme de
Cro-Magnon,  un émigré civilisé venu du Moyen-Orient.

               -   la réfutation vient aussi de ceux nombreux en France,
qui, excédés par les débordements de l'immigration sauvage, contestent la
spécification identitaire de la mixité. Pour eux, le métissage et la
diversité qu'ils louangent volontiers et sincèrement, conduisent forcément à
l'abandon spontané de  la défense identitaire, au motif qu'une partie de la
population mixte  a choisi de vivre en France. Ils sont, certes, partisans
d'un monde sans discrimination, mais le rêve d'effacer les composants
identitaires de l'immigration au nom des libertés et de la culture est un
voeux pieux s'il n'est pas discriminatoire.

La conscience de la singularité identitaire et minoritaire naît  de cette
aliénation parentale.

                         2/       Coparentalité  sans conjugalité

                        a -    le diktat des juristes n'est pas perçu par
les mixtes comme pertinent ni non plus le modèle d'intégration républicaine.
L'aliénation parentale concernant les enfants de couples divorcés est
semblable à cet égard.
Pour autant, face au rejet, l'attitude des mixtes n'est pas de spéculer sur
la recherche d'un juste ou théorique équilibre entre tout ou rien de
l'attache identitaire, mais de lutter inlassablement contre ce qui
infériorise ou ne respecte pas la personnalité et l'identité de l'un ou
l'autre pays  parental.
Comme, toutefois, ce combat procède d'un humanisme engagé, parsemé
d'hésitations et de quêtes enflammées, il est, à la fois, solitaire et mal
compris des  deux pays parentaux. Chacun d'eux veut, en effet, la
population mixte rangée de son seul côté. La pression sociale est si forte à
cet égard que se masquer (modifier son nom, être plus royaliste que le roi)
ou se plongerdans une passion devient l'échappatoire, un refuge de
rébellion, à défautd'opposition  utile. Comme par ailleurs, les mixtes
ne sont pas  responsablesde la rupture des pays parentaux, ils ont
aussi le besoin de donner un sensaux relations  entre pays parentaux
et d'y trouver des repères.
Leurs conduites  tendent à reproduire inconsciemment un modèle d'union
transmis par lesparents biologiques. Ainsi, s'exprime et se comprend le
besoin de rester librementliés aux pays parentaux et de s'impliquer
spontanément dans la créationd'une nouvelle vie parentale où la conjugalité
n'est pas  revendiquée.

          N.B. : En Belgique, Bruxelles et les communes à facilités sont
aussi un cas d'espace mixte et de coparentalité  entre des régions en
rupture identitaire radicale .

                    b -  Le développement de chaque pays ne doit pas évincer
la culture de l'autre pays ni non plus imposer une hiérarchie des cultures
édifiée dans le prisme des valeurs de l'un ou l'autre pays.
L'intégration postule ainsi de clarifier l'amalgame qui est fait à l'égard
de l'immigration sur deux questions :
- à quelle catégorie d'immigrés s'adresse t-elle ?  -pour quel objectif  ?

                     c  -  En situation de mixité, défendre les pays
parentaux, c'est admettre  le principe du divorce en 62 des deux pays
parentaux, au motif  que l'un était écrasé par l'autre malgré un effort réel
de développement effectué par l'autre. Malheureusement,  cet
effort a été réservé à la population européenne, en connivence (ne jamais
l'oublier) avec les stratégies de l'Etat français (de l'ex-Empire français)
menacé depuis toujours par ses grands voisins européens (l'Angleterre
et son Commonwealth, l'Allemagne et ses Marches de l'Est..).

                      Or, non seulement ce principe n'est pas admis, mais le
devoir de mémoire enferme chaque pays parental dans un culte exacerbé des
haines de l'indépendance. Une commission d'historiens aurait dû, depuis
longtemps, évaluer les leçons de la guerre en dehors du fracas médiatique
passionnel.

 THESE  3    -       DERIVE  DE  LA  COPARENTALITE
           DANS  L'ECONOMIE   CONCURRENTIELLE  MONDIALISEE

                                L'économie coparentale ne se confond pas
avec l'économie nationale des pays parentaux.  Elle les complète et se
développe principalement dans le cadre de la coopération. L'espace social de
la population mixte en fait partie mais ne bénéficie pas des flux d'échange
de l'économie souterraine des économies nationales.

        L'obstacle est que l'économie des pays  parentaux est engagée dans
un processus de décomposition majeur, et que pour endiguer cette dérive, il
devient de plus en plus difficile aux dirigeants de cibler la cause du mal
(la croissance spéculative) que de masquer ses manifestations les plus
décriées (les ghettos et l'immigration sauvage).

                      1/        La mécanique de désagrégation des nations
parentales

            a  -  la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement
les économies par le profit, non par la culture (erreur fréquente des
idéologues). La mondialisation fonctionne en effet sur un triptyque de
croissance catastrophique : la spéculation, le profit et la concurrence.
L'industrialisation tiers-mondiste a auparavant prédisposé les économies
nationales des PVD à suivre cette voie .

            b  -  le rapport différent à la concurrence mondialisée accentue
les déséquilibres entre économies parentales et assigne les conditions de
l'immigration sauvage.

           c -    la décolonisation sans gouvernance sociale est
dégénérative (désocialisation, dénaturalisation, déculturation,
économie souterraine,  non-droit ...)

            d - L'effet levier dantesque du différentiel de croissance sur
l'immigration conduit à incriminer le modèle concurrentiel centré sur le
profit spéculatif et à lui opposer un modèle de croissance compétitive
où le progrès social n'est pas exclu des échelles de productivité.

             e - La mondialisation combine et conjugue, d'un côté, une
économie confrontée au déchaînement de la concurrence spéculative
(délocalisations, cannibalisme industriel, chômage, défenestration des
classes moyennes..) et , de l'autre, une politique de croissance économique
sans gouvernance sociale qui exclut fatalement du développement une
partie de sa population et la condamne à l'exil et à faire le jeu de sa
propre exploitation.

              f  -   Les méfaits de ce levier de croissance sont connus :
immigration sauvage, boat-people, clandestins, sans-papiers, ghettos,
banlieues, communautarisme, réglementations sécuritaires, politiques de la
ville, hold-ups de  nationalités, travail au noir et en miettes,
discriminations, chômage en forme de miroir aux alouettes et de filet de
voltige de l'immigration de misère, restos du cour, ruptures culturelles,
intégration en cul de sac, identités dépecées,  intégrismes, émeutes de
quartiers, terrorisme, délinquance,économie souterraine, mixité
stigmatisée,  fuite éperdue de millions decandidat à l'émigration vers
le ''paradis'' capitaliste,  partout des guerresbarbares entre
décolonisés.
Chaque jour se nouent des liens inquiétants entre la mondialisation
libérale et une décolonisation inachevée, détournée.
Même plus besoin de chercher l'immigré !

                g  -  Immigration sauvage et traite négrière, faussement
présentées comme un exode volontaire vers le paradis capitaliste, sont un
crime contre l'humanité dont les juristes s'accommodent.  La Gauche,
en France, le sait, et se tait sous couvert de bonne morale humaniste !
Les autres s'en lavent les mains.

        2/     La croissance concurrentielle, cheval de Troie de la
                 mondialisation et levier de l'immigration sauvage

     a  -  l'utopie brisée du nationalisme et de la liberté des peuples.
                                              La Nation, si chère aux
indépendantistes, mais héritée de la colonisation et du pouvoir jacobin de
1789, s'est ouverte aux forces cosmopolites de  la mondialisation par le
biais de la croissance concurrentielle et se voit peu à peu absorbée dans la
société de consommation de masse (SCM),  modèle inégalitaire et conflictuel
de société universelle, né en occident anglo-saxon, encore au stade de
l'enfance et des maladies infantiles contagieuses (ultra-libéralisme).

              Dans la typologie des modèles de société, la SCM  est le
dernier concept extrait du minerai social de notre époque. Ce qui la
différencie de la société de consommation (édifiée hier à l'abri  des
frontières nationales) , c'est la notion de masse, d'expansion planétaire,
de globalisation. La SCM est , en quelque sorte,  l'ouf et la poule  de la
mondialisation. Si ce modèle laisse entrevoir une solution possible aux
problèmes  de la faim, il peut faire illusion. On observe ainsi que le
dérapage de la croissance concurrentielle dans les pays industrialisés
désorganise le marché du travail et provoque, par effet de chaîne,
l'explosion de l'émigration sauvage dans les pays de la périphérie.
Un autre exemple est celui des ''industries industrialisantes'' à haut
coefficient de capital, rendues obsolètes de façon foudroyante par la
compétition mondiale. Les deux sont à ce point révélateurs de l'état
d'esprit dans les pays en voie dedéveloppement et de l'absence de
prospective sociale, qu'on néglige encored'élargir une coopération
en faveur de l'exploitation des terres et de l'eau  dans les régions
d'aridité et de pauvreté. Dans ce tourbillon, la  décolonisation perd
son chemin et désespère les anciens nationalistes.. .

                                 Ainsi donc, les héritiers de l'ex-Empire
sont  les premières victimes du « Führerprinzip » et d'un nationalisme
éphémère qui les endort. D'autant que dans la mondialisation, capitalisme et
socialisme ne sont plus aussi que des formes d'organisation et de production
tayloristes, entrecroisables et alternatives, sans projet social ni
identitaire défensifs. De fait, l'objectif premier du développement se perd.
Et surtout,  l'économie nationale est dépossédée de la gestion
traditionnelle de l'équilibre des facteurs capital-travail. Pour le comble,
la gouvernance sociale est écartée, qui  pourtant devrait harmoniser
et moraliser la redistribution de la croissance  même concurrentielle.

               b   -         Croissance spéculative, levier de l'immigration
sauvage.
                              La généralisation de la libre concurrence,
orchestrée au plan mondial par l'OMC , le FMI et les médias, a  déstabilisé
la base économique et financière des nations. Pour cause, la concurrence et
le libre-échange sont la main de fer  de la finance  sur les marchés
globalisés.
Depuis 25 ans, la France, comme ses voisins européens, est soumise à des
attaques incessantes et violentes. Surprises par le dumping commercial et
menacées d'anéantissement, les entreprises nationales font de la résistance
ou montent à l'assaut de lignes adverses mal identifiées, modifient leurs
structures de coûts et de qualifications, tentent l'innovation,
démultiplient la sous-traitance, négocient alliances, fusions et
délocalisations ... et s'enfoncent dans les sables mouvants du profit
concurrentiel.

La conséquence désastreuse de cette course à la survie, ou à la suprématie,
est connue de tous : chômage, recours massif à la main-d'ouvre immigrée,
liquidation des industries traditionnelles, réduction du secteur public,
bouleversement de la vie sociale et nationale....
                      Pour compenser l'attaque des marchés, il a fallu
partout lâcher brutalement  la bride aux réglementations, souvent par excès
des dirigeants.  La traite  négrière a explosé dans la combinaison et la
conjugaison des politiques de croissance et l'appontement des marchés .

           c -       Le communautarisme, régulation ultra-libérale des
rapports sociaux.
                         L'ampleur des vagues migratoires et les différences
culturelles opposent l'identité des uns à celle des autres. Dans ce contexte
explosif attisé par le culte du profit, les techniques d'intégration des
immigrés paraissent encore largement inspirées des vieilles méthodes
psychanalytiques derééducation appliquées aux opposants politiques
en URSS : broyer, ou mieux,tuer l'émigré dans l'immigré. Mais, la
méthode d'intégration de l'immigrédéconscientisé reste inefficace
au plan collectif. La communautarisation estainsi  devenue le mode
principal de régulation des rapports sociaux.
                      La question est donc, non pas de vêtir l'immigré par
force ou persuasion d'une nouvelle identité, mais de lui permettre
d'exprimer la sienne et de s'y accomplir dans la cohabitation des cultures.
Les promoteurs de l'intégration en cul de sac, pourfendeurs méritants du
communautarisme, sont, certes, partisans d'un monde sans discrimination,
mais leur rêve d'effacer les différences sociales ne fait que reporter les
problèmes de cohabitation sur les générations à venir. Selon eux, la culture
du pays d'accueil serait, en effet, le lieu transcendantal de toutes les
cohabitations, mais ils oublient (aux portes de l'Europe !) que ce sont les
ponts ouverts entre les cultures qui rendent possible la cohabitation et non
la dictature culturelle et ses check-points . Avec le même argumentaire
hérité de la colonisation, l'Algérie rebelle et insolente a entrepris
d'éradiquer après l'indépendance  les acquis culturels français. Comme si
la  richesse d'une culture était de détruire l'autre culture.

          Un tableau art nouveau remarquable de Mucha symbolise bien la
résilience identitaire face à l'enchaînement culturel (Lottery of National
Unity - Prague1912). Comme, le ''Hirschsprung'', (cerf magnifique pourchassé
par une meute de loups choisissant la mort plutôt que d'être terrassé), sur
la route de Titisee (Forêt Noire).

         L'opposition des mixtes à l'apartheid culturel est totale. Face aux
immenses obstacles du développement, cultures et religions ont le devoir
de se faire la courte-échelle, surtout pas de se combattre.

   THESE   4    -   CONVERGENCE   ET  DEVELOPPEMENT

                           Défendre les pays parentaux, c'est donc avoir la
volonté obstinée de surmonter les obstacles du développement de l'économie
coparentale et de respecter l'originalité et la singularité des deux pays
parentaux pris dans les rouages et le brouillage de l'économie
concurrentielle, sans pour autant abandonner la revendication d'un espace
social mixte .

  1/     La convergence, utopie d'avenir ou camouflage de la dérive  ?
                a  -        La convergence est un processus d'évolution des
modèles de société vers le modèle général de la SCM  initié par le
libéralisme financier. Elle a l'avantage de se présenter comme une rupture
de tous les enfermements engendrés par des empires orgueilleux et des
nations bunkers héritées de la décolonisation. Mais, la liberté gagnée par
les canonnières de la concurrence dans l'idylle de la convergence cache
mal des objectifs qui pour être éloignés n'en sont pas moins redoutables
et font durablement complot.

Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en
apparence guide de la SCM, maintient un double conflit récurrent
ingouvernable à court terme. D'abord, celui du partage des ressources (la
financiarisation de l'économie n'est pas maîtrisée). Ensuite, de la
configuration de la plate-forme sociale de lancement de la conquête spatiale
(exploitation industrielle des ressources et des rayonnements de l'espace)
qui réserve à certains les sciences, la technologie de pointe et. le
gouvernement du monde .

                  b  -      Les capitaux internationaux illustrent bien leur
mainmise. Invisibles avant la grande crise, ils dévoilent que la part des
profits spéculatifs ponctionne toujours plus la part contributive allouée au
développement. Au regard de la pauvreté dans le monde, cette tendance fait
problème. De bulle en bulle, la part emportée par des intérêts particuliers
est recyclée indéfiniment dans le profit spéculatif au lieu d'être orientée
vers l'impôt ou l'investissement, vérifiant l'adage selon lequel l'argent
mange l'argent ...et dévaste l'économie sociale. Dans la phase actuelle de
montée en puissance de la mondialisation et de mise sous tutelle des
nations, le FMI n'est pas prêt de recycler la spéculation ni de moraliser le
profit et prend ainsi le risque de multiplier les big-bang économiques et
d'amplifier la désagrégation sociale .
                     c -        Par ailleurs, peu de tenants de l'orthodoxie
sont interpellés, voire indignés, par le slogan iconoclaste : " Capitalisme,
socialisme, même combat ".
Leur apathie éteint à l'évidence, et marginalise, l'opposition idéologique
séculaire entre patrons et travailleurs.  Et, lorsque le modèle
concurrentiel spéculatif provoque des effets pervers calamiteux trop voyants
(exclusions, dépendances, bouleversement social), ceux-ci sont d'autant plus
négligés par l'Etat que l'opposition  ancestrale capitalisme-socialisme et
sa fonction structurante de l'ordre social tendent à se transformer en
alliance synchrone des forces locales antagonistes face à l'ennemi
commun venu d'ailleurs (mondialisation,  financiarisation non maîtrisée de
l'économie et autres excès  orientaux anglo-saxons), comme s'unissent
dans les Citésles bandes rivales contre la police, ennemi  principal venu
d'ailleurs. Concilier les intérêts antagoniques au lieu de les opposer est
devenu un mot d'ordre politiquement transversal .

                  d  -  Si, donc, l'anticapitalisme est dépassé et que le
libéralisme reste aveugle,   où trouver les référentiels de lutte quand on
s'aperçoit que les doctrines de l'économie sociale et politique n'ont été
conçues que par rapport au marché national  intérieur depuis l'avènement
des mercantilistes, il y a cinq siècles  ?
L'histoire ne manque pas de réponses.  G. Gurvitch et R. Aron, entre
autres, l'avaient pressenti : capitalisme et socialisme s'appellent l'un
l'autre en se combattant, et se recomposent en convergence incessante.
De Colbert à Ricardo, de Marx à Keynes, de Schumpeter à Jean Monnet,
l'idée n'a cessé de rebondir.
Reste à savoir, quand l'homme selon Nietzsche jaillit en politique  pour
vaincre nos misères et casser le théâtre des illusions ?    Sans doute,
pensent les mixtes, quand le pouvoir ne concilie plus les deux valeurs
fondatrices de la république : la légitimité et la légalité.

                                     Au lieu d'affronter cette question
fondamentale  au moment où se multiplient les grèves dures, s'exprime la
violence et que menacent les révolte, les socialistes français, pourtant au
centre du questionnement, se retranchent dans les faux-semblants
théoriques, l'artifice, les pirouettes politiques et les querelles de
personnes dérisoires aux approches électorales !

  2/    L'immigration ''autrement'', un objectif central de l'économie
coparentale.

         a  -   D'élections en élections, la déception des mixtes à l'égard
de la classe politique ne finit pas de croître. Ainsi, dans la crise
actuelle, une question explosive illumine le ciel politique, dont personne
ne parle: quid de l'immigration sauvage ? Pourtant, non seulement elle est
détestable et humiliante, mais surtout quasi tout le monde la côtoie au
quotidien. Elle a permis de désagréger le monde du travail et d'amplifier la
croissance concurrentielle. Mais, à quelles conditions de destruction de la
vie sociale s'emploient les catapultes du profit !  Pour quel projet de
société se réalisent ces reculades présentées comme des avancées vers un
eldorado libéral de l'humanité bordé de ruines ?
                            L'immigration, sanctifiée ou détestée, joue
donc, un rôle moteur dans le changement de degré, voire de nature, du
rapport K-W , qui a labouré les siècles passés.
Malheureusement, l'immigration sauvage due à la conjugaison et la
combinaison de deux politiques de croissance concurrentielle, s'aggrave
maintenant, en France, d'une immigration massive et agressive engendrée
par l'économie souterraine.
Affranchie des règles de vie  collective du pays d'accueil, l'immigration
est, en effet, de moins en moins celle du travail et de la misère et,
paradoxalement, elle se fait plus agressive.

                b  -   Si, en France, on parle abondamment d'Europe sociale,
il faut donc, aussi, en Algérie, et dans les pays de l'ex-Empire, parler de
croissance sociale et non plus de croissance économique. La supercherie,
à cet égard,  a trop duré et produit trop d'effets pervers. Dans les années
60, le mot ''développement'' disait clairement que la gouvernance sociale
faisait partie du concept. Malheureusement, un fossé profond a été creusé
au fil des années entre le rêve de répartition égalitaire des
indépendantistes et, aujourd'hui, la distribution malthusienne des fruits
de la croissance.

                c -  Visant à l'équilibre, l'économie coparentale, terre
d'élection du développement ''autrement'' et de la coopération,
préconise d'assigner à résidence la concurrence spéculative et le
profit spéculatif, de restaurer la compétition et le mérite, d'ajuster
les projet social et national face à la mondialisation.

         3 /       Leviers de commande de l'économie coparentale

                   a   -      La croissance compétitive.
Les théoriciens de la décroissance estiment que l'expansion mondiale  va se
heurter au manque d'énergie et de matières premières et qu'ainsi la solution
est de restreindre la consommation des ménages et des entreprises.
D'autres incriminent la  croissance de la population des PVD.
L'écologiste Dumont estimait toutefois, il y a 50 ans, que le développement
n'avait pas de limites , mais qu'il convenait de donner la priorité
absolue à l'agriculture avant l'industrialisation dans une Afrique affamée.

                        Ce débat théorique entretient l'exclusion au profit
des nantis. Les dérapages économiques actuels sont, en effet, principalement
imputables au désordre créé par la concurrence spéculative qui n'a pour
objectif que de tirer un maximum de profit dans tous les domaines de
formation des marchés globalisés. Sous la houlette des marchés financiers.

Ce n'est donc pas l'option de décroissance des écologistes qu'il faut
retenir ni la règle généralisée de création d'emplois productifs (BIT 1969),
soupçonnées l'une de vouloir freiner les transferts technologiques vers les
PVD, l'autre de bénéficier d'abord aux pays avancés, mais une option de
croissance compétitive libérée de l'enfer spéculatif. Si rendement et
rentabilité sont des outils efficaces de management, la concurrence
spéculative n'en fait usage que pour un profit idolâtré, pas pour stimuler
le développement. La croissance compétitive postule, au contraire,
d'inscrire et réguler le développement dans la structure de productivité
des projets d'investissement.

                 b   -       L'espace social de la population mixte,
            -  Principes :  tutelle des pays parentaux, représentation,
subsidiarité .
            - Priorités : aide au développement en Algérie (mise en valeur
du Sahara), coopération et formation en France (agriculture, industrie et
université franco-algérienne) par les fonds structurels.

                 c   -         La régulation économique .
            Une thèse domine, selon laquelle l'identité est meurtrière, et
qu'il est essentiel de la neutraliser afin de pacifier les rapports sociaux
et la cohabitation entre communautés. A contre-pied, s'énonce la thèse,
selon laquelle ce n'est pas l'identité mais la concurrence et le profit
spéculatifs, qui sont la source de tous les conflits de cohabitation sociale
et de l'exclusion. Pour la mixité qui adhère à la seconde, il est
regrettable de dénoncer, à la manière du FN, les effets calamiteux du
désordre identitaire (immigration sauvage) et de s'arrêter à mi-chemin de la
critique sans aller à la cause de la déglingue (concurrence et profit
spéculatifs). Le libéralisme refuse, en effet, que la liberté tue la
concurrence et que le libre-échange s'identifie aux seuls intérêts des
marchés financiers .


   THESE  5  -   EXIGENCE  DU  DEVELOPPEMENT COPARENTAL

1/ Combattre les pouponnières de la traite négrière et de l'immigration
sauvage

      a -       La traite négrière, un drame social.

                      La traite négrière est un mouvement migratoire
généré par une croissance concurrentielle ouverte dans
un cadre économique trop vite confronté aux forces multiples  de la
mondialisation qui l'encerclent. L'équation de la tenaille migratoire est
simple : entre deux pays, si un pays résiste moins qu'un autre à la
pression, le plus résistant attire la population délaissée par l'autre. Le
transfert n'exige même plus d'aller la chercher pour l'assujettir dans un
système d'exploitation ou de consommation.
Parquées derrière leurs frontières nationales, coupées du partage des
richesses, les populations délaissées, n'ont plus d'autre rêve de liberté
et de survie que  dans leur fuite vers l'étranger. Harragas, boat-people,
sans papiers,  faux touristes, malades, clandestins, faux étudiants, hommes,
femmes, enfants... ils arrivent par milliers, affrontant seuls les
obstacles au risque de leur vie et de leur liberté, se retranchant, ensuite,
dans les ghettos-pouponnières de la traite négrière pour sauvegarder
le bien précieux de leur identité. Jetés sur le pavé des villes pour une
vie soi-disant meilleure, les immigrés finissent par concevoir une égale
rancune à l'encontre du pays d'accueil. Ils n'ignorent pourtant pas que
le mouvement migratoire a comme aboutissant la société de
consommation de masseidéalisée par le libéralisme. A décharge, les
migrants y trouvent une possibilité d'accès à des activités que la
dérégulation et la déréglementation ont délesté de leurs défenses.
Beaucoup de petits commerce et de trafics  prospèrent sur ce terreau.
L'Algérie pour eux est un enfermement insupportable.

            Les politiques de la ville l'ont aussi compris. Elles
entretiennent les pouponnières de la traite au profit de l'économie
(main-d'ouvre, commerce, consommation, exportations) avec l'espoir
d'assagir et conquérir cette population (démographie, survie du secteur
tertiaire et public...), oubliant volontiers de faire entendre que
l'accueil dans  l'un n'exonère pas l'exclusion dans l'autre.
(Aux Etats-Unis, le président Obama vient d'ouvrir un grand espoir de
coopération directe avec les populations des pays pauvres) .
                                Caricaturalement, l'immigration est prise en
tenaille. On voit, d'un côté, une économie fragilisée par un libéralisme
débridé réclamer une main-d'ouvre bon marché afin de délester ses charges et
faire face à la concurrence impitoyable du marché, tandis que de l'autre,
l'économie est encore marquée par sa gestion étatique rigide et délaisse les
réalités sociales afin d'atteindre des objectifs de croissance dont les
retombées ne bénéficient qu'à une partie de la population.

   b -    Les pouponnières de la traite, un scandale social.

                 Les pouponnières de la traite ont des visages connus :
ghettos, quartiers, cités, banlieues...  Ce sont les points de chute, de
rassemblement et de rayonnement de l'immigration sauvage. Avec Giscard
d'Estaing ( Monsieur regroupement familial), la France est passée de
l'image des anciens bidonvilles et baraquements pour travailleurs
célibataires immigrés, à celle des banlieues et ghettos regroupant les
familles immigrées de l'époque post-coloniale. La fonction de ces
pouponnières est double : intégrer l'immigré ou, à l'inverse, le
marginaliser pour mieux l'exclure, dans le respect formel de l'état de
droit...
                              Les dérapages etl'ambiguïté de l'accueil
viennent de l'incapacité politique et administrative d'affronter la
différence de  problématique  entre deux types de pouponnières :
le ghetto social et le ghetto ethnique. Le premier mobilise contre
l'exclusion et la précarité. Il est plus ancien, conflictuel, mais
intégrateur.
Le ghetto ethnique en revanche, dresse une communauté étrangère
contre l'organisationsociale du pays d'accueil bâtie elle sur une
économie locale. Ce ghetto estantagonique et violent dans la défense
 de son territoire et d'autant plus expansif que la désagrégation sociale
 progresse.
Les deux types de ghetto ont en commun de s'appuyer largement sur
l'économie souterraine (drogue, délinquance, trafics en tous genres)
pour compenser l'insuffisance des revenus officiels ( travail, assistance
sociale, petit commerce).  Le financement  de l'immigration sauvage
serait à débattre ouvertement, mais, le pactole  intéresse aussi les
deux Etats et des politiciens dont la situation dépend de ces soupapes
de sécurité .
                                 Ce qui est véritablement nouveau dans les
ghettos, c'est que l'image de l'effort reste partout pitoyable. La honte
est sur celui qui travaille dur, gagne peu et vit mal. La fierté encense
la combine, le jeu, la triche, le trafic, l'argent facile. L'exemple des
salaires monstrueux  et des aides sociales faciles est ravageur.

              Au fond du ghetto s'élargit la cour des miracles. Mais, les
filles réussissent mieux à l'école et sont plus battantes au travail que les
garçons.  Le matriarcat fait de la résistance dans une France qui a plutôt
besoin de femmes  dans le tertiaire.

        c  -    Déchaînement  de  l'économie concurrentielle.
Significativement, depuis ces trente dernières années :
               -  la vague migratoire déverse, chaque jour , le tout venant
de  l'immigration sauvage dans ces lieux de précarité et de solidarité.
            -  on a de moins en moins affaire à une immigration de misère et
de travail sous contrôle, comme c'était encore le cas peu après
l'indépendance des pays colonisés ,
            - on assiste à une multiplication et une extension sans
précédent des pouponnières dans ou autour des villes secouées par la
différence persistante de statut social entre les nationaux et les nouveaux
citoyens.

 Trois questions deviennent hypersensibles  :
      --  L'absence de statistiques de gouvernance sociale en Algérie.
Les études se rapportant aux structures sociales et aux flux migratoires
devraient permettre de radiographier l'économie, d'évaluer l'impact de la
concurrence par branches et secteurs, d'ainsi prendre conscience des défauts
d'organisation et de fonctionnement et de l'urgence d'inventer de nouvelles
formes de partenariat et de coopération entre pays d'accueil et d'origine.
Transferts, réinvestissements, capitalisations, mobilité, productivité,
recherche. sont aussi des aspects qualitatifs de ressources à exploiter.

 --  Le problème sociétal du rôle de la femme en France

         La femme française, on le sait, ne veut plus être réduite à un rôle
de reproductrice de l'espèce ni réduite à l'état de marchandise ni de
potiche, mais elle se condamne dans sa quête de  fonction sociale nouvelle
(et de survie) à être l'égale de l'homme : travailleuse .
         Or, il se trouve que le libéralisme  conjugue habilement les enjeux
et profits de cette métamorphose. Il le fait au nom d'une liberté
individuelle largement distillée par l'idéologie concurrentielle et
l'industrie médiatique et, surtout, grâce à une immigration sauvage prise
dans les mêmes filets de conditionnement. En apparence, tout n'est
qu'avantage et serait encore mieux s'il y en avait plus. Mais, sous
prétexte de soulager ou valoriser la condition féminine, le libéralisme
transfert  sur les immigrées les tâches et fonctions délaissées par la
femme moderne, y compris celles de l'assise identitaire nationale
(emplois, natalité,éducation, culture,assistance...) , au cour de la
fonction matrimoniale nationale. L'enjeu confronte donc des valeurs
au-dessus de celles de l'état de droit. C'est pourquoi, seule la prise
en charge de la natalitépar l'Etat garantit l'indépendance et la réussite
de cette option sociétale féministe et, par ricochet, peut, par esprit
de responsabilité, contribuer à réduire les débordements de
l'immigration sauvage.


     --   Les politiques sécuritaires et éducatives  françaises

         Pour réduire les pathologies sociales (notamment contenir les
bandes et l'extrémisme religieux) et pour renforcer l'état de droit
républicain, on a multiplié les politiques sécuritaires et éducatives. Mais,
celles-ci sont mal adaptées aux problématiques  sociales  et mal appliquées.
Si, certes, les ressources de l'économie souterraine  (drogue, délinquance,
trafics) soulagent les caisses de l'Etat  d'un effort pénible d'assistance
en faveur de l'immigration concurrentielle, elles représentent toutefois un
impôt parasite colossal prélevé sur l'économie locale. Derrière la bonhomie
de l'imagerie officielle et le laisser aller d'apparence libérale affiché
(régulièrement écornés par les émeutes de quartiers, les bavures policières,
la mise à sac des écoles, les incivilités, les agressions et les bavures
policières ou politiques), force est de constater que l'économie souterraine
et l'opacité du  traditionalisme familial amplifient tentaculairement
l'appontement et la croissance migratoires, ainsi que le communautarisme.

          Par respect de la nationalité et de la religion des pays d'accueil
et d'origine, la circulation aux frontières devrait être assurée par un
contrôle paritaire. Pour les mêmes considérants, les peines de justice de
tout immigré devraient pouvoir s'exécuter  dans le pays d'origine,
éventuellement en forme de travaux d'intérêt général.

                    2/           Conscience et cohérence du combat

                             La création, par une coopération volontariste
(dirigeants visionnaires nécessaires), d'un cercle de développement défensif
rassemblant les pays ex-colonisés et garantissant une immigration
''autrement'', implique de :
              a/  En France, mettre fin à l'immigration sauvage , supprimer
les chancres  entretenus par les politiques pouponnières de la ville
(banlieues, cités, quartiers, ghettos..), condamner la manipulation
outrageante des codes de nationalité en vue de  blanchir les
hold-ups de nationalité, condamner l'apologie de l'intégration en cul-de-sac
(même la haine du pays d'origine ne fait pas l'amour du pays d'accueil).

               b/  en Algérie, dénoncer les politiques de croissance
économique sans gouvernance sociale, réévaluer l'appontement des marchés,
transformer les difficultés de la population en projet de développement,
ouvrir une capitale du développement hydraulique et agricole au Sahara,
ouvrir un centre d'étude et de vulgarisation de la conquête spatiale et
rendre  l'espoir aux populations délaissées.

                 c/   Au bout de la chaîne de l'immigration, mettre en garde
la jeunesse éveillée, objet de convoitise des partis politiques en quête
d'électorat oui-ouisme, incapable de ce fait (dans les clichés des partisans
comme des adversaires de l'intégration) d'idéologiser son intronisation
en termes de progrès et de lutte politique, comme s'il fallait toujours
bien séparer le milieu familial des valeurs de la société civile et
ré-ancrer un conflit initial non résolu, de peur de compromettre ou
de trahir les  siens.
On ne se bat pas pour un projet de société libre, mais pour hisser en bloc
l'immigration et son cadre social dans le pays d'accueil. On se bat contre
le rejet des autres, pas pour l'intégration des siens. La citoyenneté n'est
qu'une arme de conquête, pas un lieu de rencontre et d'échange apte
à rendre la vie républicaine conviviale.


    THESE    6  -      DOCTRINE DE  LA  COPARENTALITE  SANS  CONJUGALITE

       1/      Nécessité de renforcer et globaliser le positionnement mixte
                       A la veille de 2012, la correction de la dérive de la
décolonisation et des dérèglements du développement postule :
             -       sur le plan économique, de privilégier la croissance
compétitive par rapport à  la croissance concurrentielle, qui hiérarchise et
confronte pays, cultures et  populations.
              -     sur le plan social, d'instaurer la gouvernance sociale
comme tamis des objectifs de croissance économique permettant de lutter
contre l'exclusion et les inégalités.
               -   sur le plan politique, de dépasser la contradiction
capitalisme-socialisme  laminée par la convergence des modèles et des
politiques économiques. La défense des systèmes identitaires, et parmi eux
de l'espace social franco-algérien, s'impose face à des blocs économiques
que la croissance concurrentielle rend de plus en plus agressifs et
manipulateurs.

                 2/        Donner du sens,  ouvrir des perspectives.

   Trois voies d'action et de réflexion s'ouvrent à la coparentalité sans
conjugalité  :
         -   Le cercle de développement est une voie  d'indépendance, qui ne
rejette pas les acquis de croissance des phases précédentes (étatisme
et ouverture au marché). Il valorise le rassemblement et la coopération,
face à la crise financière et au pillage de l'économie sociale.
        -   La gouvernance sociale est le tamis des conditions sociales et
territoriales des objectifs économiques placé sous la tutelle de l'Etat
et du Parlement.
         -  L'immigration ''autrement'' est une immigration convenue visant
à mettre au service du pays partenaire des moyens humains et matériels en
vue d'exploiter ou co-produire dans l'un ou l'autre pays des biens et
richesses prioritaires (mise en valeur du Sahara en Algérie, formation et
entreprises industrielles et agricoles en France... ).  Elle impose au pays
d'origine le devoir de protéger la dignité et le retour de ses
ressortissants .

      3/    Elections françaises  2012.  Un enjeu majeur à poser.

                  - ou,  la France libérale , oublieuse de l'ex-Empire,
devient un simple comptoir commercial, une manière de vivre, de parler et
de penser en voie d'absorption et d'effacement , au sein de l'Europe
dominée par les finances de l'Angleterre  (et son Commonwealth) et
l'industrie de l'Allemagne (et ses Marches de l'Est).
             - ou, la France révolutionnaire,  balayant ceux qui occultent
la question vitale et cruciale d'un nouveau projet de société,  choisit :

                                    - soit, d'accueillir tous ceux de
l'ex-Empire qui veulent rejoindre l'hexagone et devenir Français, et, elle
doit, en conséquence, s'ingénier à préparer, à la fois, une réforme
constitutionnelle majeure visant à représenter les nouveaux arrivants,
et un plan Marshall d'accueil et d'intégration de cet apport pour une
France multiraciale, multiconfessionnelle et multiculturelle, sous peine
d'imploser et se décomposer. Quelque 130 millions de citoyens
français à l'horizon 2050 le justifie. Mais l'Allemagne et l'Angleterre
s'opposeront à l'expansion rapide d'un partenaire turbulent qui
engendrera un nouveau Bonaparte.

                                   - soit, de renégocier sa position au sein
de l'Europe tenant compte du cercle de développement constitué par les pays
de l'ex-empire dans le respect  de la nationalité et de l'identité de
chacun..


                              Benammar  Christian - Novembre 2009
                                       Licencié en sociologie,
                          diplômé de l'ENA (promo 1964-68)- Alger























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25.11. o V. 2- IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCisis
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