deltaplan@free.fr (Deltaplan) wrote :
J'ai connu ainsi une personne qui avait accumulé un patrimoine
immobilier extrèmement vaste, en grande partie situé à l'étranger
et dand les DOM-TOM (pour deux raisons : ça lui donnait un
prétexte pour passer ses vacances au soleil et défalquer ses frais
de voyage en tant que frais de gestion de ses locations, et en
même temps ça rentrait bien souvent dans des dispositifs de
défiscalisation...). L'ennui, c'est que à la base il recherchait
un haut rendement locatif, pas forcément un gain par plus-value à
la revente. Et là effectivement ça a coincé dans certains endroits
(Antilles notamment) où comme par hasard, les agences immobilières
par lesquelles il mettait ça en location n'avaient jamais de
locataire, ou quand ils en avaient les gens ne payaient jamais,
etc... Un beau jour, la retraite arrivant, il a pris la décision
de tout bazarder, et d'investir son capital exclusivement dans des
chambres d'étudiant dans sa ville (et ça en faisait un gros
paquet...), dont il gérait lui-même la location. Son argument : si
l'étudiant ne paie pas, en France dans au moins 90% des cas il est
quand même sûr de toucher au moins l'APL directement de la CAF, et
la plupart du temps en mettant la pression aux parents ("on va
mettre votre fils dehors, il va se retrouver à la rue, il va se
faire virer de son école..."), ils paient. En plus de ça, un
logement de 15m2, il sait aussi que tôt ou tard les gens s'en vont
d'eux-mêmes, ils ne restent pas là avec femme et enfants à vie. Et
dans les pires cas, quand vraiment il avait à faire à un
récalcitrant, il ne cherchait même plus à aller en justice : il
revend immédiatement l'appartement occupé, comme ça il passe la
"patate chaude" à un autre. Et ça lui a bien réussi...
Tu as totalement raison.
Merci pour le retour d'expérience de l'investisseur.
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Antoine