"Zetrader In Roanne City" <
http://www.zetrader.fr> wrote:
Maintenant est-ce que parce que le marché immobilier a été haussier les
30/40 dernières années, ce sera forcément le cas pour les 30/40 années à
venir ? Possible mais dans le fond on en sait rien.
C'est pas ça le bon raisonnement. Le bon raisonnement, c'est pas de
partir du passé, mais de ce qu'on sait du présent et du futur :
- on a une hausse généralisée de la population, partout dans le monde,
et dans le même temps une diminution systématique de la taille moyenne
des foyers (pas la peine de croire que la colocation est une tendance si
lourde qu'elle pourrait changer la donne, ça reste un phénomène
marginal). Donc la demande en logements ne peut que continuer à être
forte.
- dans le même temps, on est structurellement dans une logique de
renchérissement du coût de la vie, et en particulier de tout ce qui
touche au logement. L'énergie en premier lieu, mais pas seulement. Le
coût des matières premières, le coût du travail... Tout ceci concourt à
ce que le coût de la construction et de la rénovation ne fasse que
continuer à augmenter. Les exigences des acheteurs aussi augmentent
terriblement, de plus en plus pour réussir à revendre on ne peut plus se
permettre de présenter un bien "à rafraîchir" (terme générique qui cache
bien souvent d'énormes travaux), les vendeurs sont de plus en plus
obligés de faire eux-mêmes un minimum de travaux avant de revendre,
augmentant d'autant le prix de leur bien...
- En plus de cela, la tendance règlementaire va dans le sens d'augmenter
toujours plus les contraintes à la construction. Des normes de sécurité
(et pas seulement...) qui renchérissent fortement le coût du neuf là
aussi.
Tout ceci implique nécessairement que d'une manière générale, à
moyen/long terme, le marché de l'immobilier ne peut pas baisser. Sauf
cas particuliers bien sûr, il est clair que d'ici quelques années
habiter un pavillon de grande banlieue à 100km de son lieu de travail
pourrait bien devenir aussi incongru que de rouler en Hummer...
Globalement, les centres urbains ne peuvent que voir le coût du logement
continuer à augmenter à long terme. Le reste par contre, c'est une autre
affaire... Et bien sûr, on n'est jamais à l'abri d'évènements
exceptionnels et imprévisibles (catastrophe naturelle de grande ampleur,
guerre...) qui peuvent causer des pertes sèches pour bon nombre de
propriétaires.
Mais dans une logique d'investissement, avec des moyens conséquents,
avoir un patrimoine immobilier dans divers centres urbains diversifiés
aux quatre coins du monde, c'est probablement le placement le plus sûr à
long terme. Peut-être pas le plus rentable, mais le plus sûr...