Re: Renflouement de banques; la commission veut fair e respecter les r�gles de l'UE
Sujet: Re: Renflouement de banques; la commission veut fair e respecter les r�gles de l'UE De: patriote (l' arobase) rock.com (jean-jacques rousseau) Groupes: fr.soc.economie
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Date: 11. Oct 2008, 16:37:59
tijl.uilenspiegel a écrit :
jean-jacques rousseau wrote:
On 7 oct, 11:33, "tijl.uilenspiegel" <tijl.uilenspie...@club-
internet.fr> wrote:
jean-jacques rousseau wrote:
On 5 oct, 12:33, "tijl.uilenspiegel" <tijl.uilenspie...@club-
internet.fr> wrote:
irondick wrote:
Pour en sortir, il va falloir changer �a. Et pas en faisant
tourner la planche � billet. Les billets ne se mangent pas.
Si on monte � l'origine de la tragi- com�die � la quelle nous
assistons on s'aper�oit que le capital par le niveau de sa
pr�pond�rance sur le travail atteinte vers 1980 , n'avait d'autres
solutions que celles que vous d�crivez;
d�localiser,et/ou payer la croissance � cr�dit par l'endettement
adoss� � une bulle sp�culative (en occurence immobili�re).
Pr�cisons :n'avait d'autres choix pour maintenir ce qui est
l'essentiel pour lui, le maintien du rendement du capital ou pour
parler en termes anciennes, du taux de profit.
Plusieurs facteurs entravent le fonctionnement du capitalisme qui ,
sans art�fact, ne peut pas fonctionner durablement.
Il a dans les ann�es 80 provisoirement atteint son objectif(une
quasi stabilit� du taux de profit) mais les effets secondaires des
rem�des choisis mettent maintenant en cause le fonctionnement meme
du syst�me.
Pour ma part je ne vois donc pas quelle solution s'offre maintenant
� lui pour s'en sortir encore une fois, pour �chapper encore une
fois � ses ennemis mortels celui qu'il g�n�re lui-meme: la baisse
tendantielle du taux de profit et la constitution de sur capacit�s.
--
amicalement tijl
tres juste
pour en revenir sur la proposition de irondick :
"Le probl�me est l�. remplacer une inflation g�n�ralis�e par une
inflation
des biens immobiliers (tout le monde se croit riche) a �t� une
solution de
facilit�.
Pour en sortir, il va falloir changer �a. Et pas en faisant tourner
la planche � billet. Les billets ne se mangent pas."
je pense qu'il se d�crit ici une situation limpide :
il y a eu une translation du point de gravit� de l'�conomie depuis
l'industrie vers le secteur services financiers
Oui et la location immobili�re surtout:
Les chiffres sont extravagants: en France en 1970 la location par les
entreprises (r�sidentielle et professionnelle) r�pr�sentait 8% de la
VAB totale des entreprises; en 2006 c'�tait 18.5%!(Sce INSEE,
comptes nationaux) Or le ratio de marge brute de la branche
location est tr�s favorable aux actionnaires EBE/VAB=89.5%
en 2006.
En fait l'activit� de location immobili�re n'emploie que tr�s peu de
personnel , il s'agit plus d'une rente que d'une activit� qui
produit de a valeur d'usage.
La croissance relative de ce secteur a pu camoufler la baisse du
taux de profit des secteurs productifs qui a �t� spectaculaire et
a men�e � une situation insupportable pour le capital:
-en 1970 le ratio EBE/ VAB hors location �tait de 15.5%.En 1982
apr�s une longue glissade de 3.5%.
Zoro(CAD la Mitte) est arriv� et grace � une politique
particuli�rement "socialiste" le
ratio s'est redress� � 15% en 1989,et puis la glissade a de nouveau
repris pour arriver � 4.7% en 2006!
on l'a d�j� justifi� � la fois par la baisse des taux de profit
industriel et les perspectives attrayantes de gains offertes par le
march� financier.
C'est comme cela que les de wendel ont �chang� leurs avoirs dans la
sid�rurgie et les mines avec un portefeuille d'actifs financiers.
C'est comme �a qu'on a d�localis� une bonne partie des activit�s
productives(par IDE) des grosses
vers des pays � bas cout de MO en �sp�rant ainsi redresser le
rendement du capital fixe:
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es363-364-365j.pdf
p 7/16(197).
L'accumulation nette des grosses entreprises(CAC40) n'a plus
concern�e que les
immobilisations � l'�tranger , leur capital fixe net a stagn� en
France
Du meme coup on a pr�par� le d�ficit de la balance ext�rieure..comme
aux US.
Mais conjointement il faut pointer la mutation de l'environnement :
on a laiss� � ces entreprises financi�res le soin de d�velopper
l'�conomie par le d�veloppement du cr�dit. La politique
gouvernementale de planification et de banques nationalis�es
finan�ant les secteurs industriels prot�g�s contre les
importations, pourvoyeurs de plein-emploi et r�pondant � la demande
int�rieure a pris fin. C'est maintenant aux banques de "prendre le
relais" et distribuer du "pouvoir d'achat" par "l'effet
(quasi-miraculeux) multiplicateur du cr�dit".
Mais le hic c'est non seulement :
- sur le plan formel du fait que les banques vont biaiser l'activit�
�conomique par "disposition naturelle" : elle veulent des garanties
aux prets qu'elles accordent et souriront lorsqu'on leur parlera
"d'acheter de la pierre" puisqu'un bien immobilier est facile �
identifier, � �valuer, � saisir et conserve sa valeur
(traditionnellement)... donc c'est tout le secteur de la
construction de la location, etc qui va prendre son essort (a tel
point que l'on parfois a calcul� la bonne sant� de "l'�conomie" aux
seuls chiffres du secteur!...);
- sur le plan du circuit mon�taire global : les banques ne pretent
qu'� inter�t et la masse mon�taire disponible ainsi cr�e n'est plus
que le moyen de pr�lever un int�r�t sur la masse mon�taire non
banquaire
C'est � ce niveau que tout se joue et on assiste alors � la mise en
route d'une �norme pompe aspirante...
Pour r�sumer :
1. on donne la priorit� au secteur financier pour d�terminer des
axes de d�veloppement �conomique... selon la devise si c'est
rentable, profitable, ce sera financ�
2. Mais comme le secteur financier exige un rendement cons�quent et
qu'il n'y a pas de cr�dit � taux z�ro : la masse mon�taire en
circulation est aspir�e par l'effet "soustrateur" du cr�dit, du fait
du paiement des int�r�ts non couverts par la monnaie ainsi mise en
circulation
3. une augmentation de la part du cr�dit est necessaire pour
compenser cette baisse de disponibilit� de liquidit�s, mais comme
l'activit� faiblit et le chomage augmente (->importations et
->baisse de la consomation et donc de la demande industrielle[d'ou
n�cessit� de ces plans sociaux qui ont faits les belles heures de
la bourse]) surviennent ces faillites industrielles et familiales
(subprimes) qui traduise l'impossibilit� de l'�conomie de remplir
ses promesses en offrant d'abord un emploi bien r�mun�r� qui
permettra la consommation, l'investissement industriel, des
opportunit�s ouverte de rentabiliser les investissements et enfin
le d�veloppement �conomique.
Au premier signe de faiblesse ce systeme retombe de lui-m�me : la
confiance dans les perspectives diminue, l'acces au cr�dit se
referme et un effondrement survient qui sera sym�trique �
l'enthousiasme et l'expansion de la premiere phase du cycle.
En v�rit� il y a un moment que la redistribution se fait � l'envers
des pauvres vers les riches et on a cru faussement que l'on pouvait
relancer l'�conomie en facilitant le cr�dit... Alors que c'est le
cr�dit m�me tel qu'il est con�u et employ� qui freine l'activit�
�conomique en rar�fiant le num�raire "r�el" et donc freinant les
�changes commerciaux.
Bien s�r je comprends qu'il y ait des gens auxquels les termes
"plein emploi" "relance par la consommation" et "banques
nationalis�es" ou "planification"
fassent grincer des dents. Mais c'est que nous avons v�cu dans cette
�conomie r�elle un bon moment et que la pr�tendue "nouvelle
�conomie" dont on nous a rab�ch� les oreilles n'en est que le
prolongement ou devrait-on dire "la tentative de prolongement" dans
l'id�e na�ve qu'il fallait y croire pour que �a marche...
Meme sur le papier �a ne fonctionne pas.
Exact.On constate en effet une augmentation tr�s forte de
l'endettement brut des m�nages dans la plupart des Pays OCDE:
Endettement des m�nages en % du revenu annuel disponible:
1995 2000 2005
�tats-Unis 93 107 135
Japon 130 136 132
Allemagne 97 111 107
France 66 78 89
Italie 32 46 59
Royaume-Uni 106 118 159
Canada 103 114 126
Australie 83 120 173
Danemark 188 236 260
Finlande 64 66 89
Irlande NS 81 141
Pays-Bas 113 175 246
Nouvelle-Z�lande 96 125 181
Espagne 59 83 107
Su�de 90 107 134
Vous constaterez d'ailleurs que la France s'en est tir�
relativement bien jusqu'en 2005, depuis on constate h�las une
acc�l�ration.. Ces endettements croissants consacr�s le polus
souvent � ola
consommation sont g�n�ralement la contre partie des
balances ext�rieures d�ficitaires. Aux US l'augmentation de cette
dette des m�nages a �t� de l'ordre de 30% du PIB(et la dette de 95%
en 2005) soit entre 3000 et 4000 milliards de dollars pour
l'accroissement et de 13 000 milliards pour la dette brute.Les plans
de sauvetage en cours ne couvrent pas ce genre de montants
Ces dettes ont le plus souvent pris la forme d'hypoth�ques et
�taient donc adoss�es �
la bulle immobili�re.
On comprend que le clash �tait in�vitable et
qu'aucune manip financi�re pure peut redresser la situation; seule la
r�industrialisation des pays comme les US ou la France peuvent
ramener une situation d'�quilibre, mais au taux de profit actuel
l'initiative priv�e ne sera probablement pas int�ress�.-)
Solutions possibles ;d�privatisation de l'industrie(et des banques
bien sur) et/ ou protectionisme.
Et quoi qu'il arrive, l'arret de l'accroissement des dettes des
m�nages in�vitable*(comme de celle des �tats)
aura des cons�quences graves pour les pays en transition, car leurs
exportations nettes vers l'Occident
diminueront et tendront vers z�ro.
On assistera alors � une surcapacit� de production au plan mondial,
qui g�nera fortement
des pays comme l'Allemagne et le Japon qui sont exportateurs nets
de moyen de production
"On assistera alors � une surcapacit� de production au plan mondial,
qui g�nera fortement
des pays comme l'Allemagne et le Japon qui sont exportateurs nets de
moyen de production"
Ces deux pays ont des faiblesses mais aussi des atouts
les japonais vivent toujours dans un systeme keynesien et si
l'institution financi�re peut r�agir de mani�re drastique par rapport
au service de la dette qui est �norme et insoutenable � terme ( le
gouvernement pourrait reprendre le controle de la poste par exemple et
prononcer un moratoire sur sa dette) : il est possible de r�orienter
l'�conomie sur la demande int�rieure en n�gociant sur la corde le
virage des importations �nergetiques et de transition vers les
nouvelles �nergies
Ils sont � la pointe de la technologie et d�montrent qu'ils sont
capable d'assimiler les id�es nouvelles et de r�aliser rapidement leur
concr�tisation avec �clat.
C'est exact et en plus ils sont les champions de la qualit� totale et
r�elle, leurs produits, j'ai un piano Yamaha �lectronique de plus de 15
ans sont � la fois techniquement et qualitativement irr�prochables.
les allemands sont aussi d�pouill�s que nous dans cette temp�te : ils
ont une dette �quivalente � la notre mais un outil industriel en
excellent �tat relativement peu atteint par le poison actionarial, une
paix sociale bas�e sur des proc�dures meilleures que les notres,
fortement mis en cause par les betises de Schroeder!
des
conceptions plus �labor�es que les notres sur le controle
gouvernemental et r�gional de l'infrastructure �conomique...m�me s'ils
ont parfois envi� la force d'intervention de l'�tat francais
centralis�, ils savent aussi que les meilleurs solutions sont trouv�es
dans la concertation et le pluralisme. Ils ont aussi un atout maitre
un dispositif de gestion de crise juridiquement actif (certaines
dispositions sont constitutionelles) qui permet de joindre aux forces
de la conscription nationale, les comp�tences compl�mentaires des
services f�d�raux et r�gionaux de s�curit� publique, dispositif qui
est d�ploy� selon des plans, des objectifs les mieux adapt�s � la
situation.
Bref les allemands seront eux aussi tent�s de retourner aux formules
keynesiennes et aux fondamentaux de "l'�conomie sociale de march�"
mais ils le feront d'autant plus valablement qu'ils garderont toujours
un esprit pragmatique et lucide.
Oui en effet mais dans les deux cas leurs exportations d�pendent pour
beaucoup de celles des moyens de production..
Pour l'Allemagne Pe
on a Exc�dent total du commerce ext�rieur=+195 MdE
dont machine et moyens de transport(hors automobile)=200 MdE
L'exportation Allemande est presque de la monoculture et en cas de
d�pression durable au plan mondial ils connaitront de r�els probl�mes.
--
amicalement tijl
et la crise de surcapacit� qui se rapproche avec la fin de la possibilit�
d'endettement croissant des m�nages Occidentaux incitera leurs
clients(Chinois, Indiens Russes)� mod�rer les investissements nouveau
je suppose que tous les investissement de capacité industriel sont
désormais gelés !
et les autorités des pays exportateurs comme la chine ont intérêt Ã
réagir plus vite que l'éclair pour transférer le dynamisme du secteur
exportateur (40 % du pib) sur celui répondant à la demande intérieur.
En planifiant et financant cette reconversion ansi qu'un programme
"new deal" pour mettre en circulation des revenus et ainsi relancer
ainsi la machine industrielle
On est revenu d'un coup dans l'époque de l'interventionnisme public !
| Date | Sujet | | Auteur |
| 01.01. | | | |
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