"YouDontNeedToKnowButItsNoëlle" <"YoudontNeedThatNeither"@sol.earth> a écrit
dans le message de news: 48776df2$0$923$ba4acef3@news.orange.fr...
Christian ORANGE a écrit :
J'ai très souvent été choqué, c'est bien le mot, par la théorie (à
vrai dire plus que simpliste) développée dans un grand nombre de récits
(et notamment de films) américains où l'on voit le héros infailliblement
arriver à une grande réussite en "étant simplement lui-même". C'est une
pure fiction, une utopie totale. Rien de cela n'arrive dans la réalité.
Ce sont les arrivistes sans scupule qui arrivent au pouvoir ou à la tête
d'une entreprise ou à une grande réussite en général et non ceux qui ont
une vision subtile de ce qu'ils ont en eux. Ils y arrivent à la balle et
au couteau. Ce n'est pas Cézanne ou Van Gogh qui a réussi, c'est Ambroise
Vollard. Il n'y a aucun doute là-dessus. Est-ce cela l'art? Si c'est
vraiment cela, il vaut mieux que nous allions à la pêche. En tout cas ce
n'est pas ma vision et j'y renonce volontiers si c'est cela.
Ch
La réponse est peut-être tout simplement dans la loi des probabilités.
Combien faut-il de "Van Gohg" pour que l'histoire en retienne un. Un ancien
galeriste m'avait affirmé "les gens qui ont du talent finissent toujours par
être reconnus" ce determinisme m'a toujours paru refleter une vision
étriquées et puérile.Un manque d'imagination , peu conforme aux aléas de
l'existence et à la brutale imperfection humaine.
C'est assez vrai ; mais cela ne se rapporte pas à la question « que
peindre » puisque vous semblez déjà le savoir, chacun faisant selon sa
nécessité intérieure, sa vision même si elle est loin d'être si
singulière, si unique en son genre.
(J'ai même tendance à penser, c'est pratiquement ma marotte, que plus l'on
va loin dans ce qui vous est personnel, plus on a une chance d'atteindre
l'impersonnel humain qui est le domaine de l'art.)
miam "La substantifique moëlle" élaguons élaguons à la recherche du tronc
commun.
Cela se rapporte à la question « que peindre en vue d'un succès
commercial, d'une reconnaissance publique ».
Ça, c'est de l'étude de marché, des travaux de commande à trouver.
Je ne pense pas que cela soit une honte, les peintres ont vécu de
commandes pendant des siècles. Je conçois que l'on puisse répugner à tout
compromis ; alors faire gardien de nuit pour pouvoir travailler le jour.
Noëlle Adam.
Une commande n'impose pas un compromis, la plupart des peintres considèrent
même l'exercice très motivant
Elle ne peut pas être assimilée à une "peinture commerciale" ou alors toute
peinture qui se vend est de fait"commerciale".
Le commanditaire donne le sujet mais exige les caractéristiques de
traitement qui définissent le peintre choisi.
Dans le cas d'une "peinture commerciale" c'est le peintre qui choisi le
sujet et la technique selon des critères qu'il imagine plaire au plus grand
nombre afin d'assurer la vente. Les deux cas de figure sont très différents.
"Quel qu'en soit l'issue je choisi toujours l'option ou je trouve plus de
plaisir que de contrainte."
Jojolapin "peintre en documents humains" Collections du Metropolitan et de
la Tate Gallery dans 100
ans.....................................................................c'est
long.