Mol a écrit :
MichelB wrote:
Mol a écrit :
Zetrader In Roanne City wrote:
Mol wrote:
Zetrader In Roanne City wrote:
C'est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui voudraient faire des
travaux dans des logements anciens, non ?
AFP le 01/09/2008 22h01
Logement: un prêt à taux zéro pour des économies d'énergie (presse)
Le projet de budget 2009 comportera un dispositif de prêt à taux zéro
baptisé "éco-PTZ" destiné à financer des travaux pour améliorer les
performances énergétiques des logements, selon les Echos à paraître
mardi. Ce prêt sera plafonné à 30.000 euros et le montant des
travaux ne devra pas dépasser 300 euros par mètre carré, selon le
quotidien économique. Il ne sera soumis à aucune condition de
ressources.
Le subprime a la francaise.
Hum. Pourquoi subprime ?
Parce qu'il n'y a pas de garantie que l'emprunteur rembourse.
L'Etat va budgeter le paiement des interets a la place de
l'emprunteur, mais il y a toutes les chances que personne ne
s'inquiete de savoir qui rembourse si l'emprunteur ne peut
plus...
Ben tiens! Les PATZ actuels sont consentis par des banquiers fous qui ne s'occupent pas de garantie!
Je ne sais pas ce que c'est qu'un PATZ, mais je sais ce que vaut
le "rehaussement de credit" qui a garanti bien des emprunts
ces dernieres annees, et je pense effectivement que si les
banquiers etaient sains d'esprit, ils n'auraient pas pris
les risques correspondants.
Désolé d'habitude je mets la signification des sigles, mais comme celui-ci correspondait au libellé de l'objet j'ai cru pouvoir en faire l'économie:
PATZ= prêt à taux zéro.
Je ne vois pas bien les risques pris par le système bancaire français. Par contre j'en vois bien les effets négatifs sur l'économie française en raison de leur frisolité généralisée.
Si les crédits subprimes étaient des prêts à taux zéro, tu crois vraiment que ça aurait fait plonger autant d'américains, n'est-ce pas le taux qui les a tué ?
Ce ne sont pas les taux, mais la perte de valeur des biens apportes
en garantie qui a fait sauter le systeme. La, la "garantie" est
encore plus fragile, puisqu'il s'agit des economies d'energie
a venir. Entre "NINJA" et "aucune condition de ressources",
la difference est bien mince.
Discours curieux ou vous inversez effets et causes.
Le système "subprime" est le risque pris par les banques US pour financer des emprunteurs ne correspondant pas aux critères de solvabilité (scoring) classiques.
Bien entendu le taux d'intérêt prenait en compte ce risque supplémentaire.
Comment ? Il suffit de googler 2/28 pour constater que les taux des
deux premieres annees etaient des taux d'appel, qui la plupart du temps
ne correspondaient meme pas aux interets accumules, et que nul
emprunteur n'envisageait de ne pas vendre le bien et/ou renegocier
le pret apres les 2 premieres annees.
Croyez vous sérieusement que les acquéreurs américains concernés aient envisagé une action spéculative?
Il n'y a aucune perte de valeur d'un bien immobilier tant qu'il n'est pas réalisé (entendez mis en vente). La perte éventuelle reste latente dans des conjonctures particulières et souvent provisoires.
Si le bien est utilise comme garantie, et que l'emprunteur defaille,
la question d'eviter la perte en ne vendant pas devient surrealiste.
Voilà: si l'emprunteur défaille! Vous remettez les choses à l'endroit.
C'est bien le risque massif de surendettement accepté par les banques américaines qui s'est concrétisé. A partir de là: saisie des biens immobiliers et mises en vente massives donc chute vertigineuse des prix etc....
Nous sommes très loin des pratiques financières françaises.
Pas si loin que cela, puisque les banques francaises n'ont pas su se tenir
a l'ecart de ces pratiques stupides, il suffit de voir Natixis...
Je n'ai pas étudié le cas de Naxitis, Je constate simplement que les banques françaises en général sont très circonspectes pour prêter.
Par contre dans les années 90 nous avons frôlé un risque similaire : le PAP (prêt à l'accession à la propriété) était progressif et la 3ème tranche était à un taux supérieur à 10%.
Compte tenu que c'est durant cette 3ème tranche que les bénéficiaires perdaient une partie importante de leurs ressources (allocations familiales) pour cause de majorité des enfants, nous avons connu des cas dramatiques. Mais comme c'étaient des prêts réglementés réservés à l'accession sociale sous condition de ressources, l'état à fait en sorte de limiter les dégâts. Mais les procès pour défaut de conseil ont été abondants.
Sur le point aucune condition de ressources: vous devez lire aucun plafond de ressources maximum. N'imaginez pas que l'on va prêter à un retraité 30 000 euros en espérant qu'il va dégager sur sa retraite à 600 euros la mensualité nécessaire au remboursement du prêt.
Esperons, esperons, ...
Mais la foi dans le bon sens economique de nos politiques releve
souvent de l'aveuglement.
Le problème de nos politiques est qu'ils croient que leur marge de manœuvre est infinie (et accessoirement que les poches de nos concitoyens sont sans fond).
Et plus récemment l'on constate qu'ils ne tiennent aucun compte de l'expérience des générations passées.
La problématique de l'habitat est a envisager sur le très long terme et les mandats électoraux ont tendance à se raccourcir...
La majeure partie des décisions prises en matière de logement et de baux récemment portent en elles le germe d'une inflation considérable des loyers sans que l'on ait pu constater le moindre effet bénéfique depuis leur adoption .
Mais pour revenir à la question d'origine il est possible que la mesure sur ces nouveaux prêts soit globalement positive sous réserve d'en connaître les modalités.
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Cordialement
MichelB