On Tue, 07 Oct 2008 02:16:49 +0200, Elie Arié <enarie@club.fr> wrote:
S. Delerme a écrit :
J'avoue avoir du mal à comprendre de quoi se mêle le directeur de
l'hôpital... Il me semble que son rôle n'est pas, en tant que
directeur de l'hôpital, de dénoncer des pratiques dont le caractère
délictueux me semble peu clair
Le directeur de l'hôpital, qui n'a pas d'avis médical à avoir, est
responsable de tout ce qui se passe dans son hôpital: s'il y a
condamnation en dommages-intérêts pour une faute médicale, c'est
l'hôpital qui devra payer.
Si le personnel paramédical lui signale des pratiques médicales
anormales d'un médecin,je crois qu'il est obligé de transmettre à la
Justice, sans dire si lui les trouves anormales ou pas.
Ne te fais pas plus naif que tu ne l'es.
Je pense que les directeurs d'hôpitaux sont au courant de plein de
choses qui ne sont pas complètement légales (à commencer par le
travail des internes les lendemains de garde). Un directeur d'hôpital
qui commence par alerter la police avant de faire un minimum d'enquète
(qui, même si encore une fois, on n'y était pas, auraient bien montré
qu'il est difficile de voir crime ou délit dans ce qui s'est produit)
agit probablement pour des raisons qui n'ont rien à voir avec
l'événement en soi ( j'ai passé 2 ans à la Commission Médicale
d'Etablissement d'un CHG, c''est passionnant mais ça fait perdre
beaucoup d'ingénuité).
Un directeur qui transmettrait systématiquement les pratiques
médicales (et d'ailleurs, pourquoi seulement médicales) anormales au
parquet passerait ses journées au commissariat.
C'est comme les dénonciations d'euthanasie active. Je n'en connais pas
qui n'aient pas été des règlements de compte n'ayannt rien à voir avec
le geste lui-même (je ne dis pas que ça n'existe pas, je dis que je
n'en ai jamais vu dans les cas où j'ai eu des informations)