Gerard a couché sur son écran :
Bonjour,
Merci à tous. J'ai pris la décision de ne pas me presser et de faire
une étude soigneuse des coût, prestations et rentabilté.
Gerard
Bonjour,
C'est une très sage décision, si je peux me permettre ce jugement :-)
Pour vous donner une idée, j'habite dans la région nantaise, donc peu différente de la région parisienne, et ma maison date de 2000, mais sans disposer de prouesses au niveau isolation thermique, et je consomme 90 kwh/m2 et par an pour le chauffage (à 21° car on devient frileux avec l'age). Sur ces bases et pour vos 180 m2, ça devrait vous faire env 1900 l/an de FOD, sur la base des valeurs de PCI et densité de o.gehaime et un rendement de 0.85 pour votre chaudière, ce qui n'est déjà pas si mal. On est donc loin des 4000 litres que vous consommez.
Pour ce qui est des pompes à chaleur à partir de l'air, il y a des évidences qu'il vaut mieux avoir en tête, sinon bonjour les déceptions: en effet, il ne faut pas oublier que la thermodynamique a ses lois qu'elle imposera de façon incontournable, et qui n'ont rien à voir avec les élucubrations de certains vendeurs de matériels ou de poètes écolos.
- un COP (ou rendement) de 4, ou plus, suppose un écart de températures entrée/sortie du fluide chauffé assez faible, de l'ordre de 30° au plus. Ce qui fait que ces PAC sont bien adaptées pour des systèmes air-air ou air-eau avec planchers chauffants. Mais air-air, c'est pas évident si ça n'a pas été prévu à la construction. Idem pour les planchers chauffants
- pour les maisons anciennes, avec chauffage par radiateurs radiants classiques, il faut tenir compte de la température d'eau que vous réglez à la sortie de votre chaudière lorsqu'il fait bien froid dehors. Supposons que ça soit 65 ou 70°, lorsqu'il fait -5° à l'extérieur. Cette eau revient souvent à la chaudière en n'ayant perdu qu'une trentaine de degrés dans les radiateurs. Donc, avec du -5°, il faut chauffer de l'eau de 35/40° à 65/70°. Votre PAC air-eau n'en sera pas capable, même en lui ajoutant des résistances électriques, car c'est la températures de retour qui est trop élevée pour son bon fonctionnement. C'est la raison pour laquelle on arrête alors la PAC, pour lui substituer un chauffage par résistances électriques, ou par une chaudière gaz ou fuel que l'on aura prudemment conservée. En plus, dès qu'il fait vraiment froid, une PAC air/xx passe de plus en plus de temps à se dégivrer qu'à chauffer.
- pour pallier cet inconvénient des radiateurs classiques, à défaut de planchers chauffants, on peut les remplacer par des radiateurs basse-température, qui sont généralement du type soufflant. C'est des dépenses en plus, et un peu de nuisances sonores aussi, mais ça peut s'envisager. Pour moi, c'est la seule façon de rester "thermodynamiquement" cohérent. En plus, vous disposez ainsi d'une possibilité de climatisation pour les périodes chaudes. Si ça n'est pas rentable aujourd'hui, c'est juste une question de patience, le temps que le gaz ou le fuel augmentent encore un peu. En attendant, le mieux est de faire la chasse aux gaspis, comme on vous l'a chaudement (sic) recommandé et de remplacer la chaudière si nécessaire, car elle restera de toutes façons très utile même si vous mettez un jour une PAC.
- le piège dans lequel il ne faut surtout pas tomber, c'est de surdimensionner sa PAC pour couvrir les périodes les plus froides, et ceci pour deux raisons au moins: en périodes peu froides, votre PAC aura alors un fonctionnement d'autant plus discontinu qu'elle sera surdimensionnée, et ceci sera au détriment de sa fiabilité. Par ailleurs, il faudra que votre installation électrique supporte les appels de puissance lors des démarrages de la PAC, qui dépendent directement de la puissance de la celle-ci. Donc, passage au triphasé ou bien mise en place de systèmes électroniques d'écrétage, voire les deux. Rien contre le triphasé, sauf la dépense pour les transformations de votre installation. La deuxième solution n'est qu'un pis-aller. A la limite, il vaut mieux avoir 2 PAC couvrant chacune 75% de la Pmoy nécessaire qu'une seule de 150%. C'est plus cher en investissement, mais on s'y retouve en grande partie en termes de disponibilité et de coût de maintenance. Mais de toutes façons, s'il se met à faire très froid, il deviendra nécessaire d'arrêter la (ou les)PAC (elle le fera d'ailleurs d'elle même), donc d'avoir un autre mode de chauffage qui couvre les besoins en périodes les plus froides. Ça ne peut donc pas être un chauffage d'appoint. Pas évident, si on ne veut pas sacrifier le confort...
En espérant vous avoir été de bon conseil,
Francis
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Francis
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CINQUIÈME LOI DE YOUNG
Se tromper est humain, mais pour vraiment mettre le bordel, il faut y ajouter un ordinateur.