"Caligula" <caius.caligula@club-internet.fr> a écrit dans le message de groupe de discussion : 48ddbc50$0$8009$7a628cd7@news.club-internet.fr...
Bonjour,
Mon ignorance est aussi grande que ma curiosité sur la poésie anglaise. Je suppose que les règles ont évolué avec le temps et il me semble que la rime n'est pas d'une grande importance chez les poètes anglais.
A la période classique, si. Il y a aussi les rimes internes et les allitérations héritées de la poésie gaélique.
Mais le vers libre est apparu plus tôt en anglais (William Blake par exemple) qu'en français.
J'imagine, à ce que je peux en juger, que l'important est plutôt dans le rythme des mots, la musicalité des accents. Un peu comme la poésie des anciens Grecs et Romains.
Mais pour ma curiosité, existe t-il en anglais l'équivalent du classique "alexandrin" français ou de l'"hexamètre dactylique" des Grecs et des Romains. Je veux dire un vers, sous forme rythmique ou de longueur de pieds, qui soit le signe du classicisme anglais. Quels vers utilisent Shakespeare ou Geoffrey Chaucer (le père de la poésie anglaise)? Ont ils eu des émules modernes ou les règles poétiques sont complètement différentes?
On compte les pieds sur les accents toniques et pas sur les syllabes (comme en grec classique).
Les vers le plus fréquents comportent cinq ou huit "pieds", comme Le Corbeau d'E.A. Poe:
And the sIlken, sAd, uncErtain rUstling of EAch pUrple cUrtain
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parfois en alternance dans une même pièce (fréquent chez Robert Burns).
L'allitération peut-être utilisée comme une sorte d'écho (toute la syllabe est répétée, et pas seulement une consonne) comme dans le prologue de Under Milk Wood, de Dylan Thomas et remplace alors le mètre et la rime.