Sujet: Re: Placebo contre placebo. Sans la foi point de salut.
De: nietsnie.trebla (l' arobase) 9online.fr (Nietsnie)
Groupes: fr.bio.medecine, fr.sci.zetetique
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http://www.alphanet.ch/)
Date: 12. Oct 2008, 11:01:41
ZULU wrote:
Nietsnie wrote:
ZULU wrote:
Nietsnie wrote:
FU 2 croisé avec fr.sci.zetetique
Anne G wrote:
Un placebo cher serait plus efficace qu'un placebo pas cher...
« Dan Ariely et son équipe de l’université de Durham (Caroline du
Nord) ont reçu le IgNobel de Médecine pour avoir montré que les
médicaments très chers étaient plus efficaces que ceux bons
marché, dans le cas où lesdits médicaments sont des placebos. Une
révolution ! »
http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2008/10/04/ig-nobel-harvard-decerne-un-prix-aux-recherches-ridicules
Ben voilà ! L'homéopathie ne fait pas mieux (c'est à dire aussi
bien, ce qui est souvent suffisant) qu'un placebo.. mais... bon
sang, mais c'est bien sûr ! Elle ferait mieux qu'un placebo si elle
était plus chère et beaucoup mieux si elle était très très chère !
N'oublions pas que l'effet placebo dépend aussi des conditions de
son administration. Le rôle du praticien est donc fondamental dans
le conditionnement et
la préparation psychologique du patient.
Il est donc évident qu'un praticien doit absolument CROIRE à
l'homéopathie. Sans cette condition essentielle, sa pratique sera
sans soute vouée à
un échec fracassant...
Non, c'est très exagéré. Il y a bien un effet, mais il n'est pas
prépondérant. D'ailleurs, beaucoup de guérisons dites spontanées se
font très bien sans l'intervention d'aucun tiers.
... L'homéopathie, que je qualifierais volontiers
de Placébopathie, a un gros avantage sur la médecine
conventionnelle: les effets secondaires des produits administrés
sont négligeables ce qui représente un plus appréciable lorsque
l'effet est positif.
Là, c'est un point fort : l'allopathie guérit un truc et en induit
un autre. Le bilan net entre apport et effet secondaire est souvent
pas très grand par rapport à l'apport de
l'homéopathie-placebotherapie-recettes de grand-mère, sans effet
secondaire. Ce point n'est d'ailleurs pas pris en compte dans les tests
randomisés en double aveugle : la nouvelle molécule doit faire
nettement mieux qu'un placebo, mais on oublie de soustraire le poids
des effets secondaire. On les évalue, mais on n'en tient pas compte
mathématiquement. Souvent, c'est après que les labos ont fait leur
bénéfice que la molécule est retirée du marché ou déremboursée à
cause du vrai bilan net.
A mon avis, de gros progrès en médecine pourront être accomplis
lorsque l'on arrivera à définir puis produire/induire à volonté les
mécanismes de l'effet placébo chez l'individu.
Là ! Mais on le fait, mais pas en médecine...
Ça n'est pas mon avis. Je parle de la recherche scientifique sur les
phénomènes et mécanismes que le corps humain engendre pour obtenir sa
guérison et en particulier la genèse des "ordres" cérébraux émis à
cette fin. Quelques pas ont été faits mais portent plus sur les
explications "a
posteriori" de certaines guérisons que sur les phénomènes d'induction
originels. Peut-être qu'avec les progrès de l'imagerie cérébrale
quelques portes pourront s'ouvrir.
Exemple de recherche:
....
Très bien. Mais là, c'est de la recherche scientifique, très discrète. Cela
n'arrange pas les affaires de la pharmacie, qui tient à ce qu'on ait
toujours des malades en quantité suffisante et qui consomment de leurs
produits. Comme la pharmacie tient la médecine et les politiques par les
couilles, vous pouvez toujours attendre que le dossier avance...
--
Jean-Claude Pinoteau