Nietsnie wrote:
ZULU wrote:
Nietsnie wrote:
FU 2 croisé avec fr.sci.zetetique
Anne G wrote:
Un placebo cher serait plus efficace qu'un placebo pas cher...
« Dan Ariely et son équipe de l’université de Durham (Caroline du
Nord) ont reçu le IgNobel de Médecine pour avoir montré que les
médicaments très chers étaient plus efficaces que ceux bons marché,
dans le cas où lesdits médicaments sont des placebos. Une révolution
! »
http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2008/10/04/ig-nobel-harvard-decerne-un-prix-aux-recherches-ridicules
Ben voilà ! L'homéopathie ne fait pas mieux (c'est à dire aussi
bien, ce qui est souvent suffisant) qu'un placebo.. mais... bon
sang, mais c'est bien sûr ! Elle ferait mieux qu'un placebo si elle
était plus chère et beaucoup mieux si elle était très très chère !
N'oublions pas que l'effet placebo dépend aussi des conditions de son
administration. Le rôle du praticien est donc fondamental dans le conditionnement et
la préparation psychologique du patient.
Il est donc évident qu'un praticien doit absolument CROIRE à
l'homéopathie. Sans cette condition essentielle, sa pratique sera sans soute vouée à
un échec fracassant...
Non, c'est très exagéré. Il y a bien un effet, mais il n'est pas prépondérant. D'ailleurs, beaucoup de guérisons dites spontanées se font très bien sans l'intervention d'aucun tiers.
... L'homéopathie, que je qualifierais volontiers
de Placébopathie, a un gros avantage sur la médecine conventionnelle:
les effets secondaires des produits administrés sont négligeables ce qui représente un plus appréciable lorsque l'effet
est positif.
Là, c'est un point fort : l'allopathie guérit un truc et en induit un autre. Le bilan net entre apport et effet secondaire est souvent pas très grand par rapport à l'apport de l'homéopathie-placebotherapie-recettes de grand-mère, sans effet secondaire.
Ce point n'est d'ailleurs pas pris en compte dans les tests randomisés en double aveugle : la nouvelle molécule doit faire nettement mieux qu'un placebo, mais on oublie de soustraire le poids des effets secondaire. On les évalue, mais on n'en tient pas compte mathématiquement. Souvent, c'est après que les labos ont fait leur bénéfice que la molécule est retirée du marché ou déremboursée à cause du vrai bilan net.
A mon avis, de gros progrès en médecine pourront être accomplis
lorsque l'on arrivera à définir puis produire/induire à volonté les
mécanismes de l'effet placébo chez l'individu.
Là ! Mais on le fait, mais pas en médecine...
Ça n'est pas mon avis. Je parle de la recherche scientifique sur les phénomènes et
mécanismes que le corps humain engendre pour obtenir sa guérison et en particulier la genèse des "ordres" cérébraux émis à cette fin.
Quelques pas ont été faits mais portent plus sur les explications "a posteriori" de
certaines guérisons que sur les phénomènes d'induction originels. Peut-être qu'avec les progrès de l'imagerie cérébrale quelques portes pourront s'ouvrir.
Exemple de recherche:
Mécanismes de l’effet placebo et du conditionnement : données neurobiologiques chez l’homme et l’animal
Un placebo est un comprimé, un liquide ou une injection administrés en pharmacologie comme témoin de l’activité d’un médicament. Dans de très nombreux cas, ce produit inactif semble induire des effets biologiques ou psychologiques chez l’humain. Deux interprétations ont été envisagées : l’une propose que l’effet du placebo est une réponse conditionnée de type pavlovien, l’autre qu’il est en relation avec l’attente d’une réponse au traitement. Les mécanismes impliqués dans ces effets commencent seulement à être élucidés grâce à de nouvelles techniques d’investigation en neurosciences, notamment à l’imagerie cérébrale. La dopamine et les endorphines ont clairement été identifiées comme médiateurs des effets placebo. Ceux-ci s’accompagnent de modifications semblables à celles observées après administration du médicament, et cela dans les mêmes aires cérébrales. C’est le cas pour le placebo-dopamine dans la maladie de Parkinson, le placebo-analgésique, le placebo-antidépresseur et le placebo-caféine chez le sujet sain. Le problème reste de comprendre comment le conditionnement ou l’attente de la réponse peuvent activer, dans le cerveau, des circuits mémorisés reproduisant la réponse biologique attendue.
Auteur principal :
France Haour
Article complet sur
http://www.edk.fr/reserve/print/e-docs/00/00/06/FC/document_article.md
Version pdf
http://pdf.edk.fr/archive/ms/2005/3/82212_315_319_.pdf