Sujet: Re: Placebo contre placebo. Sans la foi point de salut.
De: nietsnie.trebla (l' arobase) 9online.fr (Nietsnie)
Groupes: fr.bio.medecine, fr.sci.zetetique
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http://www.alphanet.ch/)
Date: 11. Oct 2008, 16:57:06
ZULU wrote:
Nietsnie wrote:
FU 2 croisé avec fr.sci.zetetique
Anne G wrote:
Un placebo cher serait plus efficace qu'un placebo pas cher...
« Dan Ariely et son équipe de l’université de Durham (Caroline du
Nord) ont reçu le IgNobel de Médecine pour avoir montré que les
médicaments très chers étaient plus efficaces que ceux bons marché,
dans le cas où lesdits médicaments sont des placebos. Une révolution
! »
http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2008/10/04/ig-nobel-harvard-decerne-un-prix-aux-recherches-ridicules
Ben voilà ! L'homéopathie ne fait pas mieux (c'est à dire aussi
bien, ce qui est souvent suffisant) qu'un placebo.. mais... bon
sang, mais c'est bien sûr ! Elle ferait mieux qu'un placebo si elle
était plus chère et beaucoup mieux si elle était très très chère !
N'oublions pas que l'effet placebo dépend aussi des conditions de son
administration. Le rôle du praticien est donc fondamental dans le
conditionnement et
la préparation psychologique du patient.
Il est donc évident qu'un praticien doit absolument CROIRE à
l'homéopathie. Sans cette condition essentielle, sa pratique sera sans
soute vouée à
un échec fracassant...
Non, c'est très exagéré. Il y a bien un effet, mais il n'est pas
prépondérant. D'ailleurs, beaucoup de guérisons dites spontanées se font
très bien sans l'intervention d'aucun tiers.
... L'homéopathie, que je qualifierais volontiers
de Placébopathie, a un gros avantage sur la médecine conventionnelle:
les effets secondaires des produits administrés sont négligeables ce qui
représente un plus appréciable lorsque l'effet
est positif.
Là, c'est un point fort : l'allopathie guérit un truc et en induit un autre.
Le bilan net entre apport et effet secondaire est souvent pas très grand par
rapport à l'apport de l'homéopathie-placebotherapie-recettes de grand-mère,
sans effet secondaire.
Ce point n'est d'ailleurs pas pris en compte dans les tests randomisés en
double aveugle : la nouvelle molécule doit faire nettement mieux qu'un
placebo, mais on oublie de soustraire le poids des effets secondaire. On les
évalue, mais on n'en tient pas compte mathématiquement. Souvent, c'est après
que les labos ont fait leur bénéfice que la molécule est retirée du marché
ou déremboursée à cause du vrai bilan net.
A mon avis, de gros progrès en médecine pourront être accomplis
lorsque l'on arrivera à définir puis produire/induire à volonté les
mécanismes de l'effet placébo chez l'individu.
Là ! Mais on le fait, mais pas en médecine...
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Jean-Claude Pinoteau