FB a écrit :
Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste. a écrit :
FB a écrit :
Pas de bol, ce n'est pas dans le cadre de votre activité donc pas de procédure, pas de formation...Que faites-vous si vous sentez comme un vent de panique ?
M'est déjà arrivé: j'essaie de prendre en charge la direction des opérations, au mieux,
en attendant les professionnels.
Au mieux, dites-vous.
Qu'entendez-vous par là ?
Ben dans les cas auxquels je pense, en essayant de sauver le maximum de gens.
J'ai déjà raconté de l'incendie dans un hôtel, de mon guide qui dévisse et de mon fils qui devient bleu.
J'ai eu un dégagement intempestif de halon (*) en salle machine, une personne s'est cassée
la jambe, avec une belle fracture ouverte, en essayant d'évacuer (c'est la procédure, enfin
d'évacuer au plus vite). Ses collègues l'ont laissée sur place et m'ont appelé. J'ai brisé les
portes à coup de hache à incendie, et je l'ai trainée dehors en la tirant par les bras, et en
la blessant sur le verre répandu par terre.
Bon elle hurlait. Y avait de quoi.
A ce moment là les secours sont arrivés, m'ont félicité, du genre sans vous elle était morte,
lui ont calmé la douleur, puis la police a pris ma déposition, puis je me suis *enfin* servi
un triple whisky.
La personne en question m'a chaleureusement remerciée de son lit d'hôpital.
Du coup mon employeur s'est rappelé toutes les notes que j'avais faite sur l'interdiction du halon,
et dont je m'étais fait un plaisir de communiquer le double aux services de polices compétents;
et a fait remplacer toute l'installation, en y allant au moins cher, les machines seraient arrosées
de flotte :-)
(*) Inhibition :
C'est la neutralisation de l'oxygène de l'air par le produit extincteur. Le foyer privé de cet oxygène est asphyxié (action des halons et du C02).
(**) Symptôme: asphyxie
(***) Angoisse: de ne plus avoir d'02
D'où le célèbre article de Freud, Inhibition, symptôme, angoisse. Le rôle de l'halon.
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Que l'homme s'aime c'est peu dire
Mais c'est là mon pauvre labeur
Je le dis à vos poêles à frire
Moi le petit soldat de beurre
Que l'homme s'aime c'est ne dire
Qu'une parole rebattue
Et sur ma dérisoire lyre
Voyez, déjà, elle s'est tue