"dommages collatéraux"/"Ricazerty"
Le charisme est effectivement source de pouvoir et Hitler a
certainement jouit d'un certain charisme, d'autant qu'il se posait
en défenseur de son peuple. Mais il a également usé de la peur:
celle de la décadence de la nation, de la race et du prétendu
pillage de ses ressources par une communauté expiatoire par
exemple.
Ce n'était pas un discours de peur, mais de ressentiment et de
vengeance, ce n'est pas tout à fait pareil.
En appeler à la supériorité et à la pureté de la race ne relève
pas du ressentiment, c'est comparable à la peur entretenue
aujourd'hui par l'extrême droite pour ce qui est de l'immigration.
Quant au ressentiment et à la vengeance, ceux-ci étaient
présents et d'ailleurs légitimes dès 1918, bien avant l'usage
qu'Hitler en a fait.
Vous aurez par ailleurs surement constaté, si vous avez eu le
"plaisir" de servir le drapeau, qu'il n'est guère question de
charisme dans nos casernes et que la discipline y est imposée
principalement par la peur de l'autorité.
Dans l'armée, comme dans l'entreprise et ailleurs, le
conformisme social est beaucoup plus puissant que la peur.
Le conformisme sociale résulte de la peur de se voir mis
à l'écart et l'acceptation de l'autorité par le bidasse relève
bien moins de ce conformisme que de la crainte de louper
une perm., d'écoper d'une corvée ou de se retrouver aux arrêts.
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Dans toutes les armées le soldat subit un dressage qui lui
fait perdre son identité individuelle au profit de l'esprit de
corps.
Esprit de corps: solidarité qui unit les membres d'un même
groupe. Ceci n'a donc pas grand chose à voir avec un quelconque
conformisme sociale mais bien plutôt à un formatage où le
charisme n'a guère de place pour s'exprimer.
Un soldat ne discute pas, il obéit aux ordres
Vous reconnaissez donc qu'aucun charisme n'est ici sollicité,
merci!
et l'armée n'a rien à voir avec les "bidasses", souvenir sans
doute d'un service militaire mal vécu.
Très mal vécu en effet malgré que je n'ai loupé aucune perm.,
écopé que de bien peu de corvées et jamais goûté aux arrêts.
Pour ce qui est de l'immigration on en voit le résultat
négatif tous les jours et ce n'est ni "une chance pour la
France" ni la faute de l'extrême droite même si vos
présupposés idéologiques le veulent. La gauche a crevé
de ne pas avoir voulu le reconnaître au nom de son
Evangile et la droite crèvera mêmement d'avoir éludé le
problème au nom de la Sainte Economie.
En conclusion, la solution n'est ni à droite ni à gauche
mais ailleurs et en avant...
Qui prétend ici que l'imigration, telle qu'elle est aujourd'hui,
est une chance pour la France ou la faute de l'extrême droite?...
Le principal intérêt de cette immigration bénéficie à un certain
patronat et la faute en revient principalement à la
mondialisation libérale.
En conclusion, la solution réside dans une planification
raisonnée et humaniste de la mondialisation ne condamnant
pas a priori les protections douanières au nom d'un dogme
quelconque. Contrairement à vos propres présupposés
idéologiques ceci est la position de la gauche, la vraie.
Rick