Sujet: Re: Ordinaux
De: nestor (l' arobase) pingouin.gouv.schtroumpf (Nestor le pingouin pour la France)
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Date: 07. Oct 2005, 22:44:18
Pierre Hallet a écrit:
Rodolphe Audette :
Mais, quid si on parle de fraction ? Un 1 200 000e
de seconde, ça ne peut tout simplement pas s'écrire
un deux cent millième après le millionième de seconde.
Bonne question. « Un un million deux cent millième » ?
Le « un un » me perturbe fort. « Un douze cent mille
millième » ? Argh. Je crois fort que je lirais ça à la
sauce matheuse : « un sur un million deux cent mille ».
Quand les langues naturelles sont apparues, c'était
pour compter des moutons ou des quartiers de tarte ;
ça devait suffire aux besoins de l'« honnête homme ».
Puis le monde s'est tellement compliqué, m'ame Michu !
Enfin quand même, c'est des nuls les grammairiens ! Ils sont largués !
Tenez, depuis quelques années, comme on considère que la vitesse de la lumière (dans le vide) est constante, on définit désormais le mètre comme la distance parcourue par icelle en une fraction de seconde. Comme la lumière fait environ 300 000 km/s, soit 300 millions de mètres en une seconde, le mètre est défini par :
http://www.industrie.gouv.fr/metro/aquoisert/metre.htm
« la longueur du trajet parcouru dans le vide par la lumière pendant 1/ 299 792 458 ème de seconde ».
Il y a donc bel et bien besoin de pouvoir écrire ça en lettres !
« un deux cent quatre-vingt-dix-neuf millions sept cent quatre-vingt-douze mille quatre cent cinquante-huitième de seconde » ?
C'est vrai que suivre Grevisse en écrivant « le sept cent quatre-vingt-douze mille quatre cent cinquante-huitième après le deux cent quatre-vingt-dix-neuf millionième de seconde » serait de la plus haute fantaisie.
(crochet sur fs.maths, fs.physique et fs.jargon et retour fllf).