stephane a écrit :
On 23 août, 11:36, MichelB <nos...@yahoo.fr> wrote:
CarpeDiem a écrit :
"MichelB" <nos...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
48af2a47$0$14762$426a7...@news.free.fr...
Zetrader In Roanne City a écrit :
MichelB wrote:
La loi de 1948 est une loi exorbitante (juridiquement parlant) du droit
commun.
Des loyers réglementés et le droit au maintien dans les lieux en sont les
caractéristiques principales.
En fait le gouvernement a purement et simplement soumis les propriétaires
de l'époque au régime de bailleurs sociaux.
Pas d'accord.
Je ne vois pas en quoi on ne peut pas être d'accord. C'est factuel et indiscutable.
L'on peut discuter ensuite à l'infini sur l'aspect judicieux de cette réglementation au fil des époques
Cela permet de maintenir des personnes âgées dans leur quartier, leur
environnement.
Un exemple parmi tant d'autres : ma tante, 81 ans, veuve, son mari gagnait
le smic.
Habite depuis toujours un quartier de Marseille qui s'est - un peu - boboisé
avec le temps (mais sans plus).
Si elle n'était pas maintenue dans cet appart par la loi de 48, elle irait
où ?
La loi de 89 est tout aussi protectrice pour les personnes âgées.
C'était compréhensible dans l'époque d'immédiat après guerre, mais
totalement injustifié depuis que les organismes d'HLM ont totalement
répondu aux besoins de la reconstruction.
Bof.
L'époque actuelle est comparable à l'après-guerre : pas de logements
accessibles pour tous.
L'époque actuelle n'a strictement rien à voir avec l'époque d'après guerre. Laquelle époque avait
déjà héritée de la pénurie d'avant guerre.
Et la notion de logement décent est radicalement différente entre cette époque et l'époque actuelle.
Nous sommes passés d'une insuffisance quantitative et qualitative à une inadéquation entre offre et
demande. C'est une simplification mais l'essentiel de la différence se situe bien à ce niveau.
Il y a beaucoup de vielles personnes avec très peu de revenus dans ce cas.
Pour eux, quelle est votre solution ?
Le logement social est du ressort de l'état et non pas du secteur privé.
Lorsque l'état utilise le secteur privé pour une politique sociale il le fait par le biais des aides
à la personne.
Rien n'empêche les communes départements et régions d'abonder ces aides.
L'immense majorité des personnes âgées ne sont pas logées sous le régime de la loi de 1948.
A l'inverse des personnes aux retraites confortables propriétaires de résidences secondaires voire
même d'immeubles de rapport(au régime 89 pour le coup) bénéficient de ce système.
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Cordialement
MichelB
Bonjour.
Je crains qu'en matière de logement social, vous ne commettiez une
petite erreur "philosophique"
LE logement social et majoritairement aux mains de S A privées (axa
entre autre, et les organismes de collecte du 1%). En dehors de
certains élément du financement et des garanties d'emprunt, l'état
n'as plus grand chose à voir dans le logement social (pour l'instant)
Quant à la loi de 48, c'est aujourd'hui effectivement une aberration
economique et sociale
Il est tout à fait improbable que je commette une erreur philosophique en matière de logement social.
J'ai été dirigeant pendant de nombreuses années d'un organisme d'HLM issu (entendez sous égide) d'un des premiers CIL.
J'ai fréquenté les dirigeants de ces organismes et par exemple Albert Denvers président à titre honoraire de l'union HLM. C'étaient des personnes dont la fibre sociale ne peut être mise en doute et qui ne recherchaient, à l'époque ni gloire ni récompenses.
Qu'il l y est déviation actuellement c'est certain; mais vous auriez assisté comme moi aux discours des années 80: "il faut faire plus avec moins", discours admissible à l'époque où régnait une certaine gabegie (et pas seulement dans les HLM) mais stupide quand répété au fil des années pour essayer de masquer l'incurie de l'état, vous auriez.donc perdu l'aspect social au profit de l'aspect rentabilité.
L'on a donc mis en place aux postes stratégiques des gestionnaires purs et durs puisqu'il n'y avait pas d'alternative. Avec des salariés à qui l'on ne parlait jamais de la spécificité de l'environnement de travail et encore moins de "mission" .
A titre d'exemple je gérais, à titre accessoire, des copropriétés, et bien entendu l'ensemble des prêts pour une rémunération de 3 %. Les réunions duraient souvent au delà de 2h du matin. Jamais, *je dis bien jamais*, aucun cadre ni secrétaire n'a demandé des heures supplémentaires pour ces réunions.
Je vous rappelle aussi que les CIL sont des organismes paritaires et qu'avant de mettre en cause le patronat ou AXA puisque vous citez cet organisme il est peut-être intéressant de s'interroger sur le laisser faire des syndicats "ouvriers" .
Donc merci de ne pas me donner de leçon et merci de vous demander si vous ne participez pas vous même au système.
Pour modérer: ceci est dit avec amitié malgré ma grande colère, vous touchez une corde particulièrement sensible en particulier parce que je n'ai jamais pensé à remercier mes salariés tant ce désintéressement était évident.
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Cordialement
MichelB