"jf" <cestpasjihef@free.fr> a écrit dans le message de news:
4883B2AA.9000001@free.fr...
Merci pour ton analyse :) - Pour répondre à ta précédente question, oui,
au foyer sans barlow .
Le pouvoir séparateur du C6S est donné à 0.8" , tu as combien ?
Le pouvoir séparateur du 10 pouces est théoriquement de 0,45". Je pense
qu'avec la retouche du miroir à lambda/17, ça doit quand même s'en
rapprocher, dans la limite de ce que permet l'atmosphère, évidemment !
Mais c'est vrai que les photos semblent rendre compte de cet écart (qui peut
aussi être dû à d'autres facteurs, comme la latitude, et par voie de
conséquence, l'épaisseur de l'atmosphère).
Bien employé, un grand diamètre peut donc se révéler utile en photo, bien
que je me demande souvent si j'ai bien fait : quelque part, un dobson de 300
ou 350 mm de diamètre vite posé sur son socle aurait fait mon bonheur en
visuel, et une lunette ED aurait pu le compléter en photo...
Bon, c'est sans doute vrai dans tous les cas pour les nébuleuses à grand
champ et le ciel profond en général, mais pour des vues plus rapprochées,
j'avoue que le pouvoir séparateur (et la clarté) peuvent être un atout...
Mais ça se paie très cher : le mastodonte pèse 70 kg tout mouillé, et
j'avoue que je n'ai parfois pas le courage de le sortir pour une observation
à la sauvette entre deux nuages, et que j'attends maintenant les nuits
vraiment dégagées et sans vent (pas qu'il soit très sensible au vent,
d'ailleurs, grâce à la queue d'aronde renforcée, mais c'est surtout pour la
turbulence).
Pour la mise au point, j'ai utilisé la méthode du carton avec 2 trous, sur
une étoile proche, c'est ce qui me convient le plus, je crois.
Ah, le disque de Hartmann... Eh bien, je dois admettre que c'est diablement
efficace.
Les aigrettes (avec un télescope pourvu d'une araignée, évidemment) aussi,
mais dans tous les cas, il faut pouvoir zoomer suffisemment et avec une
résolution suffisante (je crois bien hélas que l'écran timbre-poste du Canon
ne permet ni l'un ni l'autre) pour évaluer la mise au point !
Enfin, j'ai fait pire... Les quelques images que j'ai mises en lien sont les
seules regardables, à vrai dire ! :-D
Pour les pixels "morts", je dirais plutôt pixels "chauds" , leur position
varie selon le moment . Ca m'oblige effectivement à faire plusieurs darks
pour le traitement avec iris, mais j'ai, dans iris aussi, pas mal de
progrès à faire
Tes pixels chauds ne sont pas fixes ? C'est inquiétant car je trouve qu'il y
en a vraiment baucoup. Il est possible que le fabricant ait fait des progrès
au niveau des capteurs au fil des séries... Je crois d'ailleurs que Canon
vient de sortir un 12 Mpixels, mais bon, une fois équipé, je n'ai acuune
envie de changer un appareil qui me satisfait pleinement (même si la
sensibilité de l'autofocus pourrait être meilleure, par exemple) !
- Pour la coma, tu as raison... dire que j'ai choisi le c6 au lieu d'un
f/4 pour limiter la coma ;).
Pour la coma du C6, je crois qu'en fait, le primaire est très ouvert
(histoire d'avoir un secondaire pas trop énorme), ce qui explique sans doute
le phénomène... Mais je ne savais pas que c'était à ce point : dans le mien
(qui n'est quand même pas ouvert à F/4), ça se traduit par des étoiles un
peu ovoïdes en bord de champ, mais l'intensité lumineuse de l'étalement en
forme d'éventail est très atténuée, et pour ainsi dire invisible dans un
Nagler, et quasiment imperceptible également sur les photos : la tache
principale est bien plus visible, et ne présente tout compte fait qu'un
ovoïde léger : je n'envisagerais un correcteur de coma que si je me mets
sérieusement à la photo, et seulement après avoir résolu des défauts bien
plus importants, comme la mise en station, la mise au point et le suivi !