ne servent à rien.
Ce qui compte c'est ce qu'on en fait.
Perdant ou gagnant ?
Et alors ?
Tout est dans la manière de perdre ou de gagner.
Pas besoin de manière : perdre, c'est déjà pathétique en soi.
"Rater sa vie, c'est accéder à la poésie sans le support du talent" disait
fort justement Emil.
Bienvenus dans le cercle, amis poètes pas encore disparus.
Il y a des milliers de formes d'existence, à s'en donner le vertige.
Laquelle a le plus d'importance ? Personne ne sait.
Moi je sais : la mienne.
Mais je ne suis pas narcisse... si je devais me comparer à un personnage
de la mythologie grecque, ce serait plutôt Zeus.
Le malaise vient de ce que l'on culpabilise de vivre à notre manière.
Moi je ne culpabilise pas, je *sais* que ma manière de vivre mon refus du
monde et de l'humaine condition me vaudra bientôt les foudres du Ciel.
L'angoisse naît de notre décalage par rapport à ce que nous imaginons des autres. Alors imaginons autre chose, il y a tant à imaginer avant l'écran noir.
Mouais... de toute façon, l'imagination, c'est comme le pétrole et les énergies non
renouvelables, ça s'épuise tôt ou tard...