Re: modalites de consultation d'un psychiatre ?
Sujet: Re: modalites de consultation d'un psychiatre ? De: sailing.away (l' arobase) free.fr (Olivier) Groupes: fr.bio.paramedical
Organisation: Guest of ProXad - France
Date: 19. Jan 2006, 10:26:42
<Jacques_net@hotmail.fr> a écrit dans le message de news:
1137605214.511074.58480@g14g2000cwa.googlegroups.com...
Bonjour,
-Bonjour,
J'aimerais savoir s'il est nécessaire de consulter un généraliste
avant de pouvoir consulter un psychiatre ?
-Normalement non, c'est juste conseillé.
Le cas se pose pour une personne de plus de 60 ans qui présente des
troubles psychologiques de désorientation dans le temps et dans
l'espace et qui ne reconnaît plus ses proches.
-C'est un cas malheureusement très "classique" en psychogeriatrie.
Jusqu'alors la difficulté à été la suivante : le généraliste
"habituel" ne venait la voir que rarement et lors de sa visite elle
avait un sursaut de lucidité qui lui permettait de donner le change.
Manoeuvre dont le généraliste a été parfaitement dupe. Au terme de
deux ans, les moments corrects se font de plus en plus rares et cette
personne a failli incendier son immeuble en oubliant d'éteindre une
plaque électrique, provoquant la peur des autres copropriétaires
déjà impressionnés par la manifestation de ses autres troubles.
Suite aux nombreux incidents mineurs et à ce dernier plus conséquent,
ils ont saisi le syndic de l'immeuble.
-c'est logique, ils ont droit a la tranquillité d'esprit.
Ce généraliste a également doctement déclaré lors des
interpellations précédentes que même en cas de trouble, la
formulation d'un diagnostic ne changerait rien à sa situation. Et du
coup, il n'a rien fait.
-Pour la formulation du diagnostic il n'a pas totalement tout faux, mais
pour le fait de ne rien proposer, la je comprend pas!...mais a il vraiment
rien proposé?
Il y a manifestement une perte d'autonomie qui met en danger cette personne
et son entourage "géographique".
Il y a des solutions pour palier cette perte d'autonomie, la plus radicale
est de la faire rentrer dans une maison de retraite voir un établissement du
même type qui dispose d'une section de psychogeriatrie si son état le
nécessite.
Si ce n'ai pas l'intention de la famille ou qu'elle est dans l'impossibilité
de convaincre cette personne, il reste la solution du maintient a domicile
avec aide diverse et varié en fonction de la perte d'autonomie (qu'il faut
évalué, c'est le boulot de son médecin traitant, sinon faire appel a un
médecin gériatre)
Il semble qu'au minimum, un aide ménagère soit indispensable...peut être une
"dame de compagnie" en permanence pour surveiller ; ou encore aménager le
domicile pour mettre tous élément potentiellement dangereux hors de porté
quand cette personne est seul, tous cela doit être évalué et mis en balance
avec un placement en maison de retraite.
Quelle possibilité pour que la personne puisse voir un psychiatre
-Il faut savoir que tous les psychiatres n'ont pas forcement de grande
compétence en psychogeriatrie.
alors qu'elle s'y oppose, comme à quasiment toute autre proposition,
afin qu'un diagnostic puisse être posé et une prise en charge soit
entreprise ?
-Pour une consultation si il ou elle (?) s'oppose, pas de solution.
Reste la possibilité d'une hospitalisation sans son consentement avec la
procédure dite d'HDT (hospitalisation a la demande d'un tiers).
Mais il semble que ce ne soit pas adapté a ce cas, d'autant que le médecin
qui le fera doit justifier sa demande sur un certificat.
(le tiers qui en fait conjointement la demande avec le médecin peut être
n'importe qui, ayant constaté ce danger potentiel ou avéré. vous, sans
doute)
Ceci dit, si il y a mise en danger grave , caractérisé et répété, c'est la
seule solution conservatoire en attendant un placement qui ne pourra, dans
ce cas, sans doute pas être évité.
Les traitements psychotropes (médicament de la psychiatrie) ne feront pas de
miracle, il peuvent simplement limiter l'agressivité (si il y en a) et peut
être limité les moments de désorientation total, mais en aucun cas retrouver
sa présence d'esprit.
J'ai pensé à solliciter un CMP mais la réponse fut
qu'elle devait déjà voir un généraliste et que rien n'était
possible sans l'accord de la personne elle- même.
-C'est vrai, exception faite pour une procédure d'HDT
A part les pompiers, les assurances et le service des grands brûlés,
quelle solution ???
-Ne dramatisons pas inutilement, a chaque problème sa solution, a condition
d'éviter les impasse.
Merci pour votre aide.
-de rien ( si aide il y a eu)
Olivier - IDE
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