On Fri, 13 Jun 2008 19:10:54 +0200, "Sacha Martinetti-Lévy"
<sacha.martin@freesurf.fr> wrote:
(...)
Elle est dans la banalisation des mots. Les mots sont là pour désigner les
choses. Quand les mots se fondent dans une sorte de grisaille, quand il
perdent leur relief, c'est tout notre édifice de désignation des choses qui
est menacé.
Il n'y a rien de verticalité écrasante ou de fantasmes de renaissance du
droit génétique ou culturel d'une caste sur d'autres.
C'est tout simplement notre patrimoine sémantique, si récent, si fragile,
qui se fond dans une sorte de chaudron tiédasse.
(...)
Il y a évidemment une dérive sémantique et un fort relativisme culturel où
tout ce qu'on touche est signe de sacré (conception égocentré et libéral
non seulement de l'art mais de l'individu). On emploie les mots à tort et à
travers. Francis Lalanne déplace un registre politique de terreur dans un
contexte totalement inadéquat. Pour en arriver là, il y a tout un tas de
phénomènes à l'oeuvre depuis des années.
Justement, Alain Finkielkraut en parle à son émission ce week-end :
La France à l'heure du culturel
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14
Et bonne nouvelle, la France s'est pris 4-1 et à voir la tête déconfite de
certains, on se réjouit !
--
Yannick Rolandeau
"Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
Philippe Muray