Distribué sur fr.rec.animaux,fr.rec.cinema.discussion
___________________________________
Ce cher mammifère du nom de Xavier Roche nous susurrait, le mardi 20/05/2008, dans nos oreilles grandes ouvertes mais un peu sales quand même, et dans le message <g0v42a$t05$1@news.httrack.net>, les doux mélismes suivants :
Je ne vois pas bien l'intérêt d'un tel documentaire, si ce n'est d'apprendre des choses que l'on savait déjà: se nourrir, se vêtir, expérimenter des médicaments etc. implique de tuer en masse des animaux, et c'est bien dommage, et que certaines pratiques (notamment certaines méthodes d'abattage) ne sont pas suffisamment contrôlées.
Dans les pays dits "civilisés" (Europe de l'ouest, Amérique du nord), les contrôles à l'abattoir sont _draconiens_... (J'ai été il fut un temps vétérinaire inspecteur de nombreux abattoirs, y compris La Villette juste avant qu'elle ne ferme, et je peux en témoigner)...
Ailleurs, et en particulier dans les pays pauvres, c'est évidemment une autre affaire !...
J'ai bossé dans de très nombreux pays africains, où les conditions d'abattage et de conservations des viandes étaient on ne peu plus...rudimentaires (malgré de gros efforts de formations de techniciens vétérinaires)...
N'empêche...C'est dans ces pays que j'ai bouffé probablement les meilleures viandes (bovine, ovine) que j'ai jamais mangées...Barbaques achetées sur des étals par 30 ou 40° à l'ombre, cachées par des nuées de mouches de toutes les couleurs...
Le *must" a été ce qu'on appelle à Madagascar le _boeuf de fosse_...Des zébus cloîtrés littéralement dans une fosse de quelques mètres carrés, et qu'on "finit" pendant quelques mois avec les meilleurs des fourrages...Un véritable délice (quelles qu'eussent été les conditions d'abattage !), probablement unique au monde...
Menfin...Quand on sait ce que coûte en énergie et aliments la fabrication d'un kilo de viande dans nos contrées dites "évoluées" [sic], il faudra bien un jour diminuer sérieusement notre consommation de produits carnés (y compris la poiscaille)...C'est une question de survie...
--
Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui accroît sa science, accroît sa douleur.
[Ecclésiaste, 1-18]
MELMOTH - souffrant