Comment être sûr? En se confortant dans ses convictions? En «controlant» son
environnement au point qu'il semble que ses propres idées soient les plus
justes? En étouffant ses semblables afin que seul le prévisible émane d'eux?
N'entrons pas dans une analyse du mot «réalité». Ne voyez-vous pas que le
premier réflexe que l'on a consiste à se donner des paramètres rassurants.
C'est que l'autre, dans sa liberté et son insondable mystère, est source
d'insécurité, d'un certain point de vue. Car, l'on comprends que l'on
cherchait à le saisir avec nos expériences personnelles et notre passé. D'où
ces erreurs nombreuses auxquelles on est confronté, et nos désillusions,
notre souffrance.
L'autre est libre, et il change. Voilà le problème.
Et c'est bien qu'il en soit ainsi.
jh
"Marc Girod" <marc.girod@gmail.com> a écrit dans le message de news:
7f740f17-7527-4713-8e0a-f87fd0e1831f@l64g2000hse.googlegroups.com...
On May 15, 6:37 pm, "jh" <jh7...@gmail.com> wrote:
Croyez-vous que l'on puisse avoir quelque certitude sur la réalité de
l'autre?
Bien sûr.
Si du moins on entend par réalité, la réalité
des phénomènes, et non pas une réalité
cachée, et qui se révèlerait plus ou moins.
La réalité, c'est donc moi qui la pose, en
donnant du sens à ce qui m'importe.
Je n'ai donc aucune raison d'en douter,
en tant qu'elle ne dépend que de moi,
et que je suis libre, ce dont je ne peux pas
non plus douter, parce qu'en douter
renforcerait ipso facto cette liberté.
Marc