"jh" <jh7654@gmail.com> a écrit dans le message de news:
g0ggta$u5b$1@news.mixmin.net...
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Puis, un jour ou deux suivant cet échange, il m'a semblé
plus évident que l'on n'a jamais plein accès à la réalité
de l'autre. Soit que je ne peux déterminer avec certitude
que quelqu'un agit par manipulation ou par amour
véritable.
L'humanité actuelle est un monde de "moi", c'est-à-dire un
monde
de consciences identifiées, gouvernées à leur insu par le
passé.
Dans un tel monde, l'action, quelle qu'elle soit, y est donc
modelée par le passé.
Une action modelée, conditionnée par le passé, est
non-créative ce qui signifie
qu'elle est une répétition mécanique sans fin du rebattu.
Cela c'est la situation du monde. La probabilité d'action
libérée du passé y est
si faible, qu'on ne risque pas de se tromper en la déclarant
"manipulée" en toutes
circonstances. Toutefois, un miracle étant toujours
possible, et la certitude
absolue n'existant pas, il se pourrait qu'existât ici et là
quelque action libérée
du passé parmi les milliards d'autres.
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La compassion ne serait donc pas le propre de l'être
accompli mais une expérience universelle accessible à
chacun au moments charnières de sa vie. J'en reviens donc
à cette idée que tous ont accès aux expériences les plus
grandes et les plus belles dont l'existence est capable
pour l'homme. En chacun de nous dors toute la pleinitude
de la vie.
L'action devient créative, et l'Homme capable d'accéder "aux
expériences les
plus grandes et les plus belles", lorsque l'identification
de la conscience cesse.
C'est-à-dire lorsqu'il y a attention neutre, désintéressée
et immobile, dirigée
vers ce qui se passe à l'intérieur (pensée, motivations de
l'action, représentations de soi,
sentiments de toutes natures, peurs, souffrances, etc...)
et vers nos relations avec les autres. C'est un état de
conscience sans "moi".
............
Comprendre suffit à dissiper la confusion et à mettre plus
en accord avec les profondeurs de la vie. Chacun comprend
et avance sur sa voie quoiqu'il fasse. Et il n'en est pas
un qui soit au devant de ses semblables: chacun a ses
profondeurs à lui, inaccessibles à l'autre.
La *compréhension*, ou connaissance directe (sans le recours
aux mots)
des choses de la psyché, de l'esprit et du coeur, et aussi
des choses du monde
extérieur, dérive de l'attention.
Sans attention il n'y a pas de compréhension, donc présence
du "moi"
séparé des autres et du monde, avec les malheurs qui en
découlent.
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> Je conversais dernièrement avec ce bon vieil Humain01,
que je salue en
passant.
Il me présentait cette idée que le moi se compose d'images
que d'autres ont contribué à faire naître en nous par
souci de contrôle. J'espère ne pas ici déformer sa pensée.
Nous parvenions également au constat qu'il n'y guère
d'amour dans un monde où la sauvegarde du moi et la peur
sont prioritaires.
Puis, un jour ou deux suivant cet échange, il m'a semblé
plus évident que l'on n'a jamais plein accès à la réalité
de l'autre. Soit que je ne peux déterminer avec certitude
que quelqu'un agit par manipulation ou par amour
véritable. L'autre, lui-même, a peine à voir clairement ce
qu'il en est. Qu'en serait-il de moi? Y a-t-il mensonge ou
plus simplement un inconfort légitime à s'ouvrir à
quelqu'un?
La compassion ne serait donc pas le propre de l'être
accompli mais une expérience universelle accessible à
chacun au moments charnières de sa vie. J'en reviens donc
à cette idée que tous ont accès aux expériences les plus
grandes et les plus belles dont l'existence est capable
pour l'homme. En chacun de nous dors toute la pleinitude
de la vie.
Comprendre suffit à dissiper la confusion et à mettre plus
en accord avec les profondeurs de la vie. Chacun comprend
et avance sur sa voie quoiqu'il fasse. Et il n'en est pas
un qui soit au devant de ses semblables: chacun a ses
profondeurs à lui, inaccessibles à l'autre.
jh