"Adrien" <exemple@exemple.net> a écrit dans le message de news:
48418708$0$893$ba4acef3@news.orange.fr...
Ben oui. Mais Yoki ne comprend pas ça, c'est trop compliqué pour son
neurone
Je remarque que votre interprétation de ces événements n'est ni celle de
Jacques Chirac ni celle de Barack Obama, mais celle de la propagande
iraquienne (les comités irak, etc.) et de ses relais en Occident (Jean-Marie
Le Pen par ex.). Ainsi l'Iraq n'aurait été une menace que dans la
"propagande sioniste". Les 17 résolutions du Conseil de Sécurité ? Du vent ?
J'ai pourtant tenté, calmement, de défendre mon point de vue, en rappelant
les quelques points factuels qui font toujours défaut lors de ces débats en
France, parce que les médias ont propagé des légendes ne relevant pas des
logiques de la résolution 1441. Si maintenant, après m'avoir lu, vous êtes
toujours persuadé que "seul Bush croyait aux ADM" et que la résolution 1441
n'imposait pas au seul Saddam Hussein de prouver sa volonté de désarmer
avant le 9 décembre 2002, sans quoi il s'exposait à des sanction les plus
graves, que la divergence entre l'Europe, le Japon, les Etats-Unis d'une
part, la France d'autre part, ne portait pas sur ces constats, partagés,
mais sur la possibilité d'une alternative pacifique (fût-ce dans une
exécution tardive de la résolution, mais dont on devait excuser le retard
car la guerre serait une chose terrible), je ne peux décidément plus rien
pour vous. J'ai reconnu que tout le monde avait été manipulé par Saddam
Hussein, je mentionne explicitement l'absence d'ADM dans ma vidéo, j'en
expliqué les raisons, pourquoi tout le monde s'était trompé, comme j'ai
expliqué pourquoi malgré cela je refusais de regretter les décisions
d'hommes d'Etat prises pour sanctionner un régime hors-la-loi et
totalitaire. J'ai par ailleurs attiré votre attention sur le rôle
contre-productif de l'offensive diplomatique française de 2003 (qui ont
amoindri l'effort de dissuasion de la coalition internationale, et convaincu
Saddam Hussein qu'il resterait au pouvoir lorsque les Russes lui proposaient
un exil doré). Je pensais que l'on pouvait se quitter sur une respectueuse
divergence d'opinion, à l'instar du réchauffement opéré par la diplomatie
française à l'égard de ses alliés après ses égarements anti-américains et
anti-européens du début de l'année 2003, je constate malheureusement que
l'obsession est encore trop vive, la haine trop présente, le désir. Vous
pourrez refaire ce débat jusqu'à la fin des temps, si cela vous plait,
persister à comparer les libérateurs à Adolf Hitler ou je-ne-sais-qui, la
page est tournée, les alliés se sont réconciliés, la transition démocratique
est achevée, les relations avec l'Iraq démocratique se sont normalisées,...
Quant à moi, j'ai cessé de m'aveugler sur les possibilités de convaincre un
militant fanatiquement anti-américain que cet épisode est plus complexe et
subtil qu'ils ne se l'imaginent (en gros, toujours la même rengaine : "pas
d'ADM, ergo mensonges, ergo c'est pour le pétrole/Israël/whatever"). A
supposer que l'intervention fût illégale et injustifée, quod non, comme je
l'ai prouvé, il me restera, à l'instar d'André Glucksmann, la Justice et la
Morale, qui est certainement de notre côté et non de celui des défenseurs de
facto du status quo, c'est-à-dire du droit des bourreaux bathiistes à
asservir le peuple iraquien et à narguer la communauté internationale dans
le mépris de 17 injonctions répétées du Conseil de Sécurité...