"Christian ORANGE" <orange.ch@orange.fr> a écrit dans le message de news:
486619cd$0$852$ba4acef3@news.orange.fr...
bonjour à tous et toutes
des problèmes de connexion m'ont empêchée de répondre ces derniers jours à
vos divers posts.
Lisant celui de Christian, je le co-signe et les exemples que j'aurais à
fournir sont identiques. D'ailleurs, j'avais commencé une réponse à mindelo.
Peut-être la posterai-je si les connexions nettiques me sont favorables
encore.
Juste quelques précisions, dans la région de Nice, il y a au moins une
cinquantaine de patois, dialectes, et cela varie d'un village à l'autre (à
Monaco, Menton, Antibes : il y a déjà un un patois ; à Nice, le "niçois" que
tout le monde connaît - bien sûr ! Vous voyez déjà, par ce clin d'oeil, que
cette histoire de langues régionales est une utopie et qu'elle est, en
partie, une affaire politique ! Quant aux étudiants qui ont appris le
Niçois, ou élèves, inutile de vous dire qu'ils n'en ont pas eu l'esprit plus
ouvert pour autant ! Il eût mieux valu qu'ils apprissent ou lussent autre
chose !!!
Je reviens à ces fameux patois ou dialectes dans la région niçoise : il y a
cent ans, personne ne se comprenait, sauf si et seulement SI on parlait le
Français.
En Corse, c'est aussi la même chose. Et les Ajacciens et les Bastiais ne
parlent pas le même jargon. Et les Ajacciens sont fiers du leur, parce qu'il
serait plus aristocratique ou raffiné ! tout cela m'amuse !
Dans les petits villages corses, la langue est quasi incompréhensible,
variant également d'un village à un autre (à Corte, encore une autre façon
de prononcer, et tout est du mâchis-mâchis grotesque, avec des tournures
inconnues). Si je comprends, dans les textes, l'italien, l'espagnol, et
parle assez facilement ces langues, en revanche je n'arrive pas à comprendre
le corse. C'est bien étrange, tout compte fait.
Enfin, Christian a raison quand il parle des agriculteurs ou pêcheurs :
effectivement, ils sont plutôt mal dégrossis, ce qui n'enlève rien à leur
qualités d'humains, bien évidemment, mais, d'un point de vue "culturel",
cela pose des problèmes pour la "langue" et la culture (en dehors de la
culture maraîchère !) En fait bien rares sont ceux qui s'intéressent à
l'art, en général (sur cette île, du moins). Pire : ils le rejettent. Comme
si c'était quelque chose d'inutile. Et, bien entendu, ils continuent de
parler le corse, étant foncièrement nationalistes, pour ne pas dire
autonomistes (je ne dis pas que tous les corses sont autonomistes, attention
!) C'est ce que je développais d'ailleurs dans mon post non envoyé.
Amitiés à tous et bon dimanche !
Ettie.