Sujet: Re: la valeur passive de "se" dans "s'appeler"
De: marc.girod (l' arobase) gmail.com (Marc Girod)
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Date: 09. Oct 2008, 20:47:26
On Oct 9, 9:45 am, Pèire-Pau Hay-Napoleone <Anti-Pourriel.Peire-
Pau.Hay-Napole...@neuf.pro> wrote:
Ceci dit, cette interprétation n'est plus vraie lorsque vous décidez
vous-même votre nom (changement d'état civil, accès au trône,
caractéristique...). C'est sur ce point que pour Nous, l'aspect
pronominal pointe : le cardinal Ratzinger s'appelle désormais Benoît
XVI, mais c'est lui qui a choisi de s'appeler ainsi.
Le cas de l'activité papale me paraît un peu exceptionnelle.
D'ailleurs, il a beau s'appeler Benoît, personne ne répond.
Pour concilier les considérations de Grevisse et les Nôtres, Nous
dirions qu'il y a un sens commun, "donner pour nom" (le nom en question
étant attribut), et qu'ensuite, selon le contexte, "se" renvoie soit à
une tournure passive (dans la quasi majorité des cas), soit à une
tournure réfléchie.
Il me semble que s'appeler veut, la plupart du temps, dire :
être appelé par les autres. Donc, un sens plus passif que
réfléchi. Bien que Ratzinger avait, je n'en doute pas, bien
réfléchi.
Le juif est quelqu'un que les autres désignent comme juif.
Sartre (revu et corrigé par mon amnésie paresseuse).
Marc