yldjang a écrit :
En fait, je viens de découvrir qu' "Il s'applle Laurent" peut très bien se transformer en "On l'appelle Laurent", ou encore "Je m'appelle Henri" peut être aussi transformée en "On m'appelle Henri". "s'appeler" se trouve toujours dans la prmière leçon des manuels de français que j'ai utilisé et c'est bien compliqué pour les vrais débutants.
Le sens passif peut s'expliquer par le fait qu'à votre naissance, vous ne choisissez pas votre nom : en quelque sorte, vous le subissez.
Ceci dit, cette interprétation n'est plus vraie lorsque vous décidez vous-même votre nom (changement d'état civil, accès au trône, caractéristique...). C'est sur ce point que pour Nous, l'aspect pronominal pointe : le cardinal Ratzinger s'appelle désormais Benoît XVI, mais c'est lui qui a choisi de s'appeler ainsi. Il est donc discutable de parler de passif lorsqu'il dit "Je m'appelle Benoît XVI". À notre avis, "s'appeler" a ici le sens de "se donner pour nom".
Pour concilier les considérations de Grevisse et les Nôtres, Nous dirions qu'il y a un sens commun, "donner pour nom" (le nom en question étant attribut), et qu'ensuite, selon le contexte, "se" renvoie soit à une tournure passive (dans la quasi majorité des cas), soit à une tournure réfléchie.
PPHN
A Hay, A Hay, A Hay