"Fernand Naudin" <bu.jean-pierre@neuf.fr> a écrit dans le message news:
485aceb9$0$21148$7a628cd7@news.club-internet.fr...
Exactement. Les majors n'ont jamais voulu entendre ceux qui leur
disaient (il y a plus de 10 ans !) que l'avenir était sur l'Internet.
Quel avenir ? celui des majors ou des pirates.
Tu n'as pas compris ce qui t'était répondu. Les 4 majors (Universal, Sony,
EMI et Warner) se partagent un chiffre d'affaires de plusieurs dizaines de
milliards d'euros par années. Voyant arriver Internet (elles étaient 5 à
l'époque, Bertelsmann ayant ensuite fusionné avec Sony), elles l'ont
considéré comme un risque sur leur part du gâteau au lieu de l'envisager
comme un nouveau type d'économie qui appelaient à une nouvelle conception et
à une restructuration du marché de la "distribution musicale"
Un copain musicien ne voulait pas me croire non plus, il y a 10 ans.
Aujourd'hui, il me supplie de lui faire un site Web de commerce
électronique pour vendre sa musique sans passer par les majors...
Deux paragraphes strictement contradictoires.
a/Les majors ne croient pas à l'internet et courent à leur perte.
Effectivement. Par la force des choses, elles en comprennent maintenant les
enjeux. Leur désir étant d'y obtenir un maximum de contrôle.
b/le copain rebelle demande le secours de l'internet pour se passer des
majors.
Chercher le bug logique.
Non. Internet est à l'origine de beaucoup de labels indépendants. C'est
pourquoi une contre culture est nécessaire.
Il ne reste plus qu'à démontrer qu'il vendra plus sa musique par internet
que par le biais des majors.
Tenez-nous au courant.
Pas sûr mais il est plus intéressant d'être au plus près des pouvoirs
décisionnaire, et par cela, choisir des petites structures plus passionnées
par la musique que par le fric. Si tu rencontre un des décisionnaires haut
placé dans une de ces 4 majors, tu t'apercevra qu'il n'a aucune réelle
formation musicale - ce sont de simples gestionnaires parlant marché,
économie et fric. Internet, comme contre culture est un bon moyen de contrer
cette cécité du gigantisme. Cependant, au train où vont les choses, les
modes de contrôle sur ce media tendent à être accaparé par ce que l'on
pourrait appeler des mégalo-structures argentifères aveugles.
Certes ! Le piratage, c'est pas bien ! Mais n'assiste-t-on pas à un piratage
mondiale de la part de ces super-structure qui veulent faire d'Internet leur
chasse gardée ?
Max