In news : 48ef8b40$0$7939$7a628cd7@news.club-internet.fr, Michel Actis
<michel.actis@club-internet.fr> Publia :
En l'occurrence, le titre aurait du être "La quantité
d'étoiles naissantes est plus élevée que ne le laissaient
penser les observations antérieures".
A partir desquelles nous avions bâtis nos modèles qui s'avèrent
aujourd'hui complètement hors de propos....
T'exagères. Tu es docteur en chimie, non ? Donc tu sais très bien que ce
sont la plupart du temps des tâtonnements, des ajustements. Les révolutions
que tu appelles, attends et en lesquelles tu *croies*, sont rarissimes.
Les sciences sont une révolution permanente, avec, c'est vrai, parfois une
avancée brutale, schismatique, qui bien entendu avec nos caractères de
primates doit supplanter les clans, territoires, hiérarchies et conforts (ça
bouchonne parfois, oui, oui, la chartreuse) et idéologies, ne passe pas
facilement. Mais les raisons, chez les scientifiques, sont surtout d'ordre
de la vérification. On n'abandonne pas un paradigme pour un autre qui n'a
rien à voir avec le précédent sans une résistance qui est heureuse,
nécessaire, qui demande du temps.
On dirait que tu attends fiévreusement la chute de quelque chose. Comme les
conspirationnistes convaincus, croyants. Je ne parle pas des gens qui se
posent des questions légitimes sur l'Histoire et forcément leur époque, si
rapide que l'Histoire se vit au jour le jour.
Mais de ceux qui attendent la catastrophe, comme Pujadas le matin du 11
septembre qui a lâché "enfin ! il se passe quelque chose !" devant sa
rédaction médusée (même s'il devait y avoir des catastrophistes aussi, c'est
une maladie professionnelle journalistique : N'importe quel brandon doit
devenir un incendie, on dirait parfois qu'il y va de la santé de leur
corporation. On le voit bien justement lorsqu'il s'agit de domaines que l'on
connait.)
Tu as l'air de présupposer qu'il y a des Aristarque, des Galilée ou Bruno,
des Einstein, qui sont parmi nous, mais qu'une sorte de chape étoufferait,
constituée de la majeure partie d'une communauté scientifique rétrograde,
coincée, incapable de discerner la lumière, pour des raisons que je n'ose
imaginer, vu la qualité du réseau, la quantité de chercheurs, et l'absence
de barrières justement quant aux publications pour peu qu'elles soient
étayées, ne serait-ce que prometteuses, on le voit chaque jour. Ce serait
l'inverse : trop de théories, trop de poids donné à des embryons, voire des
délires médiatiques, etc..
Quoi ? Que se passe t-il ? Qu'est-ce qu'il se passe ? (Pour paraphraser les
Inconnus dans un sketch pour connaisseurs). Il y a des empêchements majeurs
? L'intelligence est neutralisée dans tous les esprits ? Par quoi ? Quelle
force ? Quelle régulation ? J'avoue que j'ai du mal à te suivre... Le monde
n'est pas trois forums francophones d'UseNet.
Sacha