In news : 47bc2bf8$0$10390$426a34cc@news.free.fr, Marc Lepetit
<marc.lepetit@pasdepubsfree.fr> Publia :
Il n'existe qu'une définition, et elle est légale, aucunement
scientifique.
De plus, "La Drogue", même dans ce cadre légal, n'existe pas. Il n'y
a qu'un codex, regroupant, fonction des pays, et en général croisé
avec celui de l'OMS, définissant un certain nombre de substances
"stupéfiantes", d'un danger plus ou moins social et plus ou moins
physico-psychique.
L'alcool, par exemple, en vente libre dans une grande majorité des
pays (pas tous), ou bien les benzodiazépines (sur ordonnance médicale
dans autant de lieux), ne sont pas inscrits dans ce codex.
C'est vrai, ce sont bien des drogues (les deux).
OK
Pourtant, ce sont des toxiques aux conséquences suffisamment
terrifiantes tant sur l'individu que la société pour que les bons
médecins soient consternés par leur usage immodéré.
La je mets un bémol. En ce qui concerne les benzodiazépines, les
conséquences (sauf usage immodéré, comme tu dis, ou bien détourné) ne
sont pas "terrifiantes". Ce sont avant tout des médicaments destinés à
soulager des souffrances. Et ils remplissent tout-à-fait ce rôle,
crois-moi. (et on peut les arréter, même si on n'est pas tous égaux
devant la dépendance, crois-moi aussi).
Beaucoup de stupéfiants sont des médicaments majeurs, à commencer par les
opiacés. Mais pas uniquement...
"La Drogue" est donc une appellation circonstancielle au plan
scientifique. S'il fallait décrire un codex des dangers inhérents aux
diverses substances employées fonction des pays et bien évidemment
des personnes, nous serions copieusement surpris.
C'est vrai.
OK...
Je ne fais aucune apologie - comme on le voit bien au terme de cette
lecture. Il faudrait être bien mal avisé que de donner le moindre
accessit à quelque manière comportant un danger.
En ce sens, d'ailleurs, je n'ai jamais conseillé le vélocipède à
quiconque, même avec un casque dit "intégral", et à fortiori ni le
chocolat ni la voiture, ni même l'ascenseur qui participe à
l'affaiblissement tant des muscles de la marche, que du retour
veineux.
:-)
Ce n'est pas mon habitude, mais je me fends également d'un smiley :)
Je n'en dirai pas davantage. Il existe de plus un article de loi qui
interdit d'en débattre, malgré l'histoire des arts, français et
autres, qui interroge - au plus niveau - de fait nos lois.
Un lointain cousin, peut-être, des formules politiques verticales qui
n'ont pas eu l'air de beaucoup plaire à l'humanité progressiste, pour
peu que ce logos /in fine/ signifie, je vous l'accorde, grand chose.
Mais la com. de notre Occident est tout de même basée dessus. Il est
alors facile d'y reconnaître une foncière contradiction.
Nous sommes après tout sensés vivre non seulement en toute liberté de
conscience, mais avoir le droit inaliénable, selon la déclaration de
ces droits, de faire de notre esprit et de notre corps ce qui nous
chante, tant que nous sommes adultes, et ne projetons aucune ombre
sur la liberté de nos concitoyens.
Est-ce que le fait de "se droguer", quoi qu'on mette derrière ce
terme, ne nuit en rien à le liberté de nos concitoyens?
De manière passive - le plus souvent - oui. Et parfois activement. Mais
alors... Nous ne pouvons plus vivre ensemble? Tout acte à des conséquences.
La bêtise ? Toutes les tentatives dans le sens de réduire cette sorte de
liberté sont germinatrices de délires épouvantables, de conséquences
dramatiques et sans fin.
Comme beaucoup d'autres choses, OK.
Ca va beaucoup plus loin que cela.
Il semblerait que malgré l'avalanche de publicités méphitiques
sensées nous démontrer notre improbable modernité - dans le but
évident de nous astreindre (quelques uns croient encore qu'il s'agit
d'"informations d'entreprise au service du client"), il existe encore
des êtres humains qui pensent que la consommation à outrance de
produits dont le besoin est artificiellement créé dans des usines,
est une drogue encore plus redoutable que certaines de celle
inscrites dans le Codex décrit plus haut.
Oui.
Il paraîtrait même qu'il existerait des associations telles que les
Alcooliques Anonymes uniquement consacrées aux victimes du marketing.
D'autres seraient spécialisées dans la désintoxication (atrocement
difficile) aux benzodiazépines, Valium, Témesta, Lexomyl, Xanax, ou
agonistes de la Sérotonine tels que Prozac ou Deroxate. (je ne
connais pas la touche qui détermine les marques. Donc on considèrera
que chacune de ces marques en majuscules est considérée dans mon
texte comme une marque. Et puis je n'en vends pas non plus, hein...)
Le Jeu également. La vitesse. La nymphomanie douce et son équivalent
masculin (!). Le Gras. Internet. Je ne peux plus dire la cigarette,
puisque l'acharnement est monstrueux, même si on vient d'apprendre
que la fellation était peut-être la plus puissante pourvoyeuse de la
majorité des cancers de la gorge**.
SMDL
Tu as l'air de vouloir "banaliser", je le dirais comme ça, au risque
de me tromper, l'usage de drogues (lesquelles), et diaboliser les
benzodiazépines et antidépresssseurs qui sont, je te le rappelle, de
vrais médicaments destinés (en principe) à soigner de vraies maladies.
Je ne banalise ni ne diabolise rien. mais ce que je dis n'est pas
/politiquement correct/ (malgré que je déteste cette expression, mais je
n'en vois pas d'autre, là, immédiatement - allez, peut-être n'est-ce pas
"conforme aux facilités ambiantes").
PS : J'essaies un xpost avec fsd, sans fu2, pour voir (je suis aussi
chez Free)
Non, non, c'est moi, je me suis rendu compte qu'il s'agissait bien du nombre
de crosspostages (publications croisées) et de plus sans suivi sur un forum
précis.
Merci pour les réponses de tous.
--
Sacha, disent-elles
Je sais où est la crevasse où ils ont chu.
Mais depuis, ils sont sourds, tout à la découverte de leur Monopoly des
impasses, entre maisons de passe-passe et autels rue de la Guerre.