On 8 oct 2007, 00:39, Bien a vous <bien.a.v...@orange.fr> wrote:
Ce fut une bonne après midi passée à l'hippodrome de Longchamp,
histoire de voir "en vrai" une grande course comme celle du prix de
'ArcdeTriomphe.
En fait, il y avait huit courses. La première, à 13h45, était le
tiercé /quarté/ quinté habituel et la sixième course était le prix de
l'Arc de Triomphe.
J'arrive environ trois quarts d'heure avant la fameuse course. Je me
ballade dans l'hippodrome, un grand et vaste complexe avec boutiques
et restaurants. Le public est étonnant : Il y a beaucoup de jolies
femmes avec des toilettes superbes et des chapeaux extravagants, il y
a des jeunes hommes, très biens faits, qui portent avec une classe
épatante de magnifiques costumes hors de prix, il y a des chapeaux
haut de forme, des chapeaux melons, des écossais en kilt, trois
mousquetaires avec> épées et téléphones portables, et des milliers de
gens tout simplement vêtus de jeans et de baskets. Et tout ce joli
monde se croise et se> mélange dans une joyeuse cohue car nous sommes
50.000.
L'heure de la course approche. Je vais à l'aire de présentation des
chevaux. Il y a du monde mais c'est accessible. A quatre ou cinq
mètres de moi, au delà des barrières, sur une espèce de petit podium,
il y a la grande Adriana Karembeu qui domine d'une tête le premier
ministre. Celui-ci fait un petit discours pour la télévision où il
parle de l'importance de la filière cheval pour l'économie du pays.
Puis ce sont les 12 chevaux qui apparaissent, montés par leurs
jockeys qui se dirigent tranquillement vers le champ de course.
10 minutes ! Je vais aux tribunes mais je suis en bas, debout, car
tous les gradins ont été pris d'assaut depuis longtemps, bien avant
que j'arrive. Le présentateur au micro, Laurent Broomhead, fait
monter la pression. Nous allons assister, nous dit-il, à la plus
grande course de galop du monde : elle va être diffusée par les
télévisions de 200 pays pour une audience cumulée de plus de un
milliard de personnes. Diantre !
5 minutes ! Les chevaux paradent devant la tribune sous les
applaudissements nourris du public : ce sont des bêtes magnifiques qui
palpitent visiblement de l'envie de courir. Elles passent devant nous
et se dirigent vers les blocs de départ. Le numéro 12, Authorized,
estle favori des parieurs.
C'est parti ! De la tribune, au début, on ne peut suivre la course qui
se déroulent au loin que grâce à trois écrans géants qui font face au
public. Les hauts parleurs retransmettent les paroles survoltées de
deux commentateurs qui créent une ambiance totalement électrisante. A
un moment, alors que je les ai en gros plan sur l'écran géant, je
vois les chevaux qui courent, tout là bas, tout petits, cavalant à
une allure hallucinante dans la célèbre montée. Puis c'est le virage,
le public est survolté car dans moins d'une minute tout sera finit.
Un des commentateurs, au bord de l'apoplexie, annonce que les
concurrents sont entrés dans la dernière ligne droite. C'est vrai ! On
les voit maintenant ! Les plus beaux chevaux de la planète déboulent
vers nous à toute allure. Alors, une immense clameur s'empare du
public, une clameur d'enthousiasme tendu qui pousse les chevaux vers
la ligne d'arrivée. Ils passent devant moi. Ils sont en énorme sur
l'écran géant et en taille normale devant l'écran. Autour de moi, je
m'attends à voir des gens s'effondrer de crise cardiaque. Où est le
favori ? Il est dans les choux le favoris, car une seconde plus tard
tout est fini et il n'y> a pas le 12 : 2-1-11, c'est le trio gagnant.
Il faudra attendre quelque temps avant la cérémonie de remise des
prix à cause d'un petit doute sur une éventuelle faute commise par le
vainqueur qui sera écartée par les juges commissaires. Le premier
ministre remet la coupe sur une tribune dressée sur la piste. Adriana
Karembeu fait rire quand elle embrasse KF Fallon, le jockey cravache
d'or de Grande Bretagne qui vient de l'emporter avec son pur sang
Dylan Thomas, parce que le héro du jour ne lui arrive pas à l'épaule.
Et en plus le temps était superbe !
--
Marc
Bon bah cette année il ne faisait pas beau. Le premier ministre n'était
pas là, il y avait seulement le ministre de l'agriculture. Les chapeaux
n'était plus sur les têtes des dames mais ils volaient sous le vent. Les
beaux mecs en costumes hors de prix étaient rentrés dans les tribunes
VIP et ne venaient plus se faire admirer par le bon peuple sur la
terrasse à l'extérieur. Les anglo-saxons, quant à eux, anglais,
écossais, gallois, irlandais, étaient toujours aussi alcoolisés et
braillards.
Par contre, la course a été superbe. La favorite, la magnifique pouliche
Zarkava, le cheval de l'Aga Khan le plus cher et le plus rapide de la
planète, a fait presque toute la course en queue de peloton, avant de
remonter tous ses adversaires dans la dernière ligne droite, et de
passer en tête, juste devant moi qui était au bord de la piste, à moins
de 200 mètres de l'arrivée. C'était beau et impressionnant à voir. En
plus, son cavalier, le jeune français Christophe Soumillon, était
infiniment plus joli à regarder que son prédecesseur, Monsieur Fallon,
le vainqueur de l'édition 2007.
Voilà d'ailleurs le plaisant Christophe Soumillon et sa belle Zarkava
pendant le défilé de présentation des concurrents :
http://img183.imageshack.us/img183/8782/dsc01679qs2.jpg
Et puis comme mon appareil photo enregistre des vidéos, voilà également
la course comme si vous y étiez, (bon ça bouge un peu mais comme je
n'étais pas seul j'étais un peu bousculé...)
http://www.youtube.com/watch?v=WghZ5TtyYC0