pehache-tolai a écrit :
C'était pour répondre à votre attaque à peine dissimulée du type "les
conseilleurs ne sont pas les payeurs".
Ainsi, vous inscririez sans problème votre descendance dans un établissement qui proposerait le français, les maths, l'histoire, l'anglais, etc. - a minima, mais, au lieu de tout cela, des activités diverses et variées, « à haute plus-value culturelle », comme on dit ?
C'est noble.
Mais dites-moi, la modularité et la suppression de la carte scolaire, comment se fait-il que cela se produit en même temps ?
Parce qu'aujourd'hui les parents des élèves d'Henri IV poussent leurs
enfants dans la même direction que ceux de la Courneuve ?
C'est bien pourquoi il convient d'imposer des parcours, et de garder des horaires nationaux, histoire de limiter - un peu - la casse.
Non
Si ça vous amuse.
Vous voulez dire qu'un bac moins modulaire que celui d'aujourd'hui ne
serait pas souhaitable ? Je suis d'accord avec vous !
Je n'ai jamais laissé entendre que je voudrais d'une fusion S-ES-L, par exemple. Bien au contraire.
Mais j'attrappe au passage cette question des langues: ce n'est pas un
secret que les élèves français sont très moyens en langues. Et
pourtant quand on fait la somme des heures de langues jusqu'au bac, il
est difficile d'incriminer des horaires trop faibles.
Tout dépend de ce qu'on enseigne, et pourquoi on l'enseigne. Si ce qu'on enseigne, c'est ce pseudo-anglais qui sert de langage au commerce international...
Non: il y a aussi ceux qui proposent de reculer le pion.
Quand on s'est trompé de route, c'est plus sage.
Mais voyons, puisque que le bac est un diplôme NATIONAL, il n'y a
évidemment AUCUNE différence actuellement entre Henri IV et un lycée
de la Courneuve...
Je n'ai jamais dit qu'il n'existait « AUCUNE différence ». Ce que vous proposez, c'est de desserrer les derniers freins, pour renforcer et institutionnaliser ces différences.
Mais c'est déjà comme ça aujourd'hui, n'est-ce pas ? Et pourtant ce
n'est pas la faute de la modularité puisqu'il n'y en a pas.
Comme ce n'est pas ce que j'ai écrit, je me sens très peu concerné.
Vous suggérez vous-même par ailleurs qu'il y a tout un tas de trucs
qui servent à rien dans les programmes actuels.
Ah bon.
Je pense à des substitutions dans ma discipline, et c'est tout.
Par ailleurs faire de l'horaire n'est en rien une garantie que les
heures sont bien utilisées. Une constante qu'on retrouve dans les
déclarations de tous ceux qui font eux-mêmes l'école à leur enfants,
c'est qu'ils bouclent les programmes en 2 fois moins de temps qu'à
l'école, et les enfants qui ont connu les deux (école à la maison et
école "à l'école") ont en général l'impression de passer beaucoup de
temps pour rien à l'école.
Peut-on comparer un cours, au sein d'un établissement scolaire, et une séance de home-schooling, comme on dit ? Ce que vous proposez, c'est le retour au préceptorat ?
Non
Si ça vous amuse.
Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que le programme finlandais colle
précisément à ce qui demandé aux évaluations internationales ?
Les finlandais ne font pas de dissertations, par exemple.
JE