Sujet: Re: L'univers si merveilleux de la Finlande
De: pehache.7 (l' arobase) gmail.com (pehache-tolai)
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Date: 13. Oct 2008, 10:05:27
On 12 oct, 20:37, Julien Esquié <julien.esq...@free.fr> wrote:
pehache-tolai a écrit :
Je ne suis personnellement pas un fana des horaires à tout prix, et je ne
pousserai pas mes enfants à multiplier les options au prix d'un emploi du
temps de ministre, par exemple.
Il ne s'agissait pas de cela, mais des heures dévolues à l'enseignement
du français. Ces heures sont en constantes diminution.
C'était pour répondre à votre attaque à peine dissimulée du type "les
conseilleurs ne sont pas les payeurs".
Vous pouvez qu'un lycéen est incapable de faire des choix de ce genre ?
Ce ne serait qu'une pseudo-liberté de choix. Pas la même à Henri IV et à
la Courneuve. C'est cela qui me pose un problème. Sans compter que les
parents des élèves d'Henri IV pousseront leurs bambins dans une autre
direction que ceux de la Courneuve.
Parce qu'aujourd'hui les parents des élèves d'Henri IV poussent leurs
enfants dans la même direction que ceux de la Courneuve ??
Non.
Si.
Non
Inversement: pourquoi ne pas faire un programme et un bac unique ?
Ce serait un bac au rabais. Je veux dire : encore plus au rabais que le
bac actuel.
Vous voulez dire qu'un bac moins modulaire que celui d'aujourd'hui ne
serait pas souhaitable ? Je suis d'accord avec vous !
Quand je vois le nombre d'heures
d'anglais que j'ai faites jusqu'au bac, le niveau déplorable que j'avais, je
n'irai sûrement pas dire que le nombre d'heures est une condition
suffisante.
Je n'ai pas eu la même expérience.
Comme quoi les expériences de chacun sont variées, et l'élève moyen
n'existe pas. N'est-ce pas ?
Mais j'attrappe au passage cette question des langues: ce n'est pas un
secret que les élèves français sont très moyens en langues. Et
pourtant quand on fait la somme des heures de langues jusqu'au bac, il
est difficile d'incriminer des horaires trop faibles.
En ne bougeant pas d'un pouce ça va être dur.
Quelqu'un propose d'avancer un pion. Le monde, dès lors, se divise en
deux catégories : ceux qui lui emboîteront docilement le pas, et ceux
qui refusent tout mouvement.
C'est bien connu.
Non: il y a aussi ceux qui proposent de reculer le pion.
Je ne dis pas le contraire.
Si.
Non.
"S'inspirer de" n'est pas forcément "importer en masse".
Je suis persuadé qu'on peut dénicher, dans le modèle finlandais, des
choses intéressantes. Mais pas la « modularité ».
C'est d'ailleurs quelque chose qui traîne dans les cartons depuis bien
longtemps, en particulier dans les cartons de ceux qui veulent « faire
des économies ». Et ce quelque chose ne vient pas de Finlande. Les
démolisseurs français ne doivent pas être sous-estimés : ils ont
beaucoup d'imagination.
Même si celui de H.IV a fait ses 4 ans en dilettante
Henri IV n'est pas précisément le paradis des dilettantes.
Mais voyons, puisque que le bac est un diplôme NATIONAL, il n'y a
évidemment AUCUNE différence actuellement entre Henri IV et un lycée
de la Courneuve...
alors que l'autre a
mis les bouchées doubles pour boucler son cursus rapidement et ne pas
trainer en route ?
Mais, dans son établissement pourri du 93, il aura beau mettre les
bouchées doubles, cela ne changera pas grand-chose. Quand on perd la
moitié d'un cours à tenter d'obtenir le silence, au bout d'une année,
c'est beaucoup de temps perdu.
Mais c'est déjà comme ça aujourd'hui, n'est-ce pas ? Et pourtant ce
n'est pas la faute de la modularité puisqu'il n'y en a pas.
Je prends le branleur d'Henri IV.
Tans pis pour l'autre...
Donc à la limite ce n'est pas un problème d'horaire global, mais d'horaire
par matière ?
L'horaire global est l'addition des horaires par matière. C'est tout de
même très con de devoir écrire une pareille évidence.
Vous suggérez vous-même par ailleurs qu'il y a tout un tas de trucs
qui servent à rien dans les programmes actuels.
Par ailleurs faire de l'horaire n'est en rien une garantie que les
heures sont bien utilisées. Une constante qu'on retrouve dans les
déclarations de tous ceux qui font eux-mêmes l'école à leur enfants,
c'est qu'ils bouclent les programmes en 2 fois moins de temps qu'à
l'école, et les enfants qui ont connu les deux (école à la maison et
école "à l'école") ont en général l'impression de passer beaucoup de
temps pour rien à l'école.
Pas du tout HS, au contraire.
Si.
Non
Pardonnez-moi, mais je croyais naïvement que le but final de l'enseignement
des mathématiques était de donner un bon niveau niveau en mathématiques.
Je ne crois pas à cette naïveté. On n'enseigne pas l'ensemble des
mathématiques dans le secondaire.
En effet, les espaces préhilbertiens ne sont pas enseignés dans le
secondaire. Mais je doute que les évaluations internationales
supposent qu'il soient connus.
Si les évaluations internationales montrent un mauvais niveau, c'est que le
niveau est mauvais, point.
Si, je commence à croire à cette naïveté.
Que ce soit à cause d'un programme trop peu
ambitieux
Ce n'est qu'il soit « trop peu ambitieux », c'est qu'il est autre. Le
programme finlandais, lui, colle à ce qui est demandé aux évaluations
internationales. Est-ce à dire que c'est un meilleur programme ? Je ne
le pense pas.
Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que le programme finlandais colle
précisément à ce qui demandé aux évaluations internationales ?
Et si on constate que d'autres font mieux avec des horaires
qui ne sont pas supérieurs aux nôtres
On ne constate rien de tel. Ils ne font absolument pas mieux, ils font
autre chose.
Je ne peux pas vous obliger à enlever vos oeillères.
--
pehache