pehache-tolai a écrit :
Ça fait peur...
Oui.
Quelle horreur !
Oui. Le collège de mon bled donne aux élèves de 6e 5,5 h. de français. Et 10 km. plus loin, c'est 4,5 h. J'ai bien compris que cela ne vous posait aucun problème. Les partisans de la modernité pédagogique ou de l'école finlandaise, en général, s'arrangent pour scolariser leur progéniture dans le collège à 5,5 h.
La modularité ne consiste pas à proposer des "parcours imposés".
Les choix seront ceux - libres et indépendants - des chers bambins ? On m'autorisera à douter.
Pourquoi avoir si peur de laisser une responsabilité de choix aux élèves et à leurs parents ?
Bien, ce n'est plus la même chose. Les parents choisiront. Et surtout dans quelques établissements.
Le lycée n'est pas obligatoire, ceux qui y vont savent, ou devraient savoir, pourquoi il y vont. A partir de là, il n'est pas illogique de leur faire un peu confiance dans des choix de cursus.
Ce n'est pas une question de logique. C'est une question d'expérience.
Qu'est-ce qui empêche d'évaluer "la même chose" ?
« Evaluer » la même chose implique d'enseigner la même chose. Même programme. Même nombre d'heures.
Et puis entre un bac S, ES, ou L, est-ce qu'on évalue la même chose en maths, en langue, etc... ?
Et c'est une excellente chose. Il existe des « parcours » clairement définis et encadrés. Pourquoi changer ?
Ca reste un postulat.
C'est ce que m'a dit un IA, qui venait de sucrer un poste : « L'anglais, moins on en a d'heures dans la semaine, mieux on l'apprend. »
Texto.
D'accord, ne bougeons surtout pas d'un pouce.
Bouger ne présente en soi aucune espèce d'intérêt. Ce qui importe, c'est de s'améliorer.
Il est sûrement possible et souhaitable d'améliorer bien des choses, en commençant par redonner à certaines disciplines l'horaire dont elles ont été dépouillées, en dégageant les « actions » diverses et bariolées (TPE), etc. Je pourrais donner une liste de réformes.
Mais l'importation d'un modèle, finlandais ou autre, dont on a cru devoir constater qu'il faisait des miracles, ne me semble pas très raisonnable.
Je m'explique par un exemple: entre un élève motivé du lycée Courneuve qui ferait son cursus en 2 ans (ce que permet le système finlandais), et un élève cool du lycée H.IV qui ferait son cursus en 4 ans, vous choisiriez qui à la sortie ? La réponse n'est pas si évidente que vous le supposez.
Je choisirais sans aucune hésitation celui d'Henri IV.
C'est en tous cas une impression souvent partagée par ceux qui ont eu l'occasion de côtoyer d'une manière ou d'une autre les systèmes scolaires anglo-saxons ou nordiques.
Autres mœurs, autre contexte, autre histoire.
Jusqu'à l'année dernière les horaires du primaire en France étaient parmi les plus élevés d'Europe. Ca n'a pas empêché le niveau moyen de s'effondrer au fil des années, comme vous en faites le constat.
Un peu de sérieux. Les horaires de français à l'école primaire ont quasiment diminué de moitié en 40 ans.
Donc dire que les horaires élevés sont la clef de la réussite, c'est pour le moins exagéré.
Je ne crois pas.
C'est très simple : vous notez ces travaux dans vos classes. Ces travaux sont notés lors d'examens ou concours nationaux, donc je ne vois pourquoi évaluer ces travaux deviendrait subitement sans objet lors d'évaluations internationales.
Parce qu'à l'étranger on n'étudie pas les programmes, on n'utilise pas les mêmes méthodes, on ne demande pas les mêmes exercices.
Arrêtez tout de suite de noter vos élèves, alors.
HS.
Les priorités ne sont peut-être pas les mêmes partout, mais les connaissances restent universelles. Il n'y a pas de "maths françaises", de "maths finlandaises", ou je ne sais quoi. Les maths sont les maths, et comparer les connaissances en maths d'élèves de pays différents a tout à fait un sens.
On n'enseigne pas LES MATHÉMATIQUES, on enseigne un programme de mathématiques. Et ce n'est pas le même en Finlande et en France.
JE