Sujet: Re: L'ange du chaos
De: nicolas.delsaux (l' arobase) gmail.com (Riduidel)
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Date: 09. Jul 2008, 13:50:17
On 8 juil, 22:32, Guillaume JAY <gjaydie-spam...@free.fr.invalid>
wrote:
Aprés avoir lu ta critique, je dois dire que si surprise il y a, elle
ne peut etre que bonne..
Ben, c'est un bouquin sympathique et sans trop de prétention, qui m'a
somme toute assez plu.
C'est marrant,en te lisant, j'ai l'impression que depuis les champs du
Pellenor, (et sans vouloir faire mon integrisme tolkiennien), j'ai
pas "souvenir" d'avoir voir du grand spectable en fantasy.
Ben, et la bataille navale dans le trône de fer de GRR Martin? C'était
la super grande classe quand même, non ?
Dans la compagnie noire, par exemple, je retiens les individus et
leurs émotions,, pas les grands spectacles (même si objectivement y en
avait) . Idem dans tout Kay.
Pour Kay, je ne dirais rien, parce que c'est loin d'être ma tasse de
thé. MLais je crois qu'effectivement, dans la compagnie noire,
l'auteur s'intéresse plus à la psychologie des personnages qu'à autre
chose. Ce qui est dommage, parce qu'il y a quand même dès les premiers
tomes des batailles totallement dantesques.
Enfin, je suis pas très clair. Ca me fait clairement pas pareil avec
la SF, cependant. Notamment pour les intrigues : j'ai pas
l'impression que des intrigues de fantasy m'ont (recemment en tout
cas) autant emerveillé que des intrigues de SF (je me regale avec
Revelation Space et ses suites, par exemples, ou l'ensemble de Peter
Hamilton : comparativement, je trouve (de mémoire toujours) les
intrigues en fantasy beaucoup moins.. spectaculaire . est ce vraiment
une question d'infini de l'espace? : ca discute, parceque je placerai
aussi trés haut perdido street station.)
Je crois que c'est normal. Les romans de fantasy ont tendance à se
focaliser sur un personnage principal (le héros). Et quand tu ne
regardes qu'un personnage, la dimension gigantesque des batailles est
difficile à rendre. Il faudrait prendre de multiples points de vues, à
la manière d'un Hamilton, justement, pour bien prendre en compte leur
énormité. Ou utiliser d'autres moyens ... Je pense par exemple à l'une
des scènes d'Elric/Moorcock/Ereckösé/Hawkmoon : ils sont tous les
quatres réunis, fusionnent en une espèce de monstre hindouiste qui,
armé de son épée géante, déchire le tissu du multivers pour abattre un
monstre. Là, dans un seul coup d'épée, la dimension totallement épique
de l'acte est bien rendue je trouve.
Pareil d'ailleurs pour Conan. Pour lui, rien que renfiler son pagne
prend parfois des dimensions gigantesques, tellement énomres même qu'à
la fin, tu te dis "wow, c'est énorme".
Ou peut etre ce que par ce que la SF, c'est notre futur, donc possible
(en théorie, si on est trés optimiste (ou pessimiste :) ) ), donc plus
"exaltant/implicant" que de la fantasy qui elle ne peut pas arriver,
par définition ?
Je ne crois pas. La fantasy a par construction une nature archétypale
qui devrait bien se préter à ce genre de jeu. Seulement, consciement
ou non, les auteurs refusent de plonger dans le truc.
Je suis fatigué, je délire un peu. Ca se résume sans doute a "je
trouve de l'émotion dans la fantasy, du spectacle dans la SF". Ce qui
doit être idiot :)
Ben oui, parce que normalement, tu dois y trouver le contraire; A
moins que tu ne lises que de la fantasy romantique et du space-op.