On Sat, 7 Jun 2008 21:08:02 +0200, "Zarak" <zarakonline AT free.fr> wrote:
Non, ça me chatouille.
Bon, c'est pas qu'on tourne en rond mais... je dois vous avouer que vous m'avez
convaincu : le football est une connerie, Maradona n'est qu'un plouc avec un
tatouage du Che (Ah ah qu'est ce qu'il faut être gogol pour admirer le Che
quand on est né dans les limons argentins), tapant dans une baballe et adulé
par des sauvages, et parler de génie pour un sportif est intolérable quand on
sait qu'on emploie le même mot pour un Wolfgang Amadeus Mozart.
Voilà, nous avons sauvé l'honneur de l'art, de la grandeur et du génie ; vous
n'avons pas contribué à d'avantage d'enténébrement de cette époque dévoyée
et néantisée,comme que l'a si bien analysée Philippe Muray.
Devenu soudain conscient de l'Apocalypse footbalistique et sportive, et de la
grande invasion des macaques dans mon écran de télévision, par leur Totem en
la personne de Maradona, et qui ne veulent que dévaster notre Culture, je ne
peux que terminer par un oratorio Haendelien : ALLELUIA ! ALLELUIA !
Je transmettrai cet Appel du 7 juin 2008 à toute personne digne d'intelligence,
de génie et d'élévation d'âme.
Merci de m'avoir remis sur les rails, Ô Bienfaiteur.
Votre dernière intervention est démagogique, digne de l'exercice d'école
"Moquez de votre interlocuteur en faisant croire qu'il est ridicule et que
vous êtes le plus fort !" mais cela révèle que la critique vous est
insupportable. Remarquez ce n'est pas la première fois sur frcd et dans la
vie de tous les jours. Caricaturer la position de l'interlocuteur, après
avoir snippé plusieurs passages, en faisant croire qu'il suggère une
théorie du complot, cesser de discuter sérieusement pour faire dans la
gaudriole, faire croire qu'il est moraliste et qu'il remet dans le droit
chemin tel un Dieu alors que vous n'avez cessé de rabaisser tel ou tel
penseur dans le droit même à la critique. Sans doute que les intellectuels
sont des sous-intellectuels quand ils se mettent à critiquer vraiment, et
ne vont pas dans le sens du vent ou dans le sens de notre nombril
C'est ce qu'on savait depuis un moment : un intellectuel ou tout autre snob
doit être d'accord et ne plus critiquer sous peine d'être un sous quelque
chose. Ce qui impliquerait une dialectique particulière poour traiter un
philosophe de sous-philosophe, car il faudrait soi-même être très calé dans
la matière, ce qu'on n'a pas été vérifié. On remarque qu'il n'y a que les
intellectuels pour être qualifié de "sous" ou de "pseudo" en général quand
ils déplaisent à celui qui les qualifie ainsi. Ce qui est très étonnant. On
se demande alors ce que peut-être un vrai philosophe ou un vrai
intellectuel pour eux.
Ce qu'on remarque de plus significatif, c'est le bon droit que s'attribue
les fans de football en voulant déplacer comme mirifique une simple
activité sportive. Evidemment, la spiritualité se retrouve déplacée comme
snobisme et prétention par rapport à la ferveur affective. Symptomatique.
Vous étiez lassé de certaines critiques mais celle-là est battue et
rebattue depuis des dizaines d'années que je l'entends tellement les fans
de foot s'arrogent le privilège de la spontanéité gluante. Or, désolé mais
même quand j'étais même, j'aimais le foot car cela ne demande aucune
attribution particulière et ne demande même qu'une effusion collective où
chacun imite les autres. Cela n'a rien d'exceptionnel ou de difficile mais
alors vraiment pas. Sans doute que ce divertissement pascalien à pour
fonction de s'oublier.
Que telle personne fasse du football ou aime le sport, personne ne l'en
empêchera mais cela n'est pas suffisant. Il faut qu'on l'aime aussi sinon
on n'est pas un bon citoyen et le droit à la critique est considérée comme
inacceptable et intolérable sous peine d'être un méchant et on peut
rajouter un méchant jouisseur, un peine à jouir tellement l'assignation à
la jouissance est devenu le nouveau fardeau, la nouvelle église sous peine
de se sentir coupable. On n'a pas fini d'entendre ce terrorisme du
bien-pensant.
Mais effectivement, le plus mirifique est de voir les fans faire porter à
l'autre le fardeau de l'obéissance servile, du terrorisme intellectuel et
j'en passe alors qu'ils sont ultra-dominants en plus de nous saouler
maintenant dans les cafés avec les écrans plats, et ô infamie suprême,
d'oser un parallèle avec l'art tellement il est si facile d'aimer l'art et
de détester le football. Le plus tordant est de voir les penseurs se faire
traiter de snob, c'est-à-dire en propre d'être à la mode quand des fans par
cars entiers se rendent dans les stades pour s'extasier et prier
festivement sur le sport le plus à la mode et le plus populaire.
--
Yannick Rolandeau
"Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
Philippe Muray