On Sat, 7 Jun 2008 12:07:32 +0200, "Zarak" <zarakonline AT free.fr> wrote:
Allez, je répète encore une fois : je parle de sport, pas de l'époque. C'est pas
la plus grandiose que l'humanité aura connu mais c'est encore vivable.
Vous ne parlez pas de sport. Vous mettez un joueur de football au rang de
génie.Pour être qualifié de géant, ou de génie, on se demande ce qu'un tel
homme mérite tant d'honneur. Iljoue au foot... Risible.
Le bon vieux grégaire qui hait la différence ou l'aristo-en-toc englué dans
ses fantasmes de supériorité et hanté par la terreur d'être souillé par la populace...
vous savez, toute cette misère fait partie de la même sous-humanité, et je
ne vois plus très bien le rapport avec Maradona.
C'est bien ce que je dis : même niveau pour tout le monde. Sauf que tout le
monde n'a pas de talent. Et inutile d'être aristo pour croire qu'il y a des
personnes supérieures (supérieurs ne veut pas dire qu'ils vont passer zarak
à la chambre de torture) et quant à la populace, elle savait dénoncer les
sorcières inexistantes.. Et bien sûr l'inénarrable affirmation gratuite de
celui qui décrète tout le monde au même niveau comme un ordre. Evidemment,
être dépassé, c'est rageant...
Il faudrait déjà commencer par différencier les termes : performance et talent
ne sont pas les mêmes choses que stupidité et répétition abrutissante de chaîne
d'usine. C'est très important de poser le lexique avant le débat.
C'est sûr que gagner 1/100e de seconde est fort important pour
l'humanité...
Je n'ai pas vu que ça "parlait" de sport, j'ai juste lu des aboiements, au milieu
desquels aucune distinction n'était faite entre les misères du commerce spectaculaire
du sport moderne, et le sport lui-même. A ce que je sache, le grand commerce
du cinéma ne vous a toujours pas poussé à cracher sur le 7ème art en soi.
Sauf que le contenu de tel ou tel film serait en totale contradiction avec
une quelconque récupération. En sport, on comprend l'intérêt de dessiner
une imagerie kitsch de l'être humain. Ca permet tous les fantasmes de
pureté, de compétition etc... ce pourquoi les totalitarismes se sont
empressés de faire des messes sportives... On les comprend d'ailleurs. Ce
rêve odyllique d'une humanité propre sur elle, fière de ses muscles, de sa
jeunesse.
Sur ce point à une époque jeuniste, on comprend l'alliage du sport et de la
jeunesse au point que dès 1958, où le général de Gaulle, à peine arrivé au
pouvoir, crée le haut commissariat à la Jeunesse et aux Sports... Il
faudra vous faire à certains signes.
Disons, vous m'excuserez cette évidence, qu'une névrose chez un Muray est tout
de même plus conséquente, en sa qualité de penseur et de juge de notre époque.
Maradona se contentant de taper dans une baballe, on sera moins préoccupé par
ses écarts psychiatriques.
Etre névrosé en littérature, c'est ce qui fait le talent en même temps que
de fonder l'homme. La fracture. Si vous trouvez un seul auteur qui n'est
pas névrosé, appelez-moi. "Si on veut la santé, disait Nietzsche, on
supprime le génie." On pourrait rajouter : on a les fêtes sportives, l'art
disparaît. Sauf que Muray n'a fait de mal à personne et à encore moins
battu une jeune femme contrairement à Maradona. En plus il porte avec un
tee-shirt du Che ! Quel rebelle cet homme !
http://blog.argentine-news.com/category/maradona/page/2
Footballer n'est pas penser.
Mais non, mais non... vous pouvez critiquer ma "vedette de pacotille". Mais je n'ai
pas lu de critique jusque là (de son jeu de jambe, de sa touche de balle, de ses buts,
de ses passes, etc) mais seulement de l'aboiement et de l'humeur.
Comme de qualifier un auteur de névrosé ? Qui a critiqué Maradona de
névrosé ? Pourtant, il se pose là en étant drogué et condamné pour avoir
battu une femme ! Et on ne parle même pas des joueurs qui exercent leur
agressivité et leur violence sur les stades, sans compter les supporters.
Car un sport qui draîne de tels supporters, ce n'est pas un hasard...
J'ai grand crainte que vous vous enfonçassiez dans une douce hystérie paranoïde.
Restez parmi nous...
Oh bel argument...
Si si, ça a fait tilt. Mais chez vous, ça a dévasté le flipper !
Oh bel argument... mais ça n'a pas fait tilt sinon on ne sort pas de telle
posture tellement postmoderne.
Non non je n'ai jamais "invité à admirer Maradona", chacun admire qui il veut
et je m'en tape la coquillard. Par ailleurs, je n'ai pas de poster de Maradona,
je n'en rêve pas toutes les nuits, je ne me prosterne pas devant une statue
en cire dans mon salon, je ne possède pas les crampons qu'il a portés lors
de son premier mundial, etc (je vous précise tout ça, au cas où)
C'est même pire pour que vous insistiez tant pour défendre un tel joueur,
au point de taxer x ou y de névrosés pour un texte. Quand on en vient à
faire de tellle attaque personnelle, c'est que la bile n'est pas loin et
donc l'adulation. Celle-ci est intérieure avant d'être sur les murs.
J'ai juste dit que Maradona était un génie du ballon rond, et le terme vous a
chamboulé jusque dans vos tréfonds. Alors comme il est interdit de parler de
génie et de talent en football, je me retrouve bien embêté et je ne sais plus
comment faire si je veux parler de Maradona... soyez sympa, aidez-moi !
De génie c'est sûr. Ca va être dur de parler de génie en football. Il faut
croire que ça vous gratouille
J'hallucine ou vous avancez petit à petit vers l'éloge de la censure ? Toute
époque n'a que la culture qu'elle mérite et ne porte aux nues que son reflet
dans le miroir. "Fermer des portes", c'est quoi cette délire ? Les grands âges
ne sont pas nés de portes fermées !
Fermé n'est pas censuré (ah le grand fantasme quand on ne peut plus rien
interdire réellement) mais tout ne se vaut pas, et c'est bien que la
médiocrité soit reconnue comme telle. Donc, y'a des portes à fermer.
Non, franchement, vous me pardonnerez d'écourter là (j'ai déjà fait pas mal
d'efforts), mais ça devient vraiment grotesque. Mon endurance a des limites.
Ah ça vous gratouille mais c'est pas grave.
--
Yannick Rolandeau
"Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
Philippe Muray