On Tue, 3 Jun 2008 20:11:18 +0200, "Zarak" <zarakonline AT free.fr> wrote:
Même remarque : vous confondez le joueur, l'homme, avec les armées actuelles
de beaufs de stades, dont on n'a rien à foutre et qui salissent ce magnifique
sport. L'amalgame a la dent dure chez les antifooteux qui n'ont jamais foulé
un terrain... Vous êtes victime de l'imagerie actuelle, qui consiste à se préoccuper
de tout sauf de foot, tout comme le festival de Cannes finira par se préoccuper de
tout sauf de cinéma - est-ce une raison pour s'en prendre au 7ème art ? Non,
alors laissez le football tranquille... Et, sans vouloir vous peiner, votre avis n'a rien
d'original, c'est même le suivisme snobinard dans toute sa splendeur.
On se demande en quoi il y aurait suivisme snobinard d'un côté et pas de
l'autre. Surtout quand le suivisme snobinard dans les stades de foot, il y
en a beaucoup.
Il faut considérer le processus. D'abord du football. Bon, c'est simplement
un sport. Pas de quoi fouetter un chat. De là à élever ce sport banal au
rang de délire festif, il y a là un problème. Ce n'est qu'un sport et
heureusement qu'on a échappé aux Jeux olympiques. Et donc Maradona n'est
nullement un Dieu, un géant, c'est juste un joueur de football.
Cependant, le sport n'a jamais fait chier à ce point autant de personnes
auparavant outre qu'il était à sa place comme simple compétition. Dans ce
cas, ça me va. Et quand un sport peut générer autant de foule, et de la
baigner dans une extase émotive et lyrique absolument gluante, ça pose déjà
le problème du sport et de son rapport intime avec la masse. Et là, c'est
moins drôle pour ce genre de sport. Comme Dieu est-ce possible que ça
engendre cela ? Vous aurez du mal à faire provoquer des centaines de mort
dans un stade à l'égal de l'écoute d'un concerto de Mozart. On se demande
qui suit et qui ne suit pas.
Et voilà, la messe est dite. Mozart par ci, Mozart par là... référentiel universel,
le pauvre Wolfgang - multicité, peu écouté - plonge malgré lui les siècles des
siècles dans des ténèbres de médiocrité et d'insignifiance.
Ben oui Mozart... Tout de suite Maradona et sa baballe peut aller se
rhabiller. Surtout quand dans le top Ten, bible de la bêtise ambulante, un
joueur de football remplace un homme de culture, il y a vraiment un
problème niveau cerveau. C'est sûr, s'extasier devant Maradona, c'est pas
dur...
Allez pour vous faire plaisir un texte Muray sur le sport : Les olympiades
de la terreur
http://yrol.free.fr/LITTERA/Muray/muray2.htm
--
Yannick Rolandeau
"Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
Philippe Muray