Johannes Baagoe :
Selon quels principes va-t-on décider le sort du petit Mohamed
trouvé seul à Marseille et qui fit les gros titres en août,
à présent qu'un test ADN a montré que l'Algérienne résidant
légalement en France qui se prétendait sa mère ne l'est pas ?
herpskwerps :
le test ADN montre qu'elle n'est pas sa génitrice.
Si vous voulez, mais que je sache, ce changement de vocabulaire n'est
pas susceptible de changer la décision des autorités judiciaires
ou administratives chargées du cas.
Est-ce qu'il *devrait* la changer ? Voilà un cas concret de la
question que vous posiez : "selon quels critères faut-il juger un
but ?".
Car tout le monde est d'accord sur les *faits*, là n'est pas la
question. Il y a des cas où les faits sont incertains, par exemple
quand il n'y a pas de preuve absolue que l'accusé a bien commis
le crime qu'on lui reproche, mais pas ici. La question n'est pas
"Qu'est-ce qui s'est vraiment passé ?", c'est "Que faut-il faire ?",
"Quel but faut-il poursuivre ?".
Je parle de choses concrètes, de décisions pouvant faire le
malheur des gens sinon leur bonheur, et qui, au-delà, engagent
notre avenir en le tournant vers un but plutôt qu'un autre.
Parfois, le parent et le géniteur sont deux personnes différentes.
[...]
Tout ça est fort beau, mais ça ne nous dit pas selon quels principes
on jugera le cas en question, ni - ce qui m'intéresse encore plus,
personnellement - selon quels principes il *faudrait* le juger.
--
Johannes
L'idée que toutes les idées se valent en vaut bien une autre,
mais laquelle ?