Johannes Baagoe :
Mais ce qui m'intrigue le plus, c'est pourquoi vous trouvez cette
question centrale pour celle de savoir selon quels critères on
pourrait évaluer des théories du but, ou des morales.
Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste. :
Ah, on doit se restreindre à certaines théories ?
Non, pourquoi ?
Il se trouve que là, la question posée porte sur des théories
un peu particulières en ce qu'elles ne parlent tant de ce qui est
vrai ou faux que de ce qui est bien ou mal, de ce qu'il faut faire
ou éviter, de buts, de valeurs, etc. Elles sont plus prescriptives
et normatives que descriptives.
Mais cela posé, a priori, tout est bon, /anything goes/. Notre
interrogation tend justement à restreindre le nombre de théories
acceptables en éliminant celles qui manifestement ne le sont pas.
Si non j'avais des questions sur la déduction. Le tertium non datur,
et la double négation s'annulant sont applicables ?
Le plus souvent oui, parce que les règles de déduction sont le plus
souvent implicites et que la logique classique est en quelque sorte
l'option par défaut. À vue de nez, c'est elle qui est appliquée par
les tribunaux quand il s'agit de déduire une décision des lois, mais
je ne vois pas immédiatement de cas où ça ferait une différence
si l'on appliquait, disons, une logique de Heyting ou d'Asenjo.
Cela dit, rien n'interdit de formuler une théorie morale ou déontique
reposant de façon explicite sur ce genre de logiques, si quelqu'un
trouve que l'effort en vaut la peine. Voici de quoi commencer une réflexion :
http://plato.stanford.edu/entries/logic-deontic/index.html
Parce que, si c'est oui, pour moi, ces théories sont de la, heuh,
charlatanerie.
Je pense que vous cherchez midi à quatorze heures.
http://www.ccic-cerisy.asso.fr/intuitionnisme07.html
Une logique intuitioniste résout-elle le problème des
automobilistes qui tournent en rond dans l'histoire de Devos ?
--
Johannes
L'idée que toutes les idées se valent en vaut bien une autre,
mais laquelle ?