Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste. :
Johannes Baagoe :
Je dirais qu'une théorie est un ensemble de propositions accompagné
d'un ensemble de règles de déduction explicites ou non, de telle
façon que certaines de ces propositions se déduisent d'autres
par application de ces règles.
Pour préciser ce que vous entendez par proposition,
Moi, j'aurais écrit "ce que vous entendez par "proposition"" :-)
J'avais fait exprès de laisser le mot dans un sens relativement vague,
parce que je ne crois pas que le débat considérable et compliqué
sur les sens et nuances de "proposition", "phrase", "énoncé",
"affirmation" (il peut s'agir d'une négation...), "assertion", etc,
change quelque chose au débat central.
pouvez vous nous expliquer, gratuitement, comment vous vous situez
dans la question suivante, centrale à mes yeux :
(
http://www.erudit.org/revue/philoso/2004/v31/n2/009809ar.html)
Volontiers, et gratuitement parce que ça me plaît.
D'abord, par rapport à la question de la réalité historique de la
/suppositio materialis/ chez Occam ou d'autres, je ne me situe nulle
part, parce que je ne suis pas du tout compétent. Je prends acte des
positions des uns et des autres, mais je n'ai pas d'avis personnel
sur la question.
Ensuite, par rapport aux avantages et inconvénients de guillemets
ou analogues pour marquer l'usage autonymique des mots... jusqu'à
présent, j'ai suivi la convention usuelle, quitte à écrire """chat""
est une expression composée de huit signes (quatre lettres entourées
de deux couches de guillemets), qui désigne un mot français ("chat")
qui désigne un félin". Heureusement, il est rare qu'on ait besoin
d'aller jusque là, mais je trouve commode d'avoir un signe qui me
permette de distinguer le symbole et ce qu'il représente. Du reste,
ça me sert régulièrement en informatique : "x = a" et "x = "a"",
ce n'est pas pareil.
Cela dit, Panaccio a l'air de connaître son affaire, et il semble
trouver des avantages proprement philosophiques au-delà de la
commodité typographique à d'autres façons de marquer l'autonymie. Je
ne peux pas encore dire à ce stade s'il me convainc.
Mais ce qui m'intrigue le plus, c'est pourquoi vous trouvez cette
question centrale pour celle de savoir selon quels critères on
pourrait évaluer des théories du but, ou des morales.
--
Johannes
L'idée que toutes les idées se valent en vaut bien une autre,
mais laquelle ?