Désolé pour cet hommage de merde.
Non, c'est bien.
Ca manque juste de précision : Kurt était moins dégoûté du public que dégoûté
de lui-même, culpabilisant de ne plus avoir de passion à transmettre. Dégoût
profond, immense, de devenir un fonctionnaire du rock, de "pointer" comme
il dit dans sa lettre de suicide. Il ne pouvait envisager la vie hors de cette
communion profonde avec lui-même comme avec le public. Il savait aussi, sans
doute, que son oeuvre, comme son être, n'avait pas de suite.
Après la vague grunge, il voulait devenir un vrai songwriter, trouver paix et
sérénité dans la création, comme ses amis de R.E.M ou d'autres qu'il admirait.
C'est son espoir, mais ce n'était pas son destin : pour lui c'était le feu ou rien.
Brûler franchement plutôt que de s'éteindre lentement.