On Thu, 7 Oct 2004 21:45:35 +0200
Nomak <no.email@invalid.domain.fr> wrote:
Je ne comprends pourquoi il ne garde pas sous forme infomatique tout
le code génétique de chaque prélèvement au lieu de le garder dans de
l'azote.
Remarque de vocabulaire: le « code génétique » n'est pas le génome,
mais la table qui permet de passer des codons (triplets de nucléotides)
aux acides aminés. En première approche, il est le même pour tous les
organismes.
Est-ce moins couteux? Ext-ce encore impossible de lire tout le code
génétique d'une personne?
Il est très coûteux de séquencer le génome d'un humain. Un tel projet
dure encore de l'ordre de quelques années.
Le projet international « Génome humain » n'a pas séquencé le génome
d'une personne, mais des fragments de celui de plusieurs (pour des
raisons aussi bien éthiques que scientifiques). Et on n'a pas encore la
séquence complète du génome humain (il me semble qu'on a bouché la
plupart des trous, mais on a volontairement laissé de côté les télomères
et centromères, pour des raisons techniques).
J'imagine que les « questions » qui étaient évoquées dans ton
reportage n'ont pas besoin de la séquence du génome, mais de certaines
caractéristiques simples (longueurs de fragments de restriction, par
exemple). Ces expériences prennent moins d'une semaine pour être faites
(sachant que pendant cette semaine, on peut en faire 10 ou 20 en
parallèle, pour comparer les résultats à la fin) et n'ont pas besoin de
matériel coûteux ni de gros moyens de calcul.
Autre question, moins génétique. Lorsque l'on veut étudier des lien de
parenté entre différentes espèces à partir de leur ADN. Comment
fait-on? J'imagine qu'on calcul une sorte de distance
Oui. Ce travail est encore l'objet de nombreuses études mathématiques
et algorithmiques.
Cherche « phylogénie moléculaire » dans Google pour trouver des
informations.
mais entre 2 individus est-ce pertinent?
Dans la mesure où la distance phylogénique entre deux individus d'une
même espèce est bien inférieure à celle entre deux espèces, oui, c'est
pertinent (ça peut se discuter chez les bactéries, il me semble).
Ou faut-il le faire sur plusieurs individus des 2 espèces?
Plus on a de renseignements, mieux c'est.
C'est une des raisons pour lesquelles on a séquencé les génomes de
plusieurs personnes dans le projet « Génome humain »: il est plus
informatif de connaître les points de variations, et de sortir une
« séquence consensus », qui n'existe peut-être chez personne, mais est
une sorte de « génome moyen des individus ».
Ou bien encore sur la structure des gènes (emplacement taille du gène,
etc...) et non pas sur tout l'ADN? Ou sur une parti de l'ADN?
Il existe différentes méthodes.
Effectivement, le premier point délicat est la définition d'une
distance entre génomes. Les méthodes en vogue actuellement se basent:
- sur la séquence de quelques gènes: la distance est le nombre de
mutations nécessaires pour passer d'une séquence à une autre;
- sur l'agencement des gènes: la distance est le nombre d'inversions de
segmente du génome pour passer d'un ordre des gènes à un autre.
D'autres méthodes se basent sur la longueur des introns, ou sur
d'autres caractéristiques.
--
Jérémy JUST <jeremy_just@netcourrier.com>