Re: Gai [republication]
Sujet: Re: Gai [republication] De: Budelberger.Richard (l' arobase) free.France (J'ai mal dormi...) Groupes: alt.fr.evolution, franconews.discussions, alt.france.humanities.ancient-greek
Suivi-à: alt.fr.evolution
Organisation: Les Hooligans se dissocient.
Date: 03. Jul 2004, 11:33:00
14 messidor an â…â…â…©â… â… (le 3 juillet 2004 d. c.-d. c. g.), 12h05.
Réveille-Toi... a écrit (¤) :
12 messidor an CCXII (le 1r juillet 2004 d. c.-d. c. g.), 17h40.
Le Scintillant du pseudonyme a écrit (¤) :
11 messidor an CCXII (le 30 juin 2004 d. c.-d. c. g.), 23h31.
Vincent Ramos <VincentRamos@free.fr> a écrit :
Schorschi a écrit :
Ne donnez pas un cours de grec à un prof de grec.
Vous n'êtes pas grec n'est-ce pas? Alors, laissez-moi connaître ma
langue maternelle.
Je crois qu'il y a là une méprise qu'il faut vite corriger : je suis
prof de grec *ancien* et non moderne.
Le fait que je ne connaissais pas le mot
désinence ne veut pas dire que je ne peux conjuguer. Mais après
tout, je me suis référé au "h" que
vous avez ajouté. Je connais très bien les racines grecques,
croyez-moi. Le "h" vient du "s" à cause de l'élision (corrigez-moi
si çela ne s'appelle pas ainsi SVP).
On dira plutôt à cause de « l'affaiblissment » (perte de puissance
Y a-t-il un critère objectif (mesurable) pour mesurer
la « perte de puissance » ? ou est-ce une vue occidentalo-
centriste basée sur nos gosiers ? existerait-il des langues,
des peuples, des « tribus » même, si vous êtes raciste Ã
la « Mitran », pour lesquels un \h\ serait inc'oyablement plus
douloureux à produire qu'un \s\ ? Roman Stopa écrivait que
pour les Bochimans -- aux clics faciles --, les diphthongues
anglaises -- d'ailleurs, toutes les voyelles de l'anglais ne
sont-elles pas diphthonguées, non ? -- paraissaient
abominablement difficiles à reproduire ?
mon bel AmphigouriX a un doute sur son souvenir ; pour deux raisons :
1. mon bel AmphigouriX a le souvenir de cette assertion en français,
or Roman Stopa, linguiste polonais, a écrit en anglais ; ce n'est pas
impossible que le souvenir de mon bel AmphigouriX s'instaure traducteur
sans demande, mais ;
2. mais surtout, mon bel AmphigouriX craint un télescopage avec un autre
passage un pneu analogue de l' Roman, de l' Stopa, de l' Roman Stopa, que
les courageux liront ci-dessous s'ils ne zappent pas dès la ligne de date.
Méfiance de mon bel AmphigouriX. Cf. Jean-François Lecaillon.
Ça, aucun doute là -dessus ; et c'est archivé.
Avant de recopier deux passages significatifs du livre de l' Roman,
une précision : mon bel AmphigouriX conserve l'intégralité du message
précédent, en raison de la disparition quasi immédiate des messages
de la galaxie « alt.fr.* » de chez les serveurs pas dans la cuisine, comme
surtout « Free », et même « 9online » (« Tiscali », c'est encore différent,
il annule 60 % des messages dès leur publication). Donc, pour le bien
de l'Humanité souffrante, anxieuse de savoir de quoÿ il en retourne –
et combien mon bel AmphigouriX aime les retourner ! –, un pan significatif
des œuvres de mon bel AmphigouriX se retrouve contenu dans un seul
message. Donc, tant que la Galaxie sera parent pauvre…
mon bel AmphigouriX a d'ailleurs le projet de publier en mode « digest » –
c'est-à -dire rédiger un seul message par connexion, qui contiendrait toute
Sa production entre deux connexions¹, nouveaux messages et réponses
aux tiers –, et ce, pour le bien, non de l'Humanité souffrante, mais celui
des anuslëurs föux « sur contenu et en raison de l'anniversaire de Denis » :
un seul message à anuslër à chaque fois, un seul message à rëpubliër pour
röuillard. Comment ? röuillard ne rëpublië *jamais* les anuslatiöns qu'il ëffëctue
au pröfit du détrimënt de mon bel AmphigouriX ?… Le seul problème est à ce jour
technique : le champ « Groupes de discussion » est limité en nombre de forum's –
uniquement si l'On veut que le message soille relayé par certains F. S. In. comme
celui dont le patron est en tôle pour proxénétisme aggravé, et lë tëchniciën de surface
un guillöusödömite –, mais surtout en nombre de caractères acceptés – 256, comme
le montrent certains messages bénéficiant d'une republication, le dernier en date étant
<news:cbuju4$kee$22@apollon.grec.isp.9tel.net> – dans ce champ (virgules, espaces
compris ?).
On voit combien l'amour /de/ et la fidélité /à / grognon sont coûteux à mon bel AmphigouriX,
qui Lui-même S'était prononcé² pour une taxinomie réduite : « fr.[X.]langues.x », avec X = Ø ;
« lettres. » bouffe 8 lettres ; « langues », 1 ; de plus, le féminin étant souvent sensiblement
plus long que le masculin… e. g. « lettonne », c'est encore entre 0 et 2 lettres de perdues ;
bilan : « alt.fr.lettres.langue.X » bouffe au moins 7 lettres de plus que « alt.fr.langues.X »,
« alt.fr.langues.arabe » <> « alt.fr.lettres.langue.arabe ». 256 caractères moins 7 virgules
divisés par 8 noms de forij, ça donne 31 caractères de disponibles pour un nom de forum ;
« alt.fr.langues. » = 15 ; 16 lettres pour le nom de la langue, c'est sûrement beaucoup, et
donc suffisant. Pire encore pour « litterature », « sciences.* », etc.
Le dépotoir – « franconews.discussions » –, 22 + 1 c. ;
Alf – « alt.france.humanities.ancient-greek » – : 35 + 1 c.
(256 - 22 - 1 - 35 - 1 - 5) / 6 = 32 c. de disponibles pour
chacun des 6 noms de forij.
Seule solution à ce jour : limiter la publication aux Alf, et au nouveau dépotoir
de mon bel AmphigouriX, <news:franconews.discussions> ; c'est-Ã -dire abandonner
la galaxie « alt.fr.* » si laborieusement et amoureusement construite. Alors, entre « alt.fr.* »
et le cönfört dës ördures fuadaïques ? Tâtons mon bel AmphigouriX.
mon bel AmphigouriX aime Roman Stopa. Pourquoi aimer Roman Stopa ?
Pour le premier extrait cité /infra/.
De « Structure of Bushman and its traces in Indo-European », Polska
Akademia Nauk – Oddział w Krakowie, Prace Komisji Orientalistycznej Nr 10,
Wrocław – Warszawa – Kraków – Gdańsk, Zakład Narodowy imienia Ossolińskich,
Wydawnictwo Polskiej Akademii Nauk, 1972, 218 p., divers hors-texte, et une page
d'errata encollée à /posteriori/ :
— pp. 13 et 14 :
2. The origin of language
When we come to discuss the problem of the original linguistic means
and the primary language structure, then we have first of all to clear
the field of investigation of all the prejudices or assertions which have
not been proved in a way that would not evoke any doubt. Thus, we
cannot agrre with the opinion of Ch. Hockett when he writes : „Nowhere
in the world has there been discovered a language that can validly and
meaningfully be called ‘primitive’“. Edward Sapir wrote in 1921 : „There
is no more striking general fact about language than its universality.
One may argue as to whether a particular tribe engages in activities that
are worthy of the name of religion or of art, but we know of no people
that is not possessed of a fully developed language. The lowliest, South
African Bushman speaks in the forms of a rich symbolic system that
is in essence perfectly comparable to the speech of the cultivated French-
man“. Here, we may ask, whether E. Sapir gave any evidence of his
bold assertion. In our existing activity we have shown such a knowledge
of the two languages as to be enabled to compare the structure of both ;
moreover, in our former writings and in our attitude towards Bushman
we produced too many proofs of objectivity or even sympathy that we
could not reasonably be accused of racism, when we say that there is
nothing like „the forms of a rich symbolic system in Bushman‟ and deny
that this sytem „is in essence perfectly comparable to the speech of
the cultivated Frenchman‟.
Mais on n'aimera pas Roman Stopa pour sa typographie défaillante :
— « „Nowhere in the world has there been discovered a language that
can validly and meaningfully be called ‘primitive’“. » au lieu de « „Nowhere
in the world has there been discovered a language that can validly and
meaningfully be called ‘primitive’.“ » ;
— « The lowliest, South African Bushman speaks in the forms of a rich
symbolic system that is in essence perfectly comparable to the speech of
the cultivated Frenchman“. » au lieu de « The lowliest, South African Bushman
speaks in the forms of a rich symbolic system that is in essence perfectly
comparable to the speech of the cultivated Frenchman.“ ».
Et sa citation inexacte :
— « „the forms of a rich symbolic system in Bushman‟ » au lieu de
« „the forms of a rich symbolic system [in Bushman]‟ », voire « „the forms
of a rich symbolic system‟ in Bushman ».
Le deuxième passage, en télescopage avec un autre ouvrage ?, page 14,
à la suite immédiate du passage cité /supra/, recopié bien au-delà du contenu
de la confusion :
At any rate it will be of use to remind the respective passafe from
our study /The Origin of Human Speech/ … (p. 455), where we write more
or less in these terms : Here we may warn the reader against any linguistic
or psychological evaluation that would result in contempting our poorer
brothers of Africa or Australia. If we see that the natives of Australia
or the Pygmies of Congo meet with some difficulties while learning e.g. the
sibilant sounds of English, the fact cannot be any ground to consider
Europeans as a people of a greater value.
Australians or Pygmies have simply a somewhat different anatomic
build and a different history in different geographic and cultural con-
ditions. The anatomic features of their speech organs, however, as well
as their language constitute the best response, to the most perfect equipment
of man in the above mentionned circumstances of his evolution. Thus, it
seems to be quite reasonable, that neither their racial type nor their
culture and language deserve any scorn or depreciation on account of
the fact that they differ from ours.
d'un son, ici le /s/ en début de mot, qui est devenu un /h/, d'où
latin sex, « six », contre grec hex, et septem / hepta, etc.).
Vous avez écrit, que "C'est le pronom r?fl?chi de 3e personne du
singulier..." la différence entre autophobie et hautophobie étant le
"h". Alors on comprend que le "h" est là parce qu'on décline le
pronom personel. Et ça est faux. Je suppose que vous vouliez
préciser la signification du mot "(h)autos".
Non non. En grec *ancien*, les pronoms réfléchis (« moi-même »,
« toi-même », « lui-même ») sont :
* emauton --> « moi-même » ;
* seauton --> « toi-même » (ou sauton, d'où l'adage souvent écrit
« gnôthi sauton ») ;
* « heauton » (avec esprit rude, pneuma dasu, daseia /dasia/ en grec
moderne) ou hauton (toujours avec esprit rude), Ã distinguer de
autos, autê, auto, « lui/elle-même » (dans le sens non réfléchi :
« en personne », ipse en latin, ou encore « même », idem en latin),
« lui/elle ».
Par exemple : hauton apokteinei --> « il se tue » mais auton
apokteinei --> « il le tue » et ton auton anthrôpon apokteinei -->
« il tue le même homme ».
Il n'est cependant absolument pas question là de déclinaison : c'est
une variation en personne (1re, 2e, 3e) et non en cas (nonimatif,
accusatif, etc.). Ces pronoms n'ont pas de nominatif et se déclinent
normalement pour des pronoms : emauton, emautou, emautôi, hêmas
autous, hêmôn autôn, hêmin autois pour le masculin. Ils varient aussi
en genre : emauton (masc et neutre) / emautê, seauton / seautê, mais
heauton, heautên et heauto pour celui de la 3e personne (son neutre
est différent).
Vous trouverez plus d'informations dans une grammaire du grec ancien,
comme la Ragon-Dain, chez Nathan (§ 85) ou l'Allard et Feuillâtre (§
66, n° 2).
C'est ce h(e)auton qu'on retrouve dans le titre du poème de
Baudelaire (_Les Fleurs du Mal_) « Heautontimoroumenos », reprise du
titre d'une pièce de Térence, qu'on peut traduire par « qui se punit
lui-même ». Ce que j'ai appelé « hautophobie » serait donc la « peur
de soi-même » (phobei h[e]auton --> « il a peur de lui-même »).
Oui mais. N'y a-t-il pas une légère nuance, voire un problème ?
Le père se fait du mal /pour lui-même/, au moyen. Ce que ne fait pas
votre « hautophobie ».
En tout cas je n'avais point l'intention de vous attaquer, au
contraire, il me plaît beaucoup que d'étrangers connaissent ma
langue aussi bien. Si vous vous sentiez attaqué, attribuez-le à mon
manque linguistique français.
Pas du tout. Je pense simplement que vous avez cru que je vous
reprenais sur votre langue : Ã moins que vous parliez grec ancien...
¹ Lisez bien cet élégant « entre deux », et comparez à l'« entre chaque »
d'ailleurs, dont <news:mn.cd137d4664c8bd83.13288@yahoo.fr> et
<news:cbi7cv$5e1$1@news-reader2.wanadoo.fr> pour les dernières
occurrences, et qu'on retrouve chez les plus grands, comme déjà dit et
répété : Diderot, Luc Bentz, Simenon…
² < http://www.google.fr/groups?selm=v3w64.693$cI.3233944@nnrp3.proxad.net>.
¤
From: =?utf-8?Q?R=C3=A9veille-Toi...?= <Budelberger.Richard@free.France>
Et voilà !… De l'incompatibilité – toujours oubliée – d'« UNICODE » et « Outlook Express » !
Newsgroups: alt.fr.lettres.langue.francaise, alt.fr.lettres.langue.grecque, alt.fr.lettres.langue.latine,
alt.fr.sciences-humaines.linguistique, franconews.discussions, alt.france.humanities.ancient-greek
Subject: Re: Gai [republication]
Date: Thu, 1 Jul 2004 19:10:00 +0200
Message-ID: <cc4ha6$3v8$2@aphrodite.grec.isp.9tel.net>
References: <cc0q6b$b3l$2@aphrodite.grec.isp.9tel.net>
NNTP-Posting-Date: Fri, 2 Jul 2004 20:41:45 +0000 (UTC)
Xref: uni-berlin.de alt.france.humanities.ancient-greek:2720
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| Date | Sujet | | Auteur |
| 03.07. | Re: Gai [republication] | | J'ai mal dormi. |
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