Salut l' Ermite,
Moi aussi, je pense comme toi que tout être raisonnablement humain et lucide
devrait se suicider, ce qui réduirait considérablement les atrocités de ce
monde.
Je voudrais mourir parce que la vie en elle-même est tellement belle, tous
ces êtres vivants fragiles et beaux me font énormément de peine lorsque je
pense à ce qui peut leur arriver de part la bêtise humaine (y compris la
mienne).
Pour ta méthode en haute montagne, cela me fait penser à un conte de mon
enfance où une petite fille qui voulait mourir ouvrait la fenêtre de sa
chambre alors qu'il gelait dehors et enlevait sa chemise de nuit pour tomber
malade. Je ne sais plus si elle finit par mourir. Mais je pense
qu'effectivement le froid endort et tue assez rapidement.
Ecris-moi, j'aime bien les ermites. Dodgy.
artsofpeace@free.fr
"L'ermite" <lermiiite@pas-de-mail-svp_yahoo.fr> a écrit dans le message de
news: djea2f$tt6$1@biggoron.nerim.net...
Salut,
Depuis que je suis en âge de raisonner sur la vie et la mort, je sais que
je finirai par recourir au suicide, non par désespoir mais par simple
logique, aussi paradoxal que ça puisse paraître.
Les deux seules questions que je me pose encore, c'est quand et surtout,
comment.
Les deux gros obstacles au suicide sont, au moins pour moi, la crainte de
la douleur et le risque de me rater (et de finir tétraplégique ou un truc du
genre).
Je ne prévois pas de passer à l'acte à court terme, mais je réfléchi
toujours aux différentes méthodes possibles.
J'en ai retenu deux:
- aller embrasser un mur à 250km/h en moto, sans aucune protection. Le
but serait alors de détruire pratiquement instantanément le siège de la
douleur, à savoir la tête. Ca me paraît radical mais difficile de par le
conditionnement mental nécessaire.
- monter en haute montagne en plein hiver en soirée, me déshabiller et
prendre un somnifère suffisamment puissant pour que le froid ne m'empêche
pas de dormir ..d'un sommeil sans fin.
Cette deuxième option me tente d'avantage mais comme elle ne semble pas
pratiquée, je m'interroge sur sa fiabilité.
Y aurait-il un risque d'en réchapper? Je ne suis vraiment pas frileux mais
tout organisme doit céder à une exposition assez longue à une température
suffisamment basse.
A combien chiffreriez-vous cette température, en considérant une
exposition d'une douzaine d'heures, une bonne condition physique et une
relative immunité au froid?
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L'ermite