On 23 juil, 05:07, Taureau Assis <taur...@a6.cc> wrote:
jean-jacques rousseau a écrit :
On 22 juil, 23:30, Nestor le pingouin pour la France
<nes...@pingouin.gouv.schtroumpf> wrote:
jean-jacques rousseau a écrit:
On 22 juil, 07:03, PourUneEcoleLi...@gmail.com wrote:
Ce constat sévère est celui que dresse l’Académie des sciences morales
et politiques dans le rapport qu’elle vient de publier sur
l’enseignement de l’économie dans les lycées.
http://pouruneecole libre.blogspot.com/2008/07/france-manuels-dconomie...
"Il ressort du rapport de l'Académie des sciences morales et
politiques :
1. que les programmes de Sciences économiques et sociales (SES)
sont trop ambitieux ;"
Déjà ça commence mal...
"Too many notes !"
--
Traité de Lisbonne = TCE bis = forfaiture, viol de la démocratie
Il est nul et non avenu
Ce qui est amusant c'est de jeter un coup d'oeil sur les
propagandistes qui tirent les ficelles de ce "rapport"... Sur le
document pdf (à consulter ici :http://www.asmp.fr/travaux/gpw/enseignement_SES_lycees.pdf)
on trouve :
"Ce rapport a été réalisé grâce au soutien de
La Fondation Simone et Cino del Duca de l‘Institut de France,
The German Marshall Fund of the United States,
The American Foundation for the Paris School of Economics"
Aucune idée sur le fond, mais votre méthode est très particulière : ne
pas attaquer le fond, mais voir d'où viendrait l'argent qui a payé cette
étude faite par plusieurs professeurs d'université....
Désolé on m'a toujours appris de commencer une analyse de texte sur la
forme... en m'intéressant d'abord à l'environnement et la motivation
de son auteur.
Quant au fond il faudrait un interlocuteur attentif pour en discuter.
En "rediscuter" devrait-on dire puisque ce sujet a déjà été traité en
profondeur.
A titre de réflexion préliminaire je vous propose ce petit texte qui
saura vous éclairer sur l'approche dialectique de certains professeurs
d'université que vous semblez tenir en si haute estime :
"La "dialectique éristique" est le fait d'avoir raison per fas et
nefas, c'est à dire par tous les moyens, c'est un synonyme de l'Art
d'avoir toujours raison. Il faut bien comprendre que c'est un concept
tout à fait technique et abstrait, puisqu'elle ne s'occupe que du
traitement puis de la réfutation d'arguments. Tout cela peut vous
paraître très flou, mais ce n'est pas très grave pour comprendre ce
qui va suivre.
Ma question était donc "posséder l'Art d'avoir toujours raison n'est-
il pas dangereux ?". Nous considérerons pour cela un individu nommé
Lucien, qui possède l'art d'avoir toujours raison, c'est à dire qui a
lu le livre de Schopenhauer et sait l'appliquer avec élégance et
discrétion.
Premier problème : Lucien est un parfait abruti, qui ne pense que des
conneries, mais excelle dans le fait de convaincre les gens de ses
conneries, et donc crée dans son entourage des générations d'abrutis.
Plus sérieusement, et comme je le disais dans ma courte mise au point,
cet art devient une arme dangereuse, puisque le discours n'est plus au
service de la vérité, mais de l'ego de Lucien.
Second problème : Lucien serait-il un sophiste ? Non, car il existe
une différence fondamentale : les sophistes utilisent leur science du
langage (leur rhétorique) dans l'unique but avoué d'en tirer des
bénéfices substantiels, et non de flatter leur ego. Cet art n'est donc
pas aussi répréhensible que l'on pourrait le supposer, ce qui
complique le jugement que l'on peut en avoir, car en fin de compte il
n'est pas aussi négatif que l'on pourrait le penser. Qui n'a jamais
débattu dans le souhait d'avoir raison et de voir sa thèse triompher ?
N'est-ce donc pas un simple flattage de l'esprit ?
Troisième problème : Celui qui n'a pas envie d'entrer dans ce petit
jeu, ou qui n'en a pas la répartie requise, est obligé d'apprendre la
dialectique éristique si il veut qu'un jour sa thèse, qui ne vaut pas
moins qu'une autre, soit acceptée par Lucien, ou d'autres. Hormis le
proverbe
populaire "la meilleure défense c'est l'attaque", il est nécessaire de
connaître les tactiques de l'adversaire pour pouvoir déceler une
malhonnêteté ou un stratagème. Les deux parties seraient alors à armes
presque égales, seules les thèses et la qualité de communication des
chacune comptant. Le "presque" montre que deux personnes n'ont jamais
les mêmes qualités de communication, ni le même charisme, force est
donc de compenser ce déséquilibre par l'utilisation de cet outil.
En conclusion, pour ceux qui sont restés jusqu'au bout de cet article
qui, j'en suis conscient, n'est pas d'un intérêt fou pour tout le
monde, je dirais que c'est "un mal nécessaire" : la dialectique
éristique fait pencher
un débat artificiellement en faveur de quelqu'un, et ce quelques fois
pour
rééquilibrer un débat."
http://eleve.enac.fr/edz/an12/1999.26.pdf.