Augustin a écrit :
lisztnet@aliceadsl.fr a écrit :
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/08/jean-paul-fitoussi-la-lecon-de-la-crise-de-1929-a-ete-tiree_1104672_1101386_1.html ***/
Marrant de voir qu'on achète ou vend des titres dont l'évaluation
devient impossible ! c'est l'absurde kafkaien... imaginez-vous acheter
une chose sans connaitre sa valeur ? N'est ce pas irréel. L'hypothèse
pessimiste tendrait à dire que ça n'a pas de valeur.
Vous en avez rêvé, ils l'ont fait : une bourse sans valeur
déterminable, des transactions impossibles à évaluer, la valeur
libérée de la loi de l'offre et de la demande, le nirvana comptable..
les chiffres qui ne veulent plus rien dire, l'abolition du sens, le
néant côté au tableau des valeurs... vous voulez 3 arpents de néant, -
de rien ? acheter du rien ? the stuff dreams are made of ? La Sierra
Madre, le faucon maltais ? il est là.
La bourse c'est comme l'hypermarché du coin (ou vice versa) :
Les rayon sont pleins d'articles qui ne servent à rien sauf à être vendus.
C'est l'aboutissement d'un système capitaliste dévoyé. >:o
Et dieu lui même ignore où cela va s'arrêter...
Eh oui, j'ai à maintes reprises écrit, ici et sur des sites, que les responsables sont inéluctablement très nombreux :
• Non seulement les vendeurs initiaux qui, après avoir vendu à des gens insolvables tôt ou tard, ont fabriqué des titres mixés (de AAA à CCC) avec ce qu'ils savaient donc être de la merde - avec la complicité des agences de notation (des clients !) et la complicité au moins passive des organismes de tutelle et de contrôle;
• Mais aussi toutes les banques, assurances, organismes financiers de toutes sortes (fonds à risque, de pension, collectivités diverses...) qui ont acheté ces merdes sciemment (et ce sont des criminels qu'ils faut aussi poursuivre) ou sans réaliser (c'est alors de l'incompétence indigne d'un garçon de course) malgré leurs experts, leur conseil de surveillance et d'administration grassement rétribués...
• Également et par nature même des principes fondamentaux de la démocratie, les élus parlementaires nationaux (et régionaux) et les membres des gouvernements chargés d'organiser, de surveiller, grâce à des lois et des règlements, le fonctionnement de la finance.
• Enfin, tous les individus et groupes vivant de, pour, par... le monde de la finance : économistes, journalistes spécialisés, organisations diverses (COB, Banque de France, C.E.S....) qui, par leur assourdissant silence, espérant en récolter des fruits directs ou indirects, ont apporter leur contribution à cet hold-up interplanétaire qui dure depuis des années.
Enfin, vous l'avez compris, de quoi donner à manger à tous ceux qui vont être leurs victimes sur la planète !
Et ce n'est pas les quelques "personnalités" du haut du panier qui ont pu, une fois ou deux pour leur grande majorité, faire part de leurs doutes (ils ont souvent parlé dans les 2 sens pour pouvoir dire ensuite : je vous l'avais bien dit) qui pourra y changer grand chose...