On Wed, 14 May 2008 15:25:40 +0200, "Yoki" <yokinospamtori@hotmail.com>
wrote:
Généralisation. Les dessins animés japonais ne tournent pas tous autour d'un
enfant-roi entouré de parents crétins (à la façon des Simpsons ou des séries
de Disney Channel,...). On voit mal également comment l'Actarus de Goldorak,
par exemple, correspondrait à cette culture de dévalorisation des valeurs
masculines dont parle Leonard Sax dans ses bouquins sur les adulescents...
Goldorak, c'est en plus de la daube en barre et fort mal dessiné. Je
faisais allusion aux layettes vertes style Princesse Mononoke. C'est
simplement parce que vous avez été bercé trop près en étant petit.
Et puis, il faut relire Mathieu Laine : ce sont les dealers en socialisme
qui à coup d'école pour tous, d'allocations logement, de cinéma
subventionné, d'IVG, de plans bidule et d'acronymes machin,... ont créé des
générations d'esclaves complètement déresponsabilisés... On tape sur la
télé, mais c'est votre féminisme et votre antilibéralisme qui empêchent les
jeunes garçons de grandir.
Relisez Christophe Lasch... c'est l'inverse, c'est le libéralisme dans sa
formule autant de droite que de gauche qui a crée cette
déresponsabilisation et ce depuis les Etats-Unis au début du siècle avec
John Dewey au moins, auteur qu'a pillé Pierre Bourdieu (!), cette façon de
mettre le moi au centre de tout, de faire rentrer la vie dans l'école,
formule tout à fait logique du libéralisme dans son autonomie fondatrice et
son égoïsme de base. Comment ne pas voir que l'infantilisation actuelle
vient de cet égoïsme de base ?
Le livre du libéral E. Bernays, pape de marketing, que j'ai déjà cité est
largement explicite en voulant adapté la théorie de la libido de son oncle,
Freud, à l'économie. Et c'est logique, totalement logique. Comment
voulez-vous vendre de la fesse avec des gens "coincés" ? Il fallait bien
des révolutions politiques, économiques, et surtout culturelles (mai 68 qui
a commencé aux Etats-Unis, faut-il vous le rappeler !) pour habituer les
gens à la consommation par libido interposée. Regardez les publicités ! Au
lieu évidemment de l'émancipation, on a l'addiction au rendez-vous...
Le plus piquant, c'est qu'en vous réclamant libéral, vous aggravez le
processus tout en le dénonçant.
Et ensuite, cette nouvelle élite a pris le pouvoir, ayant craché avant sur
l'autorité, a rendu la sous-culture dominante, et par dégradation
successive, elle est devenue inculte ou ignare, rongée par la peoplisation.
Au final, on n'a qu'un individu quasi désymbolisé, ne maîtrisant plus ses
pulsions. Alain Finkielkraut et son ami Jean-Claude Michéa ne disent pas
autre chose d'ailleurs...
--
Yannick Rolandeau
"Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
Philippe Muray