Phil l'ancien a écrit :
jean jacques
Phil l'ancien
Rentrant de vacances aujourd'hui, je n'ai pas pu télécharger le début de ce débat, et repartant demain, je ne pourrai pas lire la suite, mais je voudrais faire une remarque.
Tous les débats sur la Sécu (enfin, l'assurance-maladie) portent sur sa comptabilité (dépenses/recettes), jamais sur l'économie de la santé: or, l'économie, ce n'est pas la comptabilité!
On comprend mal qu'on puisse se réjouir, du point de vue économique, lorsqu'augmente la consommation des ménages en téléphones portables, en ordinateurs, en automibiles, etc., et qu'on se désole lorsqu'augmente la consommation de soins, au prétexte que son financement est socialisé.
Pour avoir une vision économique du système de soins, il faut tenter de prendre en compte le nombre d'emplois qu'il crée, mais aussi l'impact, sur l'économie, du nombre d'années de vie supplémentaires qu'il crée (un retraité ne se contente pas de toucher sa retraite: il la dépense aussi!), de la qualité de vie supplémentaire qu"'il crée et de l'impact de cette meilleure qualité de vie sur la productivité des salariés, sur les sommes qu'ils dépenseront en loisirs au lieu de se traîner de leur lit à leur fauteuil, et des emplois que cela créera, etc.
Au lieu de ça, on tente de freiner la consommation de soins (franchises, etc.), parce que "ça coûte cher"; un peu comme si on tentait de supprimer l' Education Nationale obligatoire, parce que ça coûte effectivement très cher...mais il est difficile de croire que, si la France comptait 63 millions d'analphabètes, l'état de son économie serait tout aussi bon: il faudrait raisonner de la même façon pour le système de soins, et passer ainsi de la comptabilité à l'économie.