Nous sommes bien d'accord. Je comprends un peu mieux l'intérêt de ces
moteurs. Je trouve quand même que c'est ennuyeux de tout devoir changer car
je pense qu'il ya un optimum entre la complication et les améliorations
qu'elle apporte. Je ne suis pas loin de croire (pourtant ton article est
instructif) que ce surcroit très important de complication n'apporte pas
autant d'améliorations que cela. on arrive vite à l'asymptote pour laquelle
une infinité de complications en plus n'apportent aucune amélioration!
on redécouvrira bientôt le charme de la construction dite 'rustique' mais
réparable, simple, entièrement faisable par soi même.
Merci pour ton temps et tes explications qui me permettent de bien replacer
le problème dans son contexte.
Cordialement.
"Christophe [Lo Kiki]" <lokiki_NO_SPAM@chez.com.invalid> a écrit dans le
message de news: 48590167$0$881$ba4acef3@news.orange.fr...
Guillaume a écrit :
c'est exactement mon point de vue.
pour continuer l'analogie, les voitures modernes sont pleines de
caractéristiques nouvelles et de régulations électroniques.
seulement personne ne peut plus les réparer.
Tu oublies juste d'ajouter qu'elles consomment moins, polluent beaucoup
moins et présentent de bien meilleures caractéristiques de sécurité active
et passive... Ca ne m'empèche pas d'être nostalgique de ma première
voiture ;-)
Ce qui me choque c'est qu'on doive racheter tout le matériel et que le
variateur est quasi impossible à faire soi même et bcp plus compliqué.
En dehors du plaisir de le "faire soi même", il n'a jamais été montré
qu'il était financièrement intéressant de fabriquer un variateur pour
moteur à balais (à moins de ne pas payer les composants...).
Maintenant c'est vrai qu'au niveau du pilotage du moteur, c'est beaucoup
plus complexe, mais certains tentent tout de même l'aventure.
<http://silicium628.chez-alice.fr/electron/variatmega/variat4.htm>
un brushless c'est aussi un moteur à aimants sauf que la commutation est
électronique. où est la révolution ?
Peut être juste un meilleur rendement, la possibilité d'obtenir un kV
faible pour faire tourner de grandes hélices sans réducteur. Une plage ou
le rendement est bon plus importante, une plage de tension et d'hélices
utilisables plus grande elle aussi.
Quand j'utilisais des speed 400 et 600, on connaissait grosso modo les
combinaisons qui marchaient (speed 600 7,2 V + 7 éléments NiCad ou NiMH et
hélice 8x4.5 par exemple). Je trouve qu'aujourd'hui on peut, sans dégrader
les performances ni détériorer le moteur, essayer beaucoup plus de
combinaisons... De plus, et je l'ai fait à plusieurs reprises, si le
comportement d'un brushless à cage tournante ne satisfait pas, il est
assez facile de le rebobiner pour en modifier complétement le kV. On
trouve même des kits à bobiner soi même pour en faire ce qu'on veut.
Maintenant, il est tout à fait honorable de vouloir utiliser le matériel
que l'on possède et tenter d'en tirer la quintessence. Il me semble que
nous ne sommes ni l'un ni l'autre dans le cadre de la compétition et seul
le plaisir compte alors, que ce soit celui de bricoler, d'expérimenter ou
de voler.
Je crois que le malentendu initial vient simplement de l'affirmation "Les
brushless sont très chers et très compliqués"...
Pour ma part la discussion s'arrêtera probablement là. Contrairement à de
nombreux contributeurs d'Usenet, je suis resté courtois et j'ai tenté
d'argumenter mes affirmations.
Bonne journée, je retourne à la conception de mon prochain modèle (découpé
sur CNC à fil chaud et propulsé par un brushless bobiné par mes soins,
dont les aimants ont été remplacés et dont le support de stator est aussi
de conception et réalisation perso).
Christophe